vendredi 26 juin 2009
Il était question de la mort de Michael Jackson, mort publique, probablement souhaitée par ses fans.
Je développais l'hypothèse d'une ferveur quasi religieuse qui poussait les admirateurs du chanteur à se rendre à "la dernière scène".
Hier, j'apprends qu'il est mort d'un arrêt cardiaque. De surcroît il circule un peu partout la dernière photo de "Bambi" dont on a voulu immortaliser le dernier supplice. Les Chrétiens étaient venu assister à la mort de Jésus, les paparazzi ont eu la délicatesse de photographier la star en train de mourir. Ne pensez surtout pas que c'est l'œuvre d'une presse de caniveau. Non,non ! BFM TV et Itélé ont diffusé également la photo choc.
C'est la classe.
Le hazard fait bizarrement les choses. Hier, donc, avec le décès du "King" un petit morceau de mon adolescence partait.
Ce matin, j'asistais au funérailles d'une dame, amie de mes parents, qui avait fait partie de ma vie d'enfant. Son fils a deux ans de moins que moi et nous étions grands copains le temps des vacances que nous passions tour à tour, l'un chez l'autre.
Cette dame, soixante ans à peine, en partant ce matin, m'a fait réaliser que mes parents n'étaient plus très jeunes non plus et qu'une tuile est vite arrivée. Ce matin, j'ai réalisé aussi que j'ai déjà trente ans, et qu'un jour, c'est moi qui suivra le cercueuil de mes ainés. Ce matin, j'ai réalisé qu'un jour, c'est moi qui sera dans le cercueuil et qu'il n'y aura personne pour le suivre...
Ce matin j'avais de bonnes raisons de pleurer.
samedi 20 juin 2009
La phrase du jour
A méditer :
vendredi 19 juin 2009
La question qui tue.
Texte "coup de cœur" trouvé sur ce site. C'est un éléments de réponse à opposer aux "communautaristes" de tous poils, qu'ils portent le fusil ou la robe à paillette.
La fierté
On considère couramment que la fierté est par définition un sentiment noble, voire une vertu. Cette opinion s’appuie premièrement sur le fait que le sentiment contraire, la honte, est évidemment négatif, et deuxièmement sur la distinction de la fierté et de l’orgueil, le second étant, contrairement à la première, injustifié. La fierté apparaît alors comme un “juste milieu” entre la honte et l’orgueil.
Cette conception commune mérite pourtant quelques remarques. D’abord, il semble bien qu’il y ait non pas une, mais des fiertés :
- On peut être fier de ce qu’on est (Catalan ou Marseillais, Français ou Américain, ou encore Dupont ou Tartempion…). Cette fierté-là est-elle une “bonne” fierté, c’est-à-dire une fierté justifiée ? Sans même entrer dans le débat concernant les mérites respectifs des uns et des autres, on peut observer qu’il n’y a nul mérite à être ce qu’on est, puisqu’on n’a rien fait pour l’être. Tout au plus peut-on aimer sa communauté ou sa famille, ou se trouver chanceux de lui appartenir, si l’on croit qu’elle vaut plus qu’une autre – à moins bien sûr que l’on ait personnellement contribué à cette supériorité, auquel cas on tombe précisément dans un autre type de fierté.
- On peut être fier de ce que d’autres ont fait, ce qui suppose une certaine identification à ces autres (phénomène qu’on rencontre notamment chez le supporter sportif : « On est les champions ! »), identification qui génère généralement bien plus de fierté que de honte, toutes choses étant pourtant égales par ailleurs : de nombreux supporters de football se sont davantage “sentis” Français lors de la victoire à la coupe du monde de 1998 que lors de la piteuse défaite de 2002. Il ne semble pas, là non plus, y avoir un motif valable de fierté, mais “seulement” de joie.
- On peut être fier de ce qu’on a partiellement ou indirectement “fait”, comme les parents qui sont fiers de leurs enfants, ou l’employé fier de travailler dans telle entreprise ou administration. La question est ici : dans quelle mesure celui qui est fier a-t-il contribué à ce dont il est fier ? L’humanité étant là encore souvent plus réceptive à la fierté qu’à la honte, on rencontrera certains parents fiers de ce que font leurs enfants… même s’ils ont tout fait auparavant pour les dissuader de le faire !
- On peut enfin être fier de ce qu’on a soi-même fait : victoire sportive, réussite à un examen, œuvre d’art, militantisme, “bonne action”… Si ce type de fierté semble plus légitime que les autres, voire le seul légitime, il reste à savoir ce qu’est exactement cette fierté : ce n’est pas une simple joie, mais une satisfaction de soi ; autrement dit, le caractère agréable de cette fierté tient précisément au fait qu’on en est soi-même l’origine.
On peut également remarquer que l’opinion généralement positive sur la fierté tient entre autres au fait qu’on la confond souvent avec l’honneur. Etre un homme ou une femme d’honneur, ce n’est pas être fier d’être ceci ou d’avoir fait cela. On a pu dire que l’honneur est ce qui reste à celui qui a tout perdu, et qui n’a nul motif de fierté : s’il faut assurément une bonne raison pour être fier, il n’en faut pas pour avoir de l’honneur. Et même si nous avons, à tort ou à raison, honte d’un échec, celui-ci ne doit pas pour autant porter atteinte à notre honneur : ce qui montre bien que l’honneur n’est pas la fierté, c’est-à-dire le contraire de la honte.
Reste enfin à savoir si la honte est en elle-même un sentiment toujours “mauvais”. Qu’elle soit un sentiment désagréable, cela va de soi. Remarquons pourtant qu’on aura généralement une certaine considération pour l’individu qui aura, après coup, sincèrement honte de la mauvaise action qu’il aura commise.
La question à se poser n’est donc pas : « la fierté est-elle bonne et la honte mauvaise ? », mais : « De quoi faut-il être fier, de quoi faut-il avoir honte ? ».
jeudi 18 juin 2009
Chonchon forever
J'ai peu écrit ces deux dernières semaines. Bloqué entre mes révisions et mon organisation pour le début d'un éventuel Master à partir d'octobre 2009, je n'ai eu que très peu de temps.
Bref, les examens sont terminés et je n'ai plus qu'à attendre un tout petit mois de rien du tout pour voir tomber les résultats. Putain, ça va être long !!
C'est assez drôle de ce dire que le fait de ne pas connaître les gens personnellement ne nous empêche pas de penser à eux. Pendant mes partiels de neurosciences, j'ai eu une très grosse pensée pour Chondre.
D'une part parce je sais que nous avons en commun d'aimer les examens, ce qui nous vaut d'être pris pour de grands malades, et d'autres part, ses billets ont souvent une tonalité scientifique qui me réjouit. Je me suis amusé en imaginant la tronche de mon prof si j'avais pondu un devoir à la manière d'un billet Chondrien... Dis Chonchon, qu'est-ce que tu aurais pondu sur "Le comportement d'agression"? C'est fou de voir ce qu'on peut faire endurer aux rats de laboratoire pour mieux comprendre le fonctionnement cérébral humain. C'est fou que le rat et l'homme aient tant de choses en commun... Fou et pas rassurant...
Je me suis régalé !
Les jours à venir vont être difficiles à négocier, pour la bonne raison que j'ai passé mon année à courir après le temps et que maintenant je n'ai plus qu'à attendre, attendre, attendre...
jeudi 4 juin 2009
Con fiante
"Je fais confiance à la justice" (Jean Tiberi, après l'annonce de son appel pour la condamnation dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement) déclaration du 27 mai 2009.
La phrase est d'autant plus révélatrice si on considère que depuis 12 ans, Tiberi n'a pas eu de raison de se plaindre de cette "justice". Il toutes les raisons d'avoir confiance...
