jeudi 29 janvier 2009

Il y a des matins comme ça...

Où, les paupières à peine ouvertes, d'humeur lutine, je me suis collé à Hector, comme un banquier Suisse à ses comptes anonymes.
Dans le droit fil de mon précédent billet, à ceux qui croient qu'une fois en couple, c'est dans la poche, cessez de rêver. Ainsi, le cœur de mon tendre (oui, j'ai bien dit le cœur parce que je suis un gentleman) est à reconquérir régulièrement, d'autant plus qu'il a un coté "belle du seigneur" qui le pousse à exiger des vœux d'amour en bonne et due forme avant de ne concéder qu'à dévoiler ses petits mollets.

Bref, après avoir porté le damoiseau dans les champs de coquelicots où les anges ont chanté notre bonheur (véridique!) nous avons convenu de passer le début de matinée ensemble pour rhabiller monsieur "fleur bleue" en profitant des derniers jours de soldes. Je suis incorrigible. Pourtant je le sais qu'après avoir eu les faveurs d'Aphrodite, je me sens incroyablement beau et donc je fais le plein d'accessoires qui viennent me conforter dans cette idée. Imaginez donc le périple que fut notre petite visite dans les boutiques où nous avons nos habitudes.

Ce fut un carnage "Bernard-madovien". Qu'importe d'être pauvre, je suis beau. Le problème c'est qu'Hector est super chiant, qu'il n'aime rien, et qu'il ne veut pas changer de style (si on peut appeler ça comme ça!). Donc, la plupart des articles, c'était pour bibi (c'est une expression qui n'a rien à voir avec la chanteuse!).



Si mon banquier appelle demain, je lui parlerai d'amour (ou de Bibie, ça dépend!).

lundi 26 janvier 2009

Les règles du jeu


Découvrez Juliette!




Hector est un garçon assez fabuleux. Même s'il le nie depuis le début, je suis certain qu'il vient d'une autre planète.

Il me fait penser à ces enfants fées sortis des contes de mon enfance, où les esprits de la nature échangent l'un des leurs contre un enfant humain qui sera élevé et étudié dans l'autre monde. J'imagine bien mon Hector, enfoui dans ses langes sous le bras d'une "bonne dame", un soir d'octobre, apporté discrètement à la faveur de la nuit.

Il y a quelque chose chez ce garçon qui m'a toujours échappé, et qui m'échappera probablement toujours. Sa part ténébreuse est insondable. Loin d'être méchant ou impulsif, il est tout simplement verrouillé, cadenassé, torturé.
Face à lui, je suis un peu comme la princesse qui vient d'épouser l'homme à la Barbe Bleue. En son absence, elle se demande bien ce qui se cache derrière cette petite porte, au bout du couloir. Parce qu'il y en a des choses, évidemment ! Pourquoi donc se cloîtrer si il n'y a rien à protéger?

Dans un couple, il y a toujours des moments de remises en question extrêmement pénibles. Pourquoi je l'aime? Est-ce que je l'aime encore? N'ai je pas fait une connerie en lui donnant toutes c(m)es années? Peut-être que j'aurais pu être plus heureux avec un autre? Plus beau? Plus jeune? Tout ce temps est-il perdu?

Et crac, une entrée en règle dans ce qu'il convient d'appeler "la dépression".

Alors là je me permets de vous dire deux choses :

1- Que le couple soit homo ou hétéro, rien ne change, les questions sont les mêmes. Je vois déjà quelques petits malins objecter que chez les hétéros, il y a souvent des enfants et que ça change tout. Et ta sœur ?! Si les enfants étaient le ciment du couple, un facteur de bonheur conjugal, ça se saurait. Bien sûr il existe toujours la solution pour les couples hétéros de (re)faire un enfant "réparateur" qui ne fera que rafistoler très provisoirement les affects émoussés.

2- Pour être passé par ce genre de périodes, mon expérience personnelle (qui ne vaut que pour moi) m'a fait entrevoir la vie à deux de manière très différente par rapport à ce que j'ai pu penser naguère.


Idéalistes, romantiques, de grâce, n'allez pas plus loin, veuillez cliquer ici.


Règle N° 1

Le bonheur est une affaire personnelle.


Il y a quelques années, au cours d'une conversation, Hector avait lâché LA phrase qui tue la race de sa grand mère :


"Quoi qu'il arrive, je ne serais jamais complètement heureux avec toi."

Sur le coup, je l'ai pris comme c'est venu, et, fidèle à mon habitude, je n'ai pas réagis à chaud (ça, c'est pareil, les passionnels qui envoient tout voler au premier couac, sachez que ça ne mène à rien et ça fatigue tout le monde! C'est dit.) et j'ai réfléchis à l'explication qu'il m'avait donné. Sa jalousie, ses difficultés personnelles l'empêchaient d'être pleinement heureux et serein. Son empêchement au bonheur n'avait à voir qu'avec lui et je n'étais donc pas concerné.

Cela peut paraître idiot, mais c'est une grande règle qu'il ne faut jamais perdre de vue dans un couple. Je suis avec lui, je ne vis pas pour lui ou pour le rendre heureux. Promettre à l'autre qu'on fera de lui un homme heureux est aussi vain que mensonger. Vain puisque comme je l'ai dit, chacun détient, seul, les clés de son paradis, et mensonger puisque faire ce type de serment, c'est se faire du bien à soi, se dire qu'on est capable de rendre l'autre heureux... Loin d'être désintéressé, donc !

Ainsi, dernièrement, dans un élan romantique, lorsque Hector m'a dit qu'il aimerait être sûr que je sois heureux avec lui, je lui ai ri au nez en lui répondant que ça n'était pas son problème, que si les choses ne me convenaient pas, je me sentais libre de me barrer. Et toc ! Sur ce, nous avions passé une très bonne soirée devant un film d'Akira Kurosawa.


Règle N°2

Le sentiment de liberté.

Le couple (comme la famille) est à l'être humain ce que la cage est à l'oiseau, on est protégé de beaucoup de choses...n'empêche on est enfermé !
C'est aussi le plus gros problème des gens qui ont peur de s'engager. Le couple, en effet, offre une certaine constance et un confort rassurant. Pour d'autres, il paraît impensable de ne vivre qu'avec une seule personne, de ne pas en connaître d'autres. Oui, je parle de fidélité. Dès lors, un raccourcis intellectuel assez commode fait dire à beaucoup qu'être libre, c'est être seul, sans comptes à rendre. Là encore, excusez-moi, je ricane : gné, gné, gné! (oui, je fais super mal le ricanement)

Le problème vient du fait que l'on confond trop souvent la liberté et le sentiment de liberté. Certains se sentent plus libre en étant seuls, cela ne veut pas dire qu'ils le sont !! Mon analyste, cette très très sainte femme (c'est rien, le transfert a fait son œuvre !) m'avait remis d'équerre alors que je lui faisais part de mes inquiétudes et de mon sentiment d'enfermement dans mon couple en me balançant un argument simple et plein de bon sens :

"Etre libre, ça n'est pas être seul. C'est être libre avec l'autre !"

Dans le mille Mimile !
Donc, la liberté, comme le bonheur, est une chose incroyablement personnelle. Je venais d'apprendre une chose qui allait profondément changer ma vie : l'apprentissage du choix. Faire un choix et l'assumer. L'assumer pour de vrai, c'est à dire, ne pas en vouloir aux autres de ne pas le comprendre, le cautionner, ou le suivre. Aimer l'autre, c'est accepter de ne pas toujours le comprendre.

On voit parfois des gens se séparer avec pertes et fracas et se balancer au visage toutes sortes de reproches très anciens et jamais formulés. Cette somme de non-dit s'enkyste et explose au bout d'un moment dans un psychodrame mêlant frustration, sentiment d'injustice et mauvaise foi.
Il n'y a pas si longtemps, je décrivais une tranche de vie dans un couple lambda qui ne se supporte plus. C'est là qu'intervient la fameuse notion de choix. Quels sont les petits arrangements avec la réalité que nous avons fait ? Pourquoi se taire pendant des années et décider d'un seul coup que l'autre doit changer immédiatement ?

Ma réponse à Hector prend alors tout son sens, lorsque je lui ai dit que mon bonheur "ça n'était pas son problème, que si les choses ne me convenaient pas, je me sentais libre de me barrer."

N'est-ce pas cela finalement le vrai amour ? Ne pas prendre l'autre comme un sauveur, un messie, qui ne pourrait par conséquent que nous décevoir, mais comme un homme simple, avec ses limites, avec son incapacité à vider ses cendriers, avec son histoire qui fait de lui un être singulier. N'est-ce pas là la plus belle preuve de respect que de ne pas lui faire porter la responsabilité de MES choix.

Chaque jour, je me lève en me disant que peut-être lui et moi, c'est pour toujours... Ou peut-être pas... Mais est-ce bien important ?

vendredi 23 janvier 2009

Devinette

Parmi ces trois affirmations, une seule n'est pas fausse. Saurez vous mettre le doigt dessus ?



(1) Isabelle Balkany fera un duo avec Carla Bruni sur son prochain album.
(2) Nicolas Sarkozy confirme que Rachida Dati quittera son ministère après les Européennes de 2009 et que (3) le père de son enfant est Roger Karoutchi.

Oui, je sais, c'est pas facile...

Bon week-end à tous.

jeudi 22 janvier 2009

L'invitée du jour : Ma cousine Circé





Une légende familiale se bâtie facilement. Il suffit d'un évènement non ordinaire qui se produit dans la vie d'un membre de la susdite famille. Pour que la sauce prenne, il est préférable que l'individu soit un peu particulier, qu'il fasse tourner les tables, qu'il sache faire bouger ses oreilles sans ses mains ou qu'il soit de gauche (ben si, ça va bientôt devenir plus rare que les rebouteux).

Prenons l'exemple de ma grande cousine Circé.

Cette brave dame née vers 1914 et décédée il y a quatre ans, a eu une vie paysanne extrêmement simple. Elle, son mari et ses enfants ont tenu une ferme pendant de nombreuses années et y ont vécus heureux. Tout cela pourrait ressembler à un épisode de Cathy la petite fermière si notre bonne Circé ne cachait un sombre secret connu seulement de sa famille et de ses amis les plus proches...

Dans le Berry profond où l'on trouve une maison tous les 2 km, il existe une tradition populaire qui veut que certaines femmes sont dotées de pouvoirs particuliers qui leur permettent de guérir autrui (aussi facilement que de les faire crever!!) en pratiquant des prières ou des pansements. Ces femmes, que l'on nomme les panseuses sont craintes et respectées.

Devinez à quoi ma bonne Circé occupait son temps libre ?... Ben oui, les aiguilles dans les poupées, ça date pas d'aujourd'hui !! Donc Circé était une gentille sorcière qui a toujours soigné ses proches avec des remèdes de grand mère. Sa fille, Antigone, (la soixantaine aujourd'hui) se souvient qu'elle n'avait jamais vu un médecin avant ses 20 ans, âge auquel elle a quitté la maison familiale.


Circé, s'était un peu les trois sœurs Halliwell à elle toute seule. Voilà pour le personnage atypique, passons à l'évènement...





Ayant bien vécue jusqu'à un âge avancé, Circé passait ses journées entre son jardinet rempli de fleurs magnifiques, les visites quotidiennes de son fils qui vivait à deux pas de là et les parties de cartes avec ses copains d'enfance qui, eux aussi, vécurent très très vieux. Certaines mauvaises langues murmuraient que la grande cousine ne les maintenait en forme que par peur de l'ennui qu'aurait provoqué leur disparition... Là, j'avoue ne pas savoir...

Un matin, alors que je vaquais à mes occupations :

Drinnnnng !

Moi : (avec ma voix de stewart) Allo ?
Ma soeur : Coucou Polyphème, désolé de te déranger mais il nous arrive une tuile. Je viens d'avoir Antigone au téléphone, elle est dans tous ses états, sa maman, Circé viens de mourir.

S'en suit une conversation teintée de chagrin et d'émotion (moi, je la voyais peu mais je l'aimais bien ma cousine Circé!!), où ma frangine me raconte comment son fils à découvert sa mère au petit matin paisiblement étendue sur son sofa et l'appel au médecin qui a rédigé le certificat de décès. Nous convenons de nous rappeler très vite et nous raccrochons.

La mort : 1
Circé : 0

Une heure après :

Drinnnng!

Moi : (Avec ma voix d'Annie Girardot) Oui ?
Re ma soeur : Polyphème, Euh...comment dire...il se passe de drôles de trucs...
Moi : Quoi, la mort de Circé ?!
Elle : Ben justement, elle est revenue !
Moi : ?!... (J'avoue avoir pensé un instant que ma soeur était un peu cinglée)

S'en suit une autre conversation où ma soeur m'explique comment, alors que le médecin était en train de parler avec le fils de Circé, Antigone a téléphoné pour pouvoir parler au médecin et l'a conjuré de lui faire quelques massages de premiers secours malgré la mort évidente; comment Circé est revenue du pays des ombres. Une pensée pour Pascal Sevran.

La mort : 1

Circé : 1

Balle au centre.


A la suite de cet évènement, Circé fut transportée à l'hôpital le plus proche d'où elle a réglée ses affaires avec le notaire, elle a dit au revoir aux gens qui se sont déplacés pour la saluer, puis s'est ré-éteinte avec une séreinité qui frôle l'insolence au bout de trois jours, cette fois, pour de bon.

La mort : 2
Circé : 1

La mort avait gagné...du moins, en apparence...

Si vous trouvez que cette histoire est bien étrange, vous n'êtes pas au bout de vos surprises.
Lorsqu'il a fallu ranger les affaires de Circé et remettre un peu d'ordre dans la petite maison, Antigone s'est réinstallée quelques jours dans la fermette.
Pas d'histoire de revenants, de goules ou de vampires, mais tout de même un détail extrêmement troublant...

Lorsqu'elle a vidé la table de nuit de sa mère, Antigone a trouvé son livre de neuvaines. Pour les non-initiés, les neuvaines sont des prières aux saints qui s'effectuent sur 9 jours (d'où le nom), le 9 étant un chiffre réputé sacré.
A l'intérieur de ce livre, une prière rédigée par circé elle-même, demandant à avoir un signe trois jours avant sa mort afin de pouvoir se préparer pour le voyage...



Voilà l'histoire telle que je l'ai vécu et telle que je la connaîs.

Ma cousine Circé, elle a baisé la mort !!


samedi 17 janvier 2009

Maladresse.

Sirotant mon café en pensant à cette fin de journée absolument chaotique, mes yeux se baladent dans la salle de pause et s'attardent tour à tour sur les objets les plus ordinaires qui soient. Un évier (sale), un micro-onde, une armoire métallique et sous mes yeux ébahis, Oh joie ! un magazine féminin dont l'incongruité de certains titres, mis côte à côte, me fait pouffer de rire :


Si ! Regardez bien les deux titres du haut :

Combien de fois devrais-je vous répéter que le sexe, c'est comme la nourriture, quand il y a de la culpabilité, il n'y a pas de plaisir !!

Merci MAXI !!

jeudi 15 janvier 2009

De retour.

Les fêtes de fin d'années sont passées et tant mieux. C'est chiant noël. Le nouvel an me gonfle.
Je me remets à pianoter un peu. Je suis moins débordé, et puis il se passe des choses dans mon petit univers.

- Le poulpe a jeté l'éponge. Fait chier !! J'aimais bien son humour décalé et ses billets légers mais loin d'être cons.

- Elliot grandit et pour noël, sa tata plastik, qui veut nous ridiculiser, n'a rien trouvé de mieux que de lui offrir un joli petit manteau pour ses balades... Difficile à assumer dans la rue.

Je vous laisse juger:



- Sinon, j'ai repris contact avec des filles ultra-sympa avec qui je sors un peu. J'imagine que ça vous paraît banal, mais pour moi, avoir une vie sociale, c'est une petite révolution !!

- J'ai enfin eu la note de mon projet de recherche sur la catégorisation sociale et la discrimination à l'embauche : 15. Compte tenu du travail que ça représente, je peux être content de moi.

- Comme je l'ai écrit dans mon précédent billet, j'ai eu 30 ans, je vais bien. Mon père comme les années précédentes ne m'a pas appelé. La différence, c'est que ça ne me fait plus mal, pour tout dire, j'en ai rien à carrer.

- Dans la même idée, c'est les gens réellement importants pour moi qui m'ont fait signe. Dont mon copain S. Ce mec est une bulle de savon dans ma vie. Même qu'un blogueur m'a téléphoné et que ça m'a fait super plaisir !!

- Cet année, il y aura eu aussi le commencement de cette correspondance assidue avec un lecteur qui a un point commun avec moi, il fait passer tout son désespoir dans son humour grinçant. Je crois que nous partageons cette maxime : "mieux vaut rire que mourir."


A bien y réfléchir, je me suis rarement senti aussi cool.

La vie, c'est simple comme un anniversaire.

dimanche 4 janvier 2009

Je me laisse aller, et après ?

Je me suis laissé aller.

Les fêtes, les apéritifs, quelques montées de stress aussi,...mon cul s'est re-élargi. Comme je suis un garçon consciencieux, je fais mes exercices tous les matins, il n'empêche, je vais redevenir grassouillet si je ne fais pas gaffe.

A la fin de la semaine, vendredi, pour être exact, je vais avoir 30 ans. C'est étrange parce que pour moi, ça ne veut pas dire grand chose. A la fois, ça ne change rien, à la fois je sens qu'il s'est passé des choses importantes ces derniers mois. J'ai du mal à expliquer mon ressenti. Je ne suis plus ce qu'on peut appeler un jeune, mais je ne me sens pas réellement adulte, bien que j'ai conscience d'avoir une expérience de vie ultra singulière...

Ce que je vous raconte doit vous paraître abscons... rassurez-vous, à moi aussi.

Je crois qu'il se met en place un "après" quelque chose. Dans la vie, il y a toujours des après :

L'après midi chez mémé (8 ans), l'après rasage bon marché (14 ans), après l'acné (16 ans), après le premier baiser(me souviens plus), après la première fois (17 ans), après l'appart en commun (21 ou 22 ans), les habitudes après l'amour(je glousse ou je chantonne [et parfois même, je récidive]), l'après shampoing (à l'époque où j'avais des cheveux), l'après analyse (29 ans), après la dixième saint Valentin avec le même (le mois prochain), et enfin, après mes 30 ans...


Si je prends en considération que les 15 premières années de vie chez n'importe quel individu, sont subies, dirigées et/ou laissent peu de souvenirs, je considère aujourd'hui que j'en suis à ma quinzième année de vie d'homme. C'est beau, non, d'avoir 15 ans, sans boutons, sans parents qui nous saoulent, d'être jeune, beau et libre, avec un mec sympa qui fait pas chier.


Je crois que mes 15 prochaines années, je les sens pas trop mal...