vendredi 27 août 2010

Le petit nerveux, la juge et le F(u)MI(ste).


Il y a deux jour, j'ai vu pour la première fois le film de Chabrol "L'ivresse du pouvoir". Sorti en 2006, ce film retrace, sans le dire, le dénouement de l'affaire Elf, qui à l'époque , avait fait beaucoup de bruit. Des notables, des hauts fonctionnaires, des ministres même, avaient été mis en cause dans cette affaire de pot de vin, de trafic d'influence et de rétro commissions (pour plus de renseignement, la chronologie de l'Express est impressionnante).


Le personnage principal est campé par une Isabelle Huppert classiquement froide, ce qui colle bien à l'image qui est donnée d'une juge irascible et, il faut le dire, aussi affectueuse qu'un Pitt-bull à l'heure du déjeuner. Est-il besoin de rappeler que la juge en charge de l'affaire était Eva Joly ? Sur l'ensemble, le film est très intéressant car il décrit les relations entre les milieux d'affaire, de pouvoir et la justice, dont le bandeau qui lui recouvre les yeux ne semble pas toujours très opaque.


Donc, dans le film, La juge multiplie les mises en examen et les perquisitions avec un plaisir presque sadique. D'ailleurs, est-ce un hasard si tout au long de l'histoire, I. Huppert est affublée de son sac à main et de sa paire de gants, tout deux rouge vif. Ces deux attributs de l'élégance féminine deviennent le symbole de son combat pour une justice qui pourrait facilement devenir sanguinaire...


Difficile de savoir si Eva Joly correspond réellement à cette image. Quoi qu'il en soit, ce film prend un sens particulier du fait que l'ex magistrate semble se positionner sur la présidentielle de 2012.
Par exemple, je trouve plutôt cocasse qu'après l'explosion de l'affaire Bettencourt , qui laisse planer un doute sur un financement occulte et donc sur la légitimité de l'élection de Sarkozy à l'Elysée, après le retour des attentats de Karachi au devant de la scène médiatique, que la juge qui a côtoyé de près ces affaires se retrouve en lice face au Président sortant qui semble nerveux sur ces sujets.


Plus drôle encore, comme le souligne Renaud Dely dans l'émission "C dans l'air", si DSK est le candidat socialiste, j'aimerais assister à l'entre deux tour, à la négociation du report des voix entre Joly et Strauss-Khan...qu'elle avait mis en examen. J'en ri d'avance.

Je me demande si, en faisant acte de candidature, E. Joly n'exclue pas de facto DSK... C'est Martine qui va être contente !




Comme nos hommes d'état sont tragiquement facétieux, nous apprenons dans la presse qu'un arrangement à "l'amiable" entre l'UMP, la Mairie de Paris et Chirac devrait permettre à ce dernier d'éviter courageusement un procès. Circulez, y a rien à voir !

Tous ces évènements me font penser que d'ici 2012 et au-delà, les amoureux de l'état de droit n'ont pas fini de blêmir.

mercredi 25 août 2010

Pô juste...


Tous les autres, en allant sur ce lien, ont eu droit à des vraies couvertures, crédibles, et tout et tout...

Moi, j'ai eu droit un un truc de grosse tafiote :







mardi 24 août 2010

C'est pas encore pour cette fois...


Tout comme l'a dit Annie Girardot en recevant son César, je ne suis pas tout à fait mort. Je croyais avoir écrit mon dernier billet...mais non!

J'ai l'impression de sortir d'un long sommeil cotonneux. Le décès de ma grand mère, l'année pénible entre mon travail et mon entrée en MASTER de psycho, tout cela m'a surchargé de travail, m'a usé et, disons-le, a bien failli me faire clamser.

Redéfinissons les priorités :

Mère-grand a foutu le camp, c'est fait. J'ai beau bloquer sur l'idée qu'elle me manque et le fait qu'elle a eu une fin peu enviable, enveloppée de solitude et de douleur, cela ne change rien au fait qu'elle n'est plus là et qu'il faut l'accepter.

Mon travail d'Auxiliaire de vie scolaire m'a vampirisé. Accompagner un ado autiste en classe de seconde ordinaire est un travail passionnant mais épuisant. Mais même si j'ai développé une relation sympa avec ce garçon qui est très attachant, je dois m'économiser. Ce travail est purement alimentaire et ne doit surtout pas mettre en péril cette reprise d'étude pour laquelle j'ai mobilisé mon énergie ces dernières années... Energie qui commence à ma faire dangereusement défaut. Je dois donc garder une nécessaire distance avec ce travail qui, du reste, est payé à coups de bâton compte tenu des exigences du système scolaire et des compétences qu'il faut développer pour ce poste.


Mes études... Les sessions de juin 2010 ont été frustrantes et décevantes. Beaucoup de travail fourni pour arriver à valider les matières passées sans éclat. Mon égo en a pris un coup. J'étais persuadé d'avoir assuré. "Si elles sont validées, où est le problème ?" : me demanderez-vous d'un air suspicieux. En réalité, le plus dur n'est pas d'obtenir un Master 1, mais d'avoir des notes suffisamment élevées pour prétendre à l'entrée en Master 2. Et là... c'est pas gagné ! Je suis vidé et je me demande comment je vais aller au bout de mon cursus.


Hector, toujours là, fidèle au poste, a fait un gros craquage nerveux au début de l'été. Ambiance plutôt morne à la maison, cet été. Je l'ai envoyé en vacance chez sa meilleure amie dans le sud, à côté d'Avignon. Je dispose donc de quelques jours devant moi pour apprécier cette petit solitude qui permet de respirer un peu. J'aime ça.


En attendant la rentrée scolaire, les manifs, les boutonneux, le retour de DSK et de la prochaine pandémie qui fait un ravage aux Antilles, en attendant de voir si les prières du père Arthur auront un effet, je vous souhaite à tous une bonne rentrée...