mardi 28 avril 2009

Quand la mythologie rejoint la réalité.

Depuis quelques jours, la grippe porcine envahit l'actualité, à tel point que Ségolène Royal n'a pas eu une seconde d'antenne pour s'excuser du dérangement auprès des cochons et des cochonnes de Mexico.
Bref, les autorités sanitaires sont sur les dents. En France, notre ministre de la santé, R. Bachelot semble sereine, tel un vieux loup de mer sur le pont de son navire en pleine tourmente. Elle a tout de même remisé son tailleur rose, de peur de se faire abattre en plein rue. Je crois qu'elle a pris le temps de téléphoner à son copain, André Santini pour lui dire de mettre une écharpe.

Nous avions eu une bonne trouille avec la grippe aviaire qui avait fait des ravages parmi nos volailles (Nadine Morano s'en est bien sortie), puis la fièvre aphteuse qui décimait les moutons.

C'est tout de même étrange qu'à une autre époque, les légendes parlaient d'une magicienne nommée Circé qui avait transformé les compagnons d'Ulysse en porcs. Aujourd'hui, se dire que l'homme et le cochon ont en commun de succomber au même virus me fait penser que, décidément, Dame nature ne ménage pas notre égo...

jeudi 23 avril 2009

Le coeur dans les yeux.

Il y a des instants qu'on ne peut raconter tant ils sont indescriptibles. Mardi soir, j'en ai vécu un que j'ai cherché à relater... en vain. La seule retranscription juste de l'émotion que j'ai ressenti se trouve être un mail envoyé à un correspondant amical qui se trouve être également un lecteur assidu. Il me pardonnera je crois cette petite entorse à notre intimité, je sais sa bienveillance...

Après les faits, voilà ce que je lui ai écrit :



"Mon cher ******,

Tu as dû remarquer que j'ai été étrangement silencieux ces derniers jours. J'ai d'autant plus honte que tu as fait preuve d'une grande assiduité dans l'envoi de messages. (Shame on me !!)

As tu déjà connu de ces moments bizarres dans la vie où l'on se coupe de tout et où l'on vit en suspens, dans une bulle "autistique"? Revenu de vacances, aucune envie de me tenir informé des nouvelles du monde, (moi qui regarde la page actualités de google au minimum 2 fois par jour !) pas envie de bloguer, rien à dire dans une correspondance... Bref, coupé du monde !

Hier soir, Hector et moi partions pour un resto et marchions d'un pas serein lorsqu'on se fait arrêter par un jeune homme seul dans une rue déserte : Il demande à nous parler, il dit qu'il va très mal, ce qui de toute évidence est vrai. Il est blafard. Il nous raconte que son père vient de se suicider et que sa mère l'a fichu à la porte et qu'il s'est fait agressé dans la rue par des types qui lui on donné un coup de couteau. Joignant le geste à la parole, il me montre sa main entaillée.
Ce grand môme de 17 ou 18 ans, pas plus, nous dit "Aidez-moi, je ne sais pas où dormir ! Je n'ai obtenu une place dans un foyer qu'à partir de vendredi..." .
Il porte alors les mains à son visage sur lequel se peint une expression d'angoisse mêlé de souffrance. Hector échange quelques mots avec lui pour lui conseiller des adresses susceptibles de l'accueillir.
"Ce foyer là, je préfère pas" répond t-il, "On m'y a proposé de l'héroïne, et j'essaie d'arrêter !"

Cette rencontre m'a fichue le cœur au bord des yeux et pendant que nous marchions après que le jeune nous ai remercié, je me disais "Ignore le monde tant que tu veux, il saura se rappeler à toi !".

Voilà des propos bien peu engageants et je suis navré de revenir avec de telles horreurs à te balancer. Cela ferait un bon sujet de billet si je ne savais que la détresse et la peur que j'ai lu dans son regard ne pourront jamais être retranscrites de manière juste.

Ce matin en me levant, j'avais mal à mon humanité...


Alors, mon cher ******, parle moi comme tu sais le faire, fais moi marrer en me racontant tes vierges, tes descentes au bistrot du coin et tes soirées animées... Parle moi de vie.

Amicalement,

Polyphème"

lundi 20 avril 2009

Qui a peur d'Isabelle Orléans Bragance.


Et bien voilà ! De retour après quelques jours passés dans le sud. La tête de clou est baptisée, Hector, l'heureux parrain a été intronisé par cette famille Catalane qui n'est pourtant pas la sienne. Peu importe, la famille a décidé qu'il en était (plaisantins s'abstenir).

Je ressens dès mon retour une très grande lassitude. Pas envie d'écrire. Je crois que c'est un état normal, avant les exams où mon temps est devenu ma richesse.
Vivement que ça se termine.

Ayant eu une petite insomnie avant hier soir, je me suis dit :"Ouvre le livre le plus chiant et le plus inutile que tu puisses trouver et attaque le !"
Ma main chanceuse s'est posée sur le bouquin, que dis-je, le livre, l'œuvre ultime de feue la Comtesse de Paris qui raconte de manière désinvolte ses voyages, sa vie de château, ses coup de gueules lorsque la bonne, une gueuse sans éducation et un peu sotte, avait eu la sauvagerie de lui mettre un sucre dans son thé de 17h00.
Bref, l'arrière petite-fille de Louis Philippe passe subtilement du rire aux larmes, de mémoire de châtelaine en bourdes ancillaires, des champs de courses aux saillies de son mari le Comte en passant par les soupers intimes avec Charles De Gaulle...

Un monument d'ennui, une ode à la vacuité, je me suis effondré. Ai-je rêvé ? Je ne me souviens que d'un collier de perle, d'une vague odeur de naphtaline, et d'un grand bonhomme en uniforme debout, les bras écartés, s'écriant "Je vous ai compris !".

A part ça, j'ai bien dormi...


jeudi 9 avril 2009

Faut s'tirer !

Hector et moi partons près d'Avignon pendant 6 jours pour baptiser le morveux. Hector est le parrain et moi la marraine.

Je lâche mes bouquins et je souffle un peu.

A bientôt,

Polyphème

lundi 6 avril 2009

Rien de nouveau sous le soleil...

J'ai passé un excellent week-end.
J'avais commencé par me fâcher tout rouge jeudi après midi après mon opérateur internet qui trainait un peu pour respecter ses engagements. Plus de télé, plus de téléphone, plus de web. Le lendemain, je me re-fâche tout rouge après le transporteur qui me colle un avis de passage alors qu'il n'a pas pris la peine de sonner à l'interphone. De l'autre coté de la porte, je faisais les cent pas en attendant la livraison de ma box de remplacement... Furax, j'appelle le boite de livraison, je tombe sur une dame qui ne fait aucun effort. Je prends congé d'elle en la remerciant de son inertie et de inutilité.

Cerné pas l'incompétence, rien de nouveau sous le soleil...

Tout cela ne m'a pas empêché d'aller écouter, samedi soir, une copine qui chante (fort bien) un répertoire blues/ jazz/rock dans des clubs de la ville. C'est incroyable de voir comme cette fille devient belle et rayonnante lorsqu'elle se met à chanter.


----NOTE POUR MOI-MÊME----
Penser à lui dire que lorsque je la regarde chanter, j'aurais presque envie de lui faire l'amour (rien à voir avec les bières que j'ai descendu)
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Bref, j'étais bien, avec Hector que je guettais du coin de l'oeil en me disant que décidément, je suis béni des dieux pour être aussi bien entouré. j'ai steph, qui travaille, depuis plus d'un an, à ma réhabilitation sociale et à qui je pense systématiquement lorsque je bois une bière; lui aussi est une bénédiction (même si il est hétéro et vieille France..personne n'est parfait).

je suis un grand sensible, ça aussi, ça n'a pas changé. Rien de nouveau sous le soleil...

le lendemain, dimanche, j'accompagne Hector à sa journée de répétition. C'est une occasion de me souvenir que c'est là qu'il m'a trouvé, me souvenir que le jour où il a poussé la porte pour entrer, je savais que c'était lui et qu'il était là pour moi. Une simple évidence. Me souvenir que c'est dans cette même troupe de théâtre qu'un an plus tôt, je rencontrais Steph et que la complicité allait naître de manière instantanée. Cette histoire là aussi était, est toujours evidente.

En amour comme en amitié, je suis fidèle. Rien de nouveau sous le soleil.

J'ai assisté à cette répétition avec un certain plaisir. Voir mes anciens camarades jouer la comédie m'a fait rire et m'a ému. Et puis maintenant, c'est mon grand frère qui fait partie de cette troupe. Vous ai-je déjà parlé de mon frère ? Je ne crois pas. Trop vif, trop douloureux. Si ma souffrance avait un nom, ce serait le sien.

J'ai appris à vivre avec, rien de nouveau sous le soleil...



mercredi 1 avril 2009

La balle au rebond

Un gentil lecteur me faisait remarquer par mail, il y a deux jours à peine, que je me fais de plus en plus rare ici. La raison de mon absence est simple. Mes examens approchent et, par un mécanisme qui m'échappe, mes connaissances reculent.

J'ai l'impression que je vais tomber en rade. Tenez, un exemple tout simple : j'ai souvent parlé de mes séances de sport matinales. Elles aussi se sont raréfiées. Je m'en suis aperçu l'autre jour, au réveil lorsque mon petit pied boudiné et hésitant s'est frileusement posé sur un coin de ma balance... HORREUR ! BIIIIIIP kilos, ça monte, ça monte !

C'est donc un phénomène général, l'allègement de mon instruction est inversement proportionnel à l'alourdissement de ma masse corporelle. Mon cerveau est en train de caraméliser ?! La crise, chez moi, est organique, c'est la débâcle des adipocytes, la dépression stomacale, la faillite de l'hypoglycémie, le marasme de la vésicule et Pearl habor dans les intestins. Pourtant, d'ordinaire, mes périodes "couscous, choucroute et nutella", je les vois venir de loin, mais là rien. Je n'ai pas reconnu les signes annonciateurs.

Fini le réveil léger où, comme une biche de Walt disney, je descendais les escaliers avec l'élégance d'un roseau ployant sans rompre sous le vent de l'admiration de toute une humanité qui chantait et glorifiait ma volupté. Maintenant, c'est avec la grâce d'un hippopotame dyspraxique que je tombe de l'étage en rebondissant contre les murs.

Il faut que je me ressaisisse.