lundi 26 novembre 2007

Le type qui était en mutation


Mon parcours personnel n'est qu'une transformation sans fin.
Petit garçon qui créve de solitude, adolescent boursouflé d'acnée et d'amours ratés, jeune adulte en cogitation, presque trentenaire qui se sent enfin vivant.

Quand je me retourne sur mon passé, j'ai l'impression que c'est la vie de quelqu'un d'autre.
Le vers a trouvé le chemin de la sortie, hors du cocon. Il est maintenant papillon.
Les choses ne se sont pas faites sans mal. Je ne regrette rien, je ne me renie pas. Le jeux en valait la chandelle. L'apprentissage de la lucidité est douloureux. Pendant ces années, j'ai eu la chance d'être accompagné par un être extraodinaire.
J'ai rencontré un garçon il y a 8 ans. Je l'ai aimé tout de suite. Il m'a vu mûrir, me développer, humainement, intellectuellement.
Il m'a poussé à concrétiser mes désirs. Grâce à son soutien, j'ai eu le courage de reprendre mes études.
Le BAC en cours du soir, puis la fac. Il a été de tous les combats. Je sais ce que je lui dois.

Lorsque je parcours les blogs, (toujours les mêmes) je suis toujours entre la nostalgie et amusement de lire des gens en qui je me retrouve. Un certain garçon bourré de talents, jeune, beau, intelligent il a tous les atouts sans en avoir pleinement conscience. Comme lui, trés souvent, j'ai cherché à perpette ce que j'avais sous le nez.

On trimballe tous le fardeau de notre enfance, le poid de notre éducation, de notre culture, comme un boulet. La plupart ne s'en rendent pas compte et vivent trés heureux comme ça, tant mieux pour eux ! D'autre sentent bien que quelque chose cloche, sans savoir exactement quoi...

Lorsque la reflexion est en route, rien ne peut l'arrêter. La femme qui accouche ne peut pas décider arbitrairement que l'enfant ne sortira pas !
De la même manière, j'ai dû accoucher de moi-même.
Suis-je sur la voie de l'éveil ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

En somme, tu t'es fait tout seul ...
Ta réflexion sur la femme qui accouche et ne peut pas décider c'est normal, même avec le déni de grossesse, elle est bien obligée de subir le dernier épisode ! J'aime bien ton approche philosophique de la vie.

Polyphème a dit…

Je crois que l'on se fait tous "tout seuls" mais que la plupart vivent sans se poser de question. C'est un sacré luxe ! Moi, avec mon parcours accidenté, je n'ai pas eu le choix...