jeudi 19 novembre 2009

De la science des rêves


Un grand merci à celui qui saura donner un sens à ce rêve que j'ai fait cette nuit même :



Je suis sur mon lieu de travail, plus exactement dans la salle des profs, en pleine discussion avec des profs et des élèves. (il est bien évident qu'en temps normal, les élèves n'ont rien à foutre là).

Nous parlons dans une ambiance détendue lorsque dans mon champ visuel, je perçois le rapide mouvement d'une silhouette par dessus mon épaule. Quelqu'un essaie de me tirer ma bière ! Oui vous ne rêvez pas, dans la salle des profs, j'ai à disposition un grand verre de bière bien fraîche, et, comme ça, tranquillou, quelqu'un essaie de me le barboter.

Au moment où je me retourne pour protester avec forces invectives je m'arrête net, stupéfait de découvrir l'identité du malotru...

Dans son tailleur rose bonbon, Roselyne Bachelot* me fait face, l'air l'air un peu furax de constater que non, Polyphème n'est pas disposé à partager sa mousse avec qui que ce soit.

"Hé alors !", lâche t-elle, en colère....



Mon rêve prend fin.


*Il est important de préciser que la veille au soir, j'ai mangé du saucisson.

samedi 14 novembre 2009

Christian m'a tué

Épouvantable. Il n'y a pas d'autres mots.

Il m'a fallu deux jours pour pouvoir prendre un peu de distance avec l'abomination à laquelle je viens d'assister : Le visionnage de l'émission "C dans l'air" du 12 novembre sur le thème de l'homoparentalité.

L'un des invité n'était autre que Christian Vanneste, député UMP, vieillard syphilitique, homophobe notoire, digne représentant de sa famille politique en ce qui concerne le thème de l'homosexualité.

D'ordinaire, j'aime cette émission qui réunit des spécialistes de tous poils pour discuter autour d'une question de société. C'est dans ces moments là qu'on se rend compte que des gens issus de la société civile (philosophes, politologues, journalistes,...) ont beaucoup de choses intéressantes à dire.

Seulement voilà, jeudi 12 novembre, Vanneste avait sorti l'artillerie lourde pour casser du PD à la télé. Tout y est passé, nous sommes des monstres de débauche, nous buvons comme des trous et on se shoot comme des malades. Qu'on se le dise, lui vivant, jamais les raclures que nous sommes n'aurons le droit d'adopter.

Au bout de quelques minutes, l'émission ne ressemblait déjà plus à rien et les invités étaient stupéfaits du nombres de conneries que Cricri -la-mort avait débité.


Pour Yves Calvi, c'est une leçon à retenir, si tu veux un débat constructif et honnête entre personnes qui savent de quoi elles parlent, il ne faut jamais, JAMAIS inviter d'hommes politique !

mardi 27 octobre 2009

La vieillesse est un naufrage.

J'ai voulu profiter de mon premier jour de congé en allant...à la maison de retraite.

Mère-grand Polyphème, dont j'ai souvent parlé, a été placée en institution il y a quelques semaines. Je n'avais pas encore pu la voir. Trop difficile, dans tous les sens du terme. Je suis très proche d'elle. Elle me parle donc librement et hier, question liberté de ton, j'ai été servi.

Rien qu'en pénétrant dans le parc du la résidence, j'ai eu la boule à l'estomac. Dorénavant, c'est fini les petits instants café-madeleines dans sa cuisine.
Dans un premier temps, grand mère s'est contenue puisque l'une de mes tantes était déjà présente. Lorsque cette dernière a tourné les talons, elle s'est mise à parler, de tout, de ses enfants par qui elle se sent trahie, de sa maison dont elle doute de ne jamais la revoir, de son sentiment d'être une vieille chose mise aux rebuts.

Le plus pénible est que moi qui suis en face d'elle et qui l'écoute, je n'ai rien à lui répondre pour la réconforter. Je ne suis pas sûr d'avoir été rassurant, étant moi-même déconcerté par la situation.

Hier, j'ai passé une sale journée.

jeudi 8 octobre 2009

Le pacte


Un jour, un garçon tombe amoureux d'un garçon.


Un jour il amène sa brosse à dent et le lendemain, le reste de ses affaires. C'était en 1999.




Hier soir, au dîner, il me dit : "Alors, on fait quoi ? On replonge pour 10 ans ?"


Moi : "Chiche !"




lundi 5 octobre 2009

Le chemin.

Je me suis souvent considéré comme une perruche dépressive. J'ai souvent eu l'impression d'être un mixte entre Babar et Sophie la girafe qui couine dès qu'on la presse.
Pourtant, depuis plus d'un an et demi, je vis dans une phase ascendante. Je ne lâche pas le mot euphorique car l'euphorie, par définition, est souvent passagère, et les descentes n'en sont que plus brutales.
J'ai dépassé beaucoup de choses. Pour ceux qui sont venu régulièrement, il ne vous aura pas échappé que ce blog tourne sur la zone restreinte de mon nombril. C'est tout à fait normal puisque j'ai commencé à écrire alors que j'étais en pleine analyse, et que j'avais super mal.
Depuis... on peut dire que les prises de consciences ont été parfois dures, mais toujours salutaires.
(Penser à envoyer un bouquet de fleur à la salope qui m'a fait chialer pendant 4 ans sur son divan.)
Ce qui me surprend le plus dans cette histoire, c'est que lorsque je me retourne sur cette épopée, j'ai l'impression qu'il ne s'agit pas de moi, mais d'un autre. Je me sens tellement différent, tellement appaisé que la seule chose qui puisse encore témoigner de cette époque est le petit tas de cicatrices que je porte comme autant de trophés et de blessures de guerre.
Nous avons, tous plus ou moins, de ces petites marques qui constituent une sorte de cartographie de nos malheurs et de nos petites misères.
Bref, que reste t-il de Polyphème ?
Le gras. Mais pas seulement...reste aussi l'envie de nouveaux projets, l'éveil de nouvaux intérêts.
Depuis deux semaines, je prends des cours de LSF. J'apprends donc à signer, à mimer et à me déformer le tronche dans d'improbables grimaces. Je recommande chaudement cette activité à tous ceux qui veulent apprendre le second degré. Après avoir fait le pitre pendant deux heures devant des inconnus, on voit la vie différemment.
Bref, je m'éclate.

vendredi 18 septembre 2009

En passant.

Mes chers amis,


Mes silences n'ont rien à voir avec la grippe A. Je ne suis pas mourant, à peine agonisant sous le poids de l'actualité médiocre que je ne manque pas de consulter tous les jours.

Admettez que rien ne nous a été épargné.

Le vent de panique virale qui souffle sur nous a tendance à nous rendre parano. Hier, j'ai dû me résoudre à abattre ma boulangère qui avait mauvaise mine. Lorsque je lui en ai fait la remarque, elle a objecté qu'elle avait tout simplement mal dormi... Menteuse ! Pan ! La grosse dame au regard vaguement porcin est tombée la tête dans son tiroir caisse.

La grippe A ne passera pas par moi... Smith et Wesson veillent.

Quoi d'autre ? Le feuilleton du moment. Le PS, englué dans son petit complexe du naufrage perpétuel. La parution du livre " Hold-uPS, arnaques et trahison "(éd. du Moment), dévoile une fraude électorale qui aurait faussée la désignation de la première secrétaire du parti.
Étant bien entendu que je ne suis qu'un flacon d'acide, quelques questions s'imposent à mon esprit vicieux :

- Y a t-il eu réellement fraude ?
- Si oui, qui aurait pris autant de risques et dépensé autant d'énergie pour placer Martine à la tête du parti ?!
- Que fait la police ?
- Est-il plus inquiétant de constater une fraude dans une élection interne (PS) que de d'assister à une primaire (UMP) """réglementaires""" avec un candidat unique, en vue des Présidentielles 2007, qui, dois-je le rappeler, sont des élections nationales ?
- Qui est François Fillon ?

Bref, côté politique, c'est au pire la grande angoisse, au mieux (et c'est mon cas) l'occasion d'une franche rigolade qui reste mon meilleur rempart contre le désespoir...


Amis, je vous souhaite bon courage et surtout, comme disait Che Guevara ne vous laissez pas abattre !



Avec toute ma bienveillance,


Polyphème.

mercredi 19 août 2009

Je crois...

Je crois qu'il s'est passé quelque chose.

Cela doit faire trois semaines que je n'ai rien écrit, et pour cause :

Les résultats officiels sont définitivement tombés et je suis bel et bien licencié (arf ! Je ne me lasse pas de le dire et de l'écrire)

*Penser à organiser une grosse fête pour la fin du mois ou début septembre.

J'ai travaillé sur mon dossier de candidature en Master 1 puisque je pousse l'insolence à continuer mon parcours contre vents et marées. Le dossier est envoyé et j'y ai tout glissé pour donner envie à la commission de me prendre (oh oui!).

* Penser à acheter un fusil à lunette pour convaincre les réfractaires.

Hector et moi revenons ce soir même d'une petite semaine de vacances au pied du Mont Blanc et nous avons eu un gros coup de cœur pour le lieu. La fille qui nous a accueilli est géniale et j'ai décidé unilatéralement qu'elle allait devenir une amie, c'est comme ça et pas autrement.

*Penser à inviter Kiki (c'est elle) à la fête que je vais organiser.

Je me demande si nous allons nous en tenir à notre envie, dans les mois qui viennent, de tout plaquer et d'aller vivre là-bas...


Je crois que l'avenir me réserve plein de bonnes choses et de belles rencontres.