samedi 29 mars 2008

La honte du jour : Polyphème fait du sport.

Alors voilà, mon frère m'a emmené avec lui à sa salle de sport... J'entends d'ici ce fifrelin de Matorif ricaner sous cape en ce disant :

"Ben dis donc, le Polyphème sur une machine de sport, ça doit valoir son pesant de cacahuètes !"

Pour bien vous décrire mes rapports avec le sport, il me suffit de vous dire qu'ayant croisé ma mère hier, je l'avais informé de mon projet d'aller dans une salle. Son visage est tombé ! Elle m'a regardé avec les yeux de "lapin dans les phares" et en bafouillant :
"Qu'est-ce qui t'arrives, tu es malade? C'est le médecin qui te l'a conseillé?". Bref, je n'ai pas la réputation d'un grand sportif, vous l'aurez compris.


Au départ, tout semblait très bien se passer, j'étais content d'être là, encore malade puisque ma laryngite me gênait encore un peu, j'avais un peu chaud, mais... J'étais d'humeur à relever tous les défis !

Mon frangin me fait monter sur un engin de malheur qui imite la course à pied... Et soudain, c'est le drame !

Nous avons fait une série de 10/20. C'est à dire, dix minutes d'exercice, vingt minutes de...réanimation. Oui, vous avez bien lu. Chute de tension, je suis tombé raide. J'exagère à peine si je dis qu'il m'a tiré par les pieds dans les vestiaires pour m'allonger quelque part comme un marsouin échoué sur une plage déserte. Fin de la séance.



Une Crickett Rockwell eut dit :"Tel le scrotum d'un octogénaire, il s'est avachi!"


RI-DI-CU-LE !

La semaine prochaine, Polyphème fera de la broderie Anglaise.

vendredi 28 mars 2008

On souffle....On inspire....On souffle...

Il y a quelques mois, j'écrivais un post sur grand mère Polyphème qui est une drôle de personne!

Aujourd'hui, je vais lui rendre visite. De tous les petits enfants, je suis celui qui est certainement le plus proche d'elle. On discute beaucoup, on se dispute, parfois, mais on s'aime fort.
Donc repas chez super mamie puis ensuite, je passe reprendre mon amoureux pour faire quelques courses.
Ben, oui, figurez-vous que j'ai décidé de m'inscrire à une salle de sport !

[Le public: HAHAHAHAHAHAHAHAHA !]

D'où les courses. La dernière fois que j'ai couru, c'était en 1985, j'avais 6 ans et le chien de la voisine aux miches. Donc autant vous dire que mes baskets sont un peu justes, et je ne parle même pas des vêtements... Il y a plus de 15 ans que je n'ai pas porté de short ou de bermuda.

Bref, vous le comprendrez, entre Polyphème et le sport, c'est pas gagné !

lundi 24 mars 2008

Microbes, bactéries et autres saloperies.


Malade, tout le week-end. Grosse crève avec la totale : nez qui coule, toux, scrofules, glaires, bubons, vomissements, diarrhées, etc...

J'exagère un peu. On a coutume de dire qu'au moindre bobo, les mecs se la jouent dramatique, façon "Dame aux Camélias".
Néanmoins mes quelques jours passés dans mon rôle de pestiféré, m'ont permis de lire puisque j'étais scotché au lit, et en plus, de me faire chouchouter par un amour d'infirmier dont on peut dire qu'il a tout fait pour stimuler mes défenses immunitaires.
Maintenant, il dort et je vais mieux.

J'ai quand même encore un peu mal à la gorge....

samedi 22 mars 2008

Les invités du jours : THE AVENGERS


Mon précédent blog, dynamité par un Polyphème trop peu sûr de lui (paix à son âme), s'était fait l'écho de mon amour de la série la plus british, la plus déjantée, la plus avant gardiste de l'histoire du petit écran : The avengers maladroitement retranscrit en Français par "Chapeau melon et bottes de cuir".

Je me souviens avoir souvent déclaré, quand j'étais môme : "Plus tard, je serai John Steed !"


Pourtant si tout le monde, ou presque, connait les années "Mrs Peel" qui ont fait connaitre la série partout en Europe et aux états-unis, seuls les vrais amateurs connaissent la précédente partenaire de Steed, Mrs Gale qui, avec son look carrément lesbien à clairement fait exploser l'audimat de la série auprès des ménagères Anglaises en mal de reconnaissance à l'aube de la révolution féministe Britannique.

Pour mémoire, la série trouve son origine dans un feuilleton "Police Surgeon" où Steed n'est qu'un personnage secondaire, déjà agent secret, mais bien plus cynique et tortueux que le dandy des dernières années. Le personnage principal est le Docteur Keel, incarné par le bôôôôôô Ian Hendry qui est alors déjà très populaire auprès du public. La chaîne ABC voulait jeter la série et recycler les acteurs.

La trame (un peu légère) de l'histoire est l'assassinat de la fiancée du Docteur Keel par un réseau mafieux, et que les deux bons hommes n'ont de cesse de venger en combattant les criminels de tous poils et autres savants fous. D'où le nom de la série "The Avengers" (les vengeurs !),vous l'aurez deviné. La série commence à rencontrer un certain succès, et soudain, c'est le drame...

Ian Hendry décide de laisser tomber la série pour le cinéma...ARRRRGH ! S'écrie l'équipe de production. PANIQUE. Histoire d'écouler les derniers scénarios, on choisit l'acteur Jon Rollason qui incarnera le Docteur King, sans réellement convaincre. Il faut trouver une solution de rechange...

Et si nous donnions le rôle à une femme? Rapidement, la question est sérieusement envisagée. On tourne quelques épisodes avec une charmante demoiselle (dont je ne me souvient plus du nom, et oui, j'ai tout ça en tête !) qui va tenir le rôle de Vénus Smith, une obscure chanteuse de cabaret. La sauce ne prend pas. Le personnage féminin est typique de celui qu'on rencontre dans les séries de l'époque : fragile, elle chouine, elle a peur... Bref, elle emmerde tout le monde.


C'est là que l'idée de génie émerge : Pourquoi ne pas continuer à écrire le rôle au masculin et le faire jouer par une femme ? C'est la sublime Honor Blackman qui s'y colle. Une grande blonde qui correspond aux canons de la beauté de l'époque : Une taille de guêpe, des hanches marquées et des soutifs que nos grand-mères ont connus et qui donnaient à la poitrine une forme d'obus.


Les producteurs la préviennent d'emblée, il faut être athlétique et surtout prendre des cours de judo ! Ben oui, à l'époque, la série était fauchée (elle l'a toujours été!), la pellicule coûte chère. Les épisodes sont donc répétés toute la semaine et tournés en direct, comme du théâtre, le samedi soir, ce qui veut dire : pas de doublures. Donc voilà notre voluptueuse blonde qui se bastonne à tout va, elle boit, elle fume, en un mot : Une femme phallique ! La série explose et il n'est pas rare de voir la presse du lendemain s'esbaudir sur la manière dont la belle a mis au tapis les méchants. Elle valorise la femme et excite les hommes.


Le "Hic" c'est qu'à se débattre comme une tigresse, ses vêtements ont souvent rendus l'âme, exhibant furtivement ses sous-vêtements. Vint donc le "must" en matière de provocation : la fameuse tenue de combat en cuir. La question a âprement été débattue : peur de choquer, peur de la censure ! Nous sommes en 1962 et les vêtements de cuir sont encore difficilement imaginables sur le corps d'une femme, qui plus est, une femme qui met des bourre-pifs à qui mieux-mieux. Le personnage devient très sexualisé et aide à confirmer la série au rang d'institution nationale. (Pour la petite histoire, sachez que les cascades étaient tellement aléatoires qu'il lui est arrivé de péter le nez d'un gus, à grand coups de tatane et ce, en direct, bien sûr!)

Après deux saisons de succès, Honor Blackman laisse la place à Diana Rigg (Mrs Peel) pour se tourner vers le grand écran (elle aussi !). Elle jouera le rôle de Pussy Gaylor dans "Goldfinger" aux côté de Sean Connery. Le personnage de Mrs Peel ne pouvant réellement remplacer Cathy Gale, on prend le contre pied en lui faisant un personnage de femme d'affaire richissime qui s'emmerde ferme, à l'humour sulfurique et au goût de l'aventure ultra-développé. Le public est encore une fois, au rendez-vous.

Pour finir, on note le cohérence des scénaristes qui donnent à Steed une partenaire qui sort de la société civile (ouverture, ouverture?). Cathy Gale est anthropologue tandis que Mrs Peel est Présidente des industries "Knight".
Seules Tara King et Purdey transgressent la règle en étant espionnes, mais ceci est une autre histoire...


Pour toutes ces raisons, vous comprendrez que les "Avengers" aient été nos invités du jour !

vendredi 21 mars 2008

Entre malades...

Mon z'amoureux n'étant pas là hier soir, j'ai eu l'occasion de manger en tête à tête avec mon ami Gingolph. C'est un type extra que nous côtoyons depuis quelques années maintenant.

Il est convenu de dire que les artistes vivent dans un monde parallèle, en ce qui le concerne, c'est carrément "Alice au pays des merveilles". Ce type fabrique aussi bien des charentaises à talons que les costumes complets de scène. Bref, il est complètement barré, mais doux Jésus !! Ça fait du bien de rencontrer des gens comme lui.

Comme d'hab' on a gloussé comme des couillons toutes la soirée en écoutant une maquette, où un ami musicien s'était mis en tête de me faire chanter... Quelle idée !

Je vous laisse admirer ses œuvres, une friandise pour les yeux...

mercredi 19 mars 2008

Observation "In vivo" de boulets.

Certains blogueurs semblent avoir leur boulet attitré.
Le boulet est une personne qui fait irruption dans les commentaires des posts et dit des choses pas très sympas.

Dans le cas de ZEP, le boulet est propagandiste. Vous noterez que je n'ai pas dit "politisé". Le boulet politisé argumente, conteste et contredit en avançant des faits. Dans le cas qui nous occupe, le boulet propagandiste éructe sa colère, son mépris et son incapacité de comprendre que les gens qui vivent autour de lui puissent avoir des opinions différentes des siennes. Si parfois il peut faire de l'humour et peut être drôle, il laisse un arrière goût amer dû à son singulier manque de second degré. Le boulet s'exprime de manière "tripale". On sent dans leurs propos, dans le choix de leurs mots, qu'ils souffrent et explosent leur douloureux désespoir au nez des autres. Evidemment que le blog de ZEP a un parti pris (c'est d'ailleurs pour ça que je le lis !), il défend des valeurs et des opinions qui sont les siennes, c'est de bonne guerre. Les boulets ressentent le besoin d'en découdre puisqu'ils se bornent à lire et réagir à des posts véhiculant des opinions diamétralement opposées aux leurs. Peut-on y voir une preuve de masochisme ? mystère...

Mais si le boulet "Zepien" obéit à une logique intellectuelle, dans la mesure où il s'en prend vertement à une idéologie qu'il juge gauchiste et dangereuse, d'autres boulet inquiètent par la haine qu'ils développent non pas envers des idées ou des opinions mais envers le blogueur lui-même.

Ainsi, Gauthier, connu de tous, se trouve confronté à un hurluberlu qui le gratifie régulièrement de gentillesses scatologiques entre deux phrases dont le vocabulaire fleuri nous ferait presque envisager la nécessité de libérer d'urgence un siège à l'académie Française pour Bigard.
Le malade susnommé fait preuve d'une agressivité sincère et qui semble désintéressée et donc, parfaitement gratuite.


La question qu'on peut légitimement se poser est la suivante : Pourquoi publier malgré tout, les commentaires de ces grossiers personnages ?


En effet, nous pourrions considérer nos blogs comme nos "chez nous" virtuels, à ce titre et personnellement, je ne laisse personne venir "pisser sur mes coussins" ! Certains me rétorqueront, avec raison, que c'est de la censure et que c'est pas une solution.
Permettez moi de vous faire remarquer qu'il y a mille lieux sur terre où se jeter à corps perdu dans la lutte pour la liberté d'expression alors pourquoi chez moi ? Du reste, lorsque je lis les contenus...excusez-moi, on est loin des diatribes d'un Victor Hugo (qui a retourné sa veste une bonne demi-douzaine de fois !) liberté d'expression, oui !...Mais pour en faire ça...

J'écris avant tout pour moi, et ne force personne à me lire, moi-même étant parfois découragé aux larmes de la platitude de mes billets. Dans ce cas, pourquoi l'envie d'un couillon décérébré de brailler sa haine de ma plume (que je connais fort bien !) devrait-elle passer devant mon envie d'être pénard ? Au nom d'un principe pseudo-libertaire qui veut que je subisse sa présence qui souille pour mieux me gargariser de ma très grande ouverture d'esprit face au dialogue ?

Tomber sur un sadique est une chose, lui répondre par le masochisme, très peu pour moi !

lundi 17 mars 2008

Considérations Lego-Playmobilo-politico nostalgiques

Hier, ma matinée dominicale a été troublée par une sensation bizarre, un petit délire paranoïaque...

Comme je le disais sans rougir dans mon précédent post, le dimanche matin, quand je peux, j'adore regarder Batman. Mais le héros de la nuit n'arrive qu'en troisième position après deux autres dessins animés. Soit, je comate gentiment, mon café à la main en tenue officielle (pantalon de pyjama et robe de chambre) et attend sereinement avec le flegme d'un britannique buvant son thé sur le pont du Titanic.

Il y a eu pas moins de trois coupures de pubs qui m'ont révélées un détail singulier.
Première pose : Une pub attire mon attention. Elle vante la superbe vedette de police Playmobil qui sert, jugez la pertinence des propos, "a arrêter les méchants et aller, hop, en prison!".

Deuxième salve de pubs : Le poste de police LEGO avec ses geôles, ces gardiens et surtout ses prisonniers avec des vraies têtes de truands, sourire cruel, mal rasé et pourtour des yeux noir charbon... C'est à ce moment que je commence à me tendre.


Troisième et dernière page de pub : Le jet de la police LEGO, qui sert à "convoyer" les sans-pap... les malfrats (pardon!) jusqu'au poste de police, dit la voix off, avec une jovialité "Horteufeusienne".


Et là, j'ai carrément avalé ma petite cuillère, (ben, oui, je n'avais pas de chapeau à porté de main!!), moi qui attendais Batman, un justicier, un homme torturé, un homme qui réfléchit, qui pose la question de la divergence entre la justice, la loi et la moralité... Je me retrouve face à de terribles petits bonshommes de plastoc, sourires figés, insignes luisants et bottes cirées...

Sale temps pour les idéaux...

Sans transition, on enterre aujourd'hui, avec les honneurs bien mérités de la république, un vieillard, Lazare Ponticelli, un homme au parcours mouvementé, puisque France inter soulignait, non sans malice, qu'il est arrivé en France à 9 ans, sans papiers...


dimanche 16 mars 2008

Week-end 24trième dimension



The 6L20 écrivait dernièrement un billet concernant les municipales en milieu rural. Je m'étais d'autant plus montré concerné et solidaire que venant comme lui de ce milieu, je sais que les enjeux et les méthodes de scrutins sont très différents des municipalités plus importante en terme démographique.

Hier, Samedi, paisiblement en train de lire, je suis stoppé dans mon activité lorsque le téléphone sonne. C'était ma grande sœur :

-"Coucou, Polyphème, je te dérange pas ? On peut parler ?"

-"Bien sûr, lui dis-je. Qu'est-ce qui t'arrives ?"

-"Heuu...Rien...En fait je voulais t'annoncer un truc un peu bizarre, voilà, père a décidé de se lancer dans les municipales!"

-"?!?!?..."

Il est comme ça, papa Polyphème, la veille du second tour, il fait imprimer sa profession de foi et ses bulletins et roule ma poule! En fait j'ai été surpris sans réellement l'être puisqu'il en parlait depuis de nombreuses années mais je n'avais jamais pensé qu'il aurait le cran de le faire.

-"Polyphème ? T'es toujours là ?"

-"....Oui, je...Je suis juste un peu surpris en même temps, c'est pas plus mal, ça va l'occuper, non?!"

-"Oui c'est pas tout, je t'appelle parce que tu es concerné."

-"Moi ?"

-"Ben ouais, dans la lettre qu'il a distribué à tout le monde, il te nomme en disant que tu as été la personne qui lui a fait tilter plein de choses ! Enfin, j'ai veillé à le modérer dans ces propos pour qu'ils t'engagent au minimum, mais je voulais juste que tu le saches..."

Polyphème, à ce moment là, est passé par toutes les couleurs. Pendant des années j'ai parlé dans le vide, essuyant au mieux son indifférence, au pire, une vacherie, et voilà que soudain, je deviens un maître à penser. Je sais bien que depuis quelques temps nos rapports se sont considérablement améliorés mais de là à me mettre sur un tel piédestal... A l'heure qu'il est je n'ai pas les résultats du second tour dans mon village, une chose est sûre, j'en connais un qui pourrait se faire élire "Mister sans-gêne 2008". Si il y a une chose dont j'aimerais hériter de mon père, c'est ça capacité à surprendre les gens.
Encore heureux qu'il n'ait pas eu l'idée de me coller sur sa liste, j'aurais peut-être dû rejoindre le cercle très fermé des dindes enrubannées.


vendredi 14 mars 2008

Que sont nos héros devenus ?

Je devais avoir une dizaine d'années lorsque j'ai découvert les héros MARVEL et DC Comics.

Lors des voyages de classe que je détestais puisque qu'ils me forçaient à vivre en promiscuité avec les autres enfants que je n'aimais pas, ma mère m'achetait pour l'occasion les "STRANGE" où il y avait pèle-mêle les aventures des Fantastic4, des X-Men, Iron Man, les Vengeurs, et Spiderman. Chez DC Comics, le chevalier de la nuit, Batman était (est) incontestablement mon préféré ! Quel homme ! C'est beaucoup plus tard que je me suis rendu compte que les mutants, surhumains et autres accidents de la nature se sont beaucoup sexualisés avec le temps. Certainement que les éditeurs ont voulu garder leurs lecteurs boutonneux le plus longtemps possible !


Au départ les personnages étaient connotés kitchounes puis ils sont devenus de vraies bombes !
Mes petits favoris étaient la sculpturale Storm, grande black au yeux bleus et cheveux blancs, et Colossus, l'homme d'acier au corps raide comme la justice et chaud comme une baraque à frites!

Puis avec l'adolescence, arrive le goût de la musique et de ces stars. Passionné par tout ce qui est bizarre (déjà à l'époque!), je suis tombé par hasard sur une vidéo d'un concert de Michael Jackson, datant de 1991. Le personnage androgyne à la fascinante manière de bouger m'avait d'emblée scotché ! Il est vrai qu'à le voir aujourd'hui, on a peine à imaginer le phénomène qu'il a été (cependant, je note la cohérence avec mon affection pour les mutants !).




Arrivé à l'âge adulte, je crois que je suis en mal de héros. J'ai appris à faire la distinction entre la vénération et l'admiration. Le temps des héros est terminé. Fin des bodys moulants en lycra, fin des déhanchements hystériques sur les rythmes POP, voici le temps des coups d'œil approbateurs, des mes exaltations sagement contenues aux anonymes devenus mes références.


Pourtant j'aimerais tellement pouvoir me dandiner comme une pute à frange habiller en Superman tout en hurlant ma passion pour l'œuvre psychanalytique Freudienne... Mais bon, ça le fait pas, hein ?!

mercredi 12 mars 2008

Les plaisirs simples de la vie...

C'est d'aller voir des films chiants (la question humaine) qui fait référence à l'holocauste, en se tordant comme des bananes à la fin car dans le générique on peut lire "assistant de production : "Emile Louis".

C'est d'écouter le dimanche soir, sur France inter, "Le masque et la plume", émission de bobos intellos par excellence où on écoute des gens très instruits se balancer des moqueries tellement subtiles qu'ils sont les seuls à rire de leurs blagues.

C'est quand des blogueurs qu'on aime beaucoup vous collent dans leurs liens alors qu'on leur à rien demandé.

C'est de se faire une orgie de fromage, comme ça, sur un coin de table, parce qu'on est tout seul, qu'on a pas envie de cuisiner et que il n'y a que ça qui peut faire chaud au ventre.

C'est de regarder un film nul de Jackie Chan qui saute partout, qui fait des trucs pas possible et qu'on se dit que décidément, le sport, c'est pas pour nous.

C'est de décider ce matin même, en écoutant le journal dans la radio, que la politique, c'est comme le sport, c'est trop violent pour moi, parce que j'ai une boule dans la gorge quand je pense que c'est les mêmes qui, à une autres époques, disaient à Nuremberg :"Je savais pas, je n'étais qu'un exécutant !" alors on se dit que la seule chose à faire c'est de leur rire au nez pour leur montrer qu'ils ne nous font pas trop peur quand même : "Dati poil au zizi"

C'est de se trouver beau, parfois en passant devant un miroir et d'en profiter parce que c'est pas si souvent.

C'est le printemps qui revient et le soleil, au hasard d'une fenêtre, qui vous rappelle qu'il sait être doux sur la peau.

C'est le vidage de poches de pantalon de son amoureux avant de le laver, où on trouve un cailloux percé et une petite figurine en plomb qui nous fait nous souvenir pourquoi on l'aime si fort.

C'est le regard d'un gamin différent des autres qui nous passe la main sur la joue pour nous remercier d'avoir consolé son gros chagrin si douloureux parce qu'il sait pas dire avec des mots.

C'est de voir une gamine de neuf ans ébahie de me regarder faire un super chignon à sa poupée Barbie en se demandant bien comment un garçon peut savoir ce genre de chose...

C'est d'avoir du soleil dans les yeux quand un ami qu'on aime vous récite sans prévenir une fable de La Fontaine et qu'on se dit qu'on va en apprendre une pour lui rendre son cadeau.

C'est de se dire que c'est fatigant d'être à coté de ses pompes mais que s'est bien de s'entendre dire que c'est ce qui fait mon charme.



C'est de se dire que pour toutes ces raisons, peut être que ma vie n'est pas si nulle après tout !

lundi 10 mars 2008

Billet sans intérêt, à lire uniquement si vous avez du temps à perdre.

Hier matin, nous avons vu "Les femmes de l'ombre" au cinéma. Il s'en est fallu de peu que nous ne rebroussions chemin car arrivés devant le cinéma, des files d'attentes longues comme un jour sans pain nous attendaient jusqu'à l'extérieur, sur le trottoir. Le succès de "Bienvenu chez les Ch'tis" est décidément impressionnant !
Nous nous doutions bien que tout ces pinpins n'étaient pas venus acclamer Sophie Marceau dont le film semble passer inaperçu (du reste, personne n'a acclamé Sophie Marceau depuis la sortie de "La Boom"). Le pire c'est que dimanche dernier la même scène avait eu lieu pour le même film...Dany Boon a frappé fort, très fort.


Comme la semaine dernière, le petit monsieur chauve est sorti de son bureau pour brailler à la cantonade qu'il n'y avait plus de place et qu'il fallait repasser plus tard. Et là, on se croirait à la roue de la fortune avec la déception du public :"HOOOOOOOOOOoooo !".
Elle est un peu bizarre cette émission, non? Avec la blonde qui joue son rôle de jument jusqu'au bout (mais joue t-elle réellement?) et Dechavanne à fond dans ses blagounettes toujours très subtiles... Quand on y regarde d'un peu plus près, "la roue de la fortune", est en fait, une vieille chambre à air percée, "Le pneu de la misère"


Bref, le film se laisse regarder sans déplaisir. Sophie Marceau parvient à certains moments à faire passer son personnage avant elle. Le petit bonheur reste sans conteste l'interprétation de Julie Depardieu qui arrive à être drôle dans un film qui ne l'est pas. Il y a des scènes de torture ou j'ai détourné les yeux par peur de m'évanouir... (Déconnez pas ça m'est déjà arrivé !).
A certains moment, j'ai quand même eu la sensation d'être devant un épisode des "drôles de dames" avec Julien Boisselier dans le rôle de Bosley!... Très étrange...

samedi 8 mars 2008

Aspirateur, éponge et philosophie.

Gentiment névrosé comme je suis, je fais passer mon stress dans le ménage. Je suis un peu comme ça, en cas de malaise je m'octroie un moment d'intimité avec mon aspirateur... (Je vous défends de parler de misère sexuelle !).

Il est vrai, qu'en ce moment, j'ai bien du mal à me maintenir la tête hors de l'eau. Beaucoup de travail, des copies à rendre et que je n'arrive pas à pondre, tout ceux qui ont connu la Fac savent de quoi je parle. Cet après midi il faut donc que me tire les doigts du cul (oups! Désolé! ) j'ai du pain sur la planche. Et le ménage a, chez moi, des vertus apaisantes.

En relisant un classique Freudien, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en tombant sur une phrase de l'auteur qui est encore d'actualité tant elle montre que l'humanité est dans une dynamique de changement de repères assez intéressante. Je vous la livre et vous laisse méditer dessus :



"L'orgueil humain a reçu trois grands démentis : Copernic a montré que la terre n'était pas au centre de l'univers, Darwin que l'homme était un animal parmi d'autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le "MOI" n'est pas maître chez lui."


Quels repères allons nous devoir nous dénicher pour vivre sereinement les décennies, les siècles à venir ? Nous ne sommes plus protégés de la même manière par la famille qui a naturellement évoluée, la nature elle même, commence à faire défaut, ses ressources se tarissent. La politique devient (ne l'a t-elle pas toujours été?!) un petit jeu de massacre et est confrontée aux limites mêmes des hommes qui la font. L'homme ne va t-il pas, par la force des choses, devoir revenir aux fondamentaux, à savoir retrouver sa place dans un monde qu'il a créer et qu'il maîtrise de moins en moins.
Je crois que l'homme occidental fait l'expérience douloureuse de la frustration et de la désillusion face à une toute puissance qu'il avait fantasmé d'atteindre et qu'il n'aura probablement jamais. Tel Icare (rien à voir avec le blogueur réveilleur de gros garçons insipides!), brûlant ses ailes d'orgueil au soleil de la réalité, l'homme s'écroule sous le poids de son insignifiance. (Si quelqu'un comprend se que je viens d'écrire, il peut me l'expliquer par mail, merci.)

Et là, vous vous dites, ben dis donc, le balai et les produits nettoyants le rendent drôlement spirituel ! Et bien OUI ! Une pastille javellisée à chiottes peut cacher un philosophe !


Sur ce, je vais bosser.

mercredi 5 mars 2008

Dis Polyphème, pourquoi tu pleures?

Je lui raconte en détail comment les évènements ce sont enchaînés. Comment l'enfant aurait pu, lors d'un jeu, être gravement blessé sous mes yeux alors que j'étais impuissant et comment je me suis senti mal.
L'enfant, une fois debout a été observé par une infirmière, il n'avait rien.
J'ai été encore plus choqué de la désinvoltures des autres adultes qui étaient présent, qui non content d'avoir été négligents se sont payés le luxe de l'indifférence.

- Vous n'étiez donc pas coupable de se qui c'est passé.
- Je le sais.
- Pourtant vous culpabilisez.
- Je me suis chargé de la culpabilité des autres. Chez moi, c'est un art de vivre. Lorsque je suis rentré chez moi, je me suis dit: "Toi tu vas mal dormir!", et en fait non, j'ai très bien dormi.
- Vous vous faîtes revivre des choses.

Comme par automatisme, les larmes se mettent à couler, je savais qu'elle allait dire ça et je sais à quoi elle fait référence. Je porte mes mains à mon visage, comme un enfant qui ne veux pas voir une représentation insupportable. Elle sait. Je sais qu'elle sait. Elle sait que je sais qu'elle sait. C'est ça aussi, la confiance. Elle me laisse évacuer, me ressaisir. Le silence entrecoupé de mes sanglots me parut une éternité. Je reprends :

- Je croyais avoir dépassé tout cela, je n'arriverai pas à m'en libérer?
- Vous êtes en train, la preuve, vous avez bien dormi, c'est donc que vous avez dépassé au moins la culpabilité.
- Je me suis laissé surprendre, je suis sur mes gardes quand je suis dans la famille, mais là, dans l'environnement professionnel, je ne suis pas méfié. Pourtant tout les éléments y était : les enfants, la situation de jeu, l'événement, l'enfant qui souffre, l'indifférence des adultes.

J'ai certainement pleuré pendant 10 minutes non-stop. Je sais qu'au final, ces larmes font du bien, en attendant, je dérouille. J'ai posé les billets sur son bureau en commentant avec une pointe de cynisme :

- J'ai pas perdu ma journée!

. J'ai remis mon manteau et essuyé mes "yeux fontaines". Au moment de sortir je lui dis au revoir en lui serrant la main, spirituel jusqu'au bout, je lui lance :

-J'ai envie de vous dire : merci quand même!

Elle sourit, elle me connaît comme si elle m'avait tricoté. Elle sait que plus je me sens désemparé, plus je tente de m'en sortir par l'humour. L'humour m'a toujours protégé de tout : remarques blessantes de mon père. Et de ma mère, au mieux les cadeaux pourris au pire l'indifférence. Quand j'étais môme, ma devise aurait pu être : "Tu ris ou tu meurs!". Alors oui, l'humour est la seule chose qui ne m'ait jamais fait défaut. Et ce joli petit monde donneur de leçon ignorant tout de ce qui ce passait dans mon univers, à l'époque.
Une fois hors de son bureau (il y a 1h30), j'ai marché jusque chez moi en essayant tant bien que mal de me contenir. Mais une fois rentré, la porte à peine fermée...

dimanche 2 mars 2008

La Pharaone Nitocris

Après avoir remarqué ces derniers temps, que les gens non qualifiés se mêlent de redéfinir l'histoire et la manière dont elle doit être enseignée, j'ai décidé de vous instruire de manière ludique. Puisque de toute évidence le ridicule ne tue pas, je me lance...


Une jeune femme nommée Nitocris (Nit-Aou-Qrit) faisait trempette dans le Nil, un beau jour de 2390 av JC. L'histoire n'est guère originale puisque c'est là qu'elle rencontre le jeune Pharaon Metensouphis, qui vient de succéder à son père. Je passe les détails ennuyeux en accéléré : [Oh quelle est belle sensuelle, Il est beau comme un dieu, toi et moi sur le sable chaud mon amour, tes mains moites sur mon corps. BEURK!!]

Le mariage est célébré en grandes pompes. Pour vous donner un ordre d'idée, à côté d'eux, Clothilde Courau et Emmanuel Philibert de Savoie font figures de petits gueux. Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que voilà, le Pharaon avait besoin, pour gouverner, du soutien des prêtes qui ne l'aimaient pas du tout. Ben oui, les religieux agitaient facilement la populace, il valait mieux les avoir dans la poche ! Les prêtres à l'époque, étaient au Pharaon ce que le conseil constitutionnel est à la Présidence, ils se tirent dans les pattes, ils ne peuvent pas se piffrer, mais ça créer un équilibre.

Donc, la gourde au pieds mouillés devient Reine d'Égypte, (belle promotion !). De leur côté, les prêtres (dont le chef ressemble à Jean Louis Debré), manigancent l'assassinat de Metensouphis pour remarier la Reine à un Prince qui leur serait plus favorable. L'affaire est entendue, lors d'une occasion particulière, une journée de fête, je crois (à moins que ce ne soit pour la barmisva d'un cousin peut-être?), les religieux ont tellement bien échauffés les esprits que le jeune monarque a à peine le temps de mettre un pied hors de son palais qu'il se fait pourfendre par la foule hystérique. Les Egyptiens, ils sont comme ça, ils gueulent pendant un temps, trop d'impôts, pas assez de pouvoir d'achat, alors pensez bien que le minet en jupette qui sort couvert de bijoux, fallait bien s'attendre à ce que ça brasse !

Nitocris, se retrouve donc seule à la tête du pays. Elle apprend bien vite la traîtrise des prêtres mais décide de ne rien laisser paraître. Elle se la joue un peu diva en se disant :"Mes cocos, vous allez voir ce que vous allez voir !".

Pendant deux années, la jeune Pharaone serre les dents et gouverne pas trop mal dans la mesure ou elle n'était pas destiné à ça. Le peuple est content, c'est gagnant-gagnant, l'ordre juste et compagnie. Pendant ces deux années elle fit construire une gigantesque salle de banquet dans le sous-sol de son palais et fit construire un barrage à proximité prétextant une politique urbaine ambitieuse, bla, bla Panaf', bla, bla...

Vint le jour de l'inauguration de la salle des festivités. Elle invita beaucoup de dignitaires, dont tous, sans exception avaient un rapport plus ou moins lointain avec le complot qui mena Metensouphis à sa fin prématurée. Donc, tout le petit monde est là, chacun faisant son rond de jambe à Nitocris pour gagner ses faveurs et, soyons fous, devenir le nouveau Pharaon en l'épousant. Le grand prêtre (Jean-Louis Debré) qui fut le chef des conjurés est là aussi, le menton luisant parce qu'il a repris plusieurs fois de la tête de veau en vinaigrette. Passablement éméché, il fait un peu la grande gueule, "Ou elle est la Pharaone ?! Une femme à la tête de l'état, c'est n'importe quoi ! Pourquoi pas un ex mannequin pendant qu'on y est !". Bref, l'ambiance est électrique mais bientôt, tous auront compris la véritable raison de leur présence.



Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, maintenant que tout le monde est arrivé, Nitocris prend la parole du haut du grand escalier pour signifier à ses convives qu'elle commence à en avoir ras-la-frange de croiser depuis deux ans leurs tronches de traitres, et qu'ils auraient bien fait de pas jouer aux malins avec elle. Un silence de mort s'abat sur la salle. Hormis le gros Jean-Louis, en train de danser sur la table en faisant tourner sa serviette, en chantant "A, a, a la queue-leu-leu !", les invités pressentent qu'il se passe quelque chose...

Au signal de Nitocris, un coup de gong retentit . Le mur du fond de la pièce s'ouvrit brusquement en deux, déversant les eaux du Nil contenues jusqu'alors par le barrage que la jeune Reine avait fait bâtir. Tous les félons moururent noyés, cette nuit-là, sous le regard jubilatoire de la Madone de la vengeance. (La j'ai mis une photo de tong parce que j'avais pas d'idées. Et puis je trouve que le mot "tong" est désopilant au même titre que "babouche" ou "choucroute". J'imagine mal une Reine d'Égypte en babouche, mangeant une choucroute...Alors voilà!)

Après avoir remis en place sa perruque et son soutif, un sourire aux lèvre, la jeune femme tourna les talons et rentra chez elle. Il me semble qu'après avoir vengé la mort de son cher et tendre, elle se jette du haut d'une tour de garde ou d'un précipice, pour aller le rejoindre dans l'au-delà.


A part quelques détails, je pense n'être pas trop loin de la vérité historique.