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mardi 3 mars 2009

La convalescence

Ces derniers temps, je me suis considérablement appauvri. J'ai écrit peu et mal. La cause, je la connais : Je me suis pris au sérieux. Si, c'est vrai, ce n'est pas de la fausse modestie, je le pense. Me relisant, j'y ai trouvé un militantisme d'autant plus imbécile que je crois en rien. Politiquement parlant, je ne me suis jamais senti l'âme d'un porte drapeau. Les militants me fatiguent. Sous prétexte qu'ils sont convaincus, ils se veulent convaincants. Qu'ils se revendiquent de gauche, du centre, de droite, de Mireille Mathieu, les partisans assènent des vérités toutes faites dans lesquelles, d'ordinaire, je ne me reconnais pas.


Je ne me reconnais plus...


Mon comportement a commencé à changer lorsque de bon matin, sur je ne sais quelle radio, j'ai entendu un militant PS enfoncer des portes ouvertes. Sans même que je m'en rende compte, mon bras à commencé à s'élever, à l'équerre, puis un peu plus haut encore. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, d'une manière qui échappait complètement à mon contrôle, je me suis retrouvé au milieu de ma chambre, nu comme un vers, brandissant mon membre, (le bras, j'entends) poing levé et fredonnant l'international... Ridicule.


Mais il serait faux de prétendre que je verse dans le gauchisme ultra. Figurez-vous que par moment, l'idéologie de droite s'empare de moi.


A force de vouloir me la jouer genre "le type très ouvert d'esprit qui lit toute la presse sans a priori" ce qui devait arriver arriva.
Bon, je dois admettre que j'aurais dû avoir la puce à l'oreille lorsque, après avoir lu un édito de Christophe Barbier, je me suis mis à invectiver un clodo, le traitant d'assisté, de fainéant, poussant même ma "droiture" tordue à lui confisquer le fruit de son quémandage éhonté. Etant par nature, un type honnête, j'ai reversé l'argent dans la corbeille de quête pendant la messe.


C'est à ce moment là que j'aurais dû me ressaisir, me dire : "Mon garçon, tu ne vas pas bien !..." .
Mais non, au lieu de cela, j'ai fermé les yeux...Un court instant...Juste le temps de glisser une lettre non signée... Entre les barreaux de la grille de la préfecture... Juste histoire de m'assurer, en bon citoyen que je suis, que ma collègue Sénégalaise est bien sur le territoire Français de façon régulière...


Aujourd'hui, je suis presque sorti d'affaire. Mise à part quelques rechutes où il m'arrive, dans un état de confusion, d'aller gratter à la porte de mon bureau de vote en réclamant un troisième tour. De même, il m'arrive d'avoir des réminiscences, des sursauts où je m'exclame dans la rue, devant les quidams effarés : "La France présidente où tout est possible !"



J'essaierai peut-être de faire face à mes démons en allant manifester le 19 mars prochain, aller manger une merguez trop grasse avec des syndicalistes trop rouges... Pour voir, comme ça. En attendant, je dois me surveiller.

Alors si j'ai un conseil à vous donner :

ATTENTION, LA CERTITUDE TUE !

dimanche 30 novembre 2008

Je pars...


Bien chers tous,

Je me barre.

Les parents de la "tête de clou" finalisent leur déménagement pour le sud demain et je suis du voyage. Après avoir patiemment gardé le môme, il faut quelqu'un pour déplacer les meubles et ça tombe sur bibi-lolo. Je serai de retour pour le week-end prochain si je ne meurs pas écrasé sous un piano comme une merde sous une enclume.

Je pense que ça emmerde Hector encore plus que moi, mais c'est ça meilleure amie, pour ne pas dire LA SEULE. Étant le conjoint d'Hector, je fais partie de ce qu'on appelle "les dégâts collatéraux".

Je penserai à vous en ouvrant les carton et en rangeant la vaisselle.


Un gros bisou à tous et soyez sage pendant mon absence.



Tonton Polyphème.

dimanche 14 septembre 2008

Une bonne chose de faite.

J'ai la paix pour une paire de mois. J'ai passé mes derniers partiels ce samedi. Je vais pouvoir souffler un peu avant la rentrée prochaine. Cette période de l'année est toujours un petit bonheur, rien que dans le fait de remiser mes copies, devoirs, livres dans un coin en se disant : "voilà une bonne chose de faite".


Bizarrement, j'adore les examens. On me regarde toujours comme un grand malade lorsque je dis ça, mais c'est pourtant vrai... J'adore cette ambiance un peu particulière où on sait que quoi qu'il arrive, c'est toute une année de travaille qui va aboutir.
"Une bonne chose de faite".


Cette fois, c'était un peu différent, en me déplaçant dans la périphérie de Paris, quelque chose me tenait plus à cœur que mes partiels. Une rencontre. L'air de rien, comme ça, je devais rencontrer pour la première fois un blogueur. Pour moi, c'était toute une aventure. J'ai souvent ironisé sur le fait que j'ai du mal à comprendre qu'on puisse me lire. Non seulement , des gens me lisent mais en plus, il y a des prises de contact très agréables parfois. Par la rencontre, c'était comme si tout cela prenait corps d'un coup. Les choses ne sont plus numériques mais s'incarne dans la réalité.


Par cette rencontre, 6L20 n'est plus un simple tas pixels mais bien un être de chair, de sang et surtout un être d'âme. Parce que oui, je crois que 6L20 est une belle personne. En plus, il sait s'entourer puisque le troisième larron qui s'est joint à nous a été de très bonne compagnie.
"Une bonne chose de faite".


Le week-end prochain, j'irai peut-être chez l'une de mes sœurs avec qui j'ai des rapports tendus depuis un an et ça me fera très plaisir de la voir. Ce sera peut-être aussi l'occasion de lui dire de vive voix qu'il faut qu'elle arrête de maltraiter les gens sous prétexte qu'elle est malheureuse.
...Ça aussi, ce sera une bonne chose de faite...

vendredi 15 août 2008

Mou du bide.

Trop, c'est trop !

Mon état de gros machin informe ne pouvait plus durer. Je me suis donc remis aux exercices matinaux.
Et une...deux...trois...plusviteplusviteplusvite!!! Bref, vous l'aurez compris, le matin, au réveil, je gigote au pied de mon lit comme un asticot au bout d'un hameçon, pour me relever au bout de quelques minutes, cramoisi, hagard, soufflant comme un bœuf, mais avec la satisfaction du devoir accompli.

Concomitamment (yes! j'ai réussi à le caser), j'essaie de faire gaffe à ce que je mange. Terminé le morceau de chocolat bouloté entre deux porte. Terminé le p'tit quatre heure qui tue sa mère en short et qui t'élargit le cul à la manière d'un sale môme qui tire malicieusement sur l'élastique de son lance-pierre. FINI !! Je veux que les "L" de mes boxers se convertissent en "M"...

Ma vie va être un enfer !

dimanche 27 juillet 2008

Les témoins du passé

Je pensais me donner un peu de temps avant d'écrire cet article mais l'envie de dire, d'écrire est trop pressante. La famille est un thème au combien universel et maintes fois rabâché et pourtant...

Quelques soient les occasions, mariages, enterrements, anniversaires, la famille est là pour nous rappeler à l'ordre et surtout au temps qui passe. D'ailleurs qu'est-ce donc que cette entité que l'on nomme famille. On peut y voir un ensemble de personnes qui est à l'origine de notre histoire ou, tout du moins, qui en a fait partie.


Je pensais me donner un peu de temps

Ces gens ont grandi en même temps que nous. Ce sont les frères, sœurs, cousins et cousines. Je les aborde en alter égo. Il règne entre nous une complicité de "tireurs de sonnettes", pour reprendre l'expression de Desprosges, qui fait que nous sommes à l'aise les uns avec les autres. Lorsqu'on se retrouve, il y a de la malice, des sourires, des souvenirs des vacances passées ensemble, des cabanes au fond du jardin, des batailles de boue (véridique) et des copieux goûters de mère-grand Polyphème qui s'échinait à nous traiter d'égal à égal en empilant pour chacun du pain, du beurre et de chocolat sur le coin de sa table de cuisine. L'enfance est un parfum tenace...

Je pensais me donner un peu de temps

D'autres ont vieillis pendant que nous grandissions. Nos parents, grands parents, tantes et oncles. Même si j'ai chopé beaucoup de recul sur mes ainés, je les vois encore avec mes yeux de môme. Je pense toujours au caractère abominable de certaines de mes tantes qui se crêpaient le chignon pour des choses absolument futiles et qui, aujourd'hui encore, peuvent se mettre en rogne en évoquant leurs discordes. Mes parents vieillissent et mère-grand ne sera bientôt plus. Les bruits de leurs disputes et des fêtes de familles passées s'effacent au profit des nôtres, nous, les nouveaux adultes.

Je pensais me donner un peu de temps

D'autres aussi, grandissent pendant que nous vieillissons. Et là,...là, c'est carrément l'angoisse.
Mes collatéraux ont presque tous des enfants, maintenant. Mon désir à moi, l'adoption, la démarches infructueuse entreprise avec Hector ne s'en font que ressentir plus douloureusement. Je ne pense pas en avoir déjà parlé ici. Je suis trop pudique pour certaines souffrances trop intimes.
Donc, ils sont tous parents. Le temps semblait s'être arrêté pour moi. En les voyant hier, j'ai dû m'éloigner discrètement de la cohue pour me ressaisir. Mes presque 30 ans avaient décidés de se rappeler à mon bon souvenir assez férocement. Ces enfants, dont certains sont très jeunes, sont mes petits cousins. Autant dire que pour eux, je ne suis et ne serai jamais rien d'autre qu'un "grand" de passage dans leur vie et dont ils ne garderont qu'un souvenir assez flou...et encore. Ils grandissent et je vieillis à mon tour.

Je pensais me donner un peu de temps

Peut-être que dans quelques années, certains d'entre eux écriront sur le thème au combien universel et maintes fois rabâché de la famille. Ceux qui se souviendront vaguement de moi diront que j'ai été le témoin de leur passé.






Je pensais me donner un peu de temps...

mercredi 5 mars 2008

Dis Polyphème, pourquoi tu pleures?

Je lui raconte en détail comment les évènements ce sont enchaînés. Comment l'enfant aurait pu, lors d'un jeu, être gravement blessé sous mes yeux alors que j'étais impuissant et comment je me suis senti mal.
L'enfant, une fois debout a été observé par une infirmière, il n'avait rien.
J'ai été encore plus choqué de la désinvoltures des autres adultes qui étaient présent, qui non content d'avoir été négligents se sont payés le luxe de l'indifférence.

- Vous n'étiez donc pas coupable de se qui c'est passé.
- Je le sais.
- Pourtant vous culpabilisez.
- Je me suis chargé de la culpabilité des autres. Chez moi, c'est un art de vivre. Lorsque je suis rentré chez moi, je me suis dit: "Toi tu vas mal dormir!", et en fait non, j'ai très bien dormi.
- Vous vous faîtes revivre des choses.

Comme par automatisme, les larmes se mettent à couler, je savais qu'elle allait dire ça et je sais à quoi elle fait référence. Je porte mes mains à mon visage, comme un enfant qui ne veux pas voir une représentation insupportable. Elle sait. Je sais qu'elle sait. Elle sait que je sais qu'elle sait. C'est ça aussi, la confiance. Elle me laisse évacuer, me ressaisir. Le silence entrecoupé de mes sanglots me parut une éternité. Je reprends :

- Je croyais avoir dépassé tout cela, je n'arriverai pas à m'en libérer?
- Vous êtes en train, la preuve, vous avez bien dormi, c'est donc que vous avez dépassé au moins la culpabilité.
- Je me suis laissé surprendre, je suis sur mes gardes quand je suis dans la famille, mais là, dans l'environnement professionnel, je ne suis pas méfié. Pourtant tout les éléments y était : les enfants, la situation de jeu, l'événement, l'enfant qui souffre, l'indifférence des adultes.

J'ai certainement pleuré pendant 10 minutes non-stop. Je sais qu'au final, ces larmes font du bien, en attendant, je dérouille. J'ai posé les billets sur son bureau en commentant avec une pointe de cynisme :

- J'ai pas perdu ma journée!

. J'ai remis mon manteau et essuyé mes "yeux fontaines". Au moment de sortir je lui dis au revoir en lui serrant la main, spirituel jusqu'au bout, je lui lance :

-J'ai envie de vous dire : merci quand même!

Elle sourit, elle me connaît comme si elle m'avait tricoté. Elle sait que plus je me sens désemparé, plus je tente de m'en sortir par l'humour. L'humour m'a toujours protégé de tout : remarques blessantes de mon père. Et de ma mère, au mieux les cadeaux pourris au pire l'indifférence. Quand j'étais môme, ma devise aurait pu être : "Tu ris ou tu meurs!". Alors oui, l'humour est la seule chose qui ne m'ait jamais fait défaut. Et ce joli petit monde donneur de leçon ignorant tout de ce qui ce passait dans mon univers, à l'époque.
Une fois hors de son bureau (il y a 1h30), j'ai marché jusque chez moi en essayant tant bien que mal de me contenir. Mais une fois rentré, la porte à peine fermée...

dimanche 17 février 2008

Vous ne lirez plus mes commentaires de la même manière (2ème partie)

J'étais anéanti.
22 Octobre 2007, Ikare publie "Tendez moi votre joue". L'encufoiré !! C'est fini. Il ne reviendra plus. Il a eu envie d'autre chose. Je me sens partir dans la sidération la plus totale... Comment ose t-il. Il ne peut pas ! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! Ben si.
Ce soir d'octobre Ikare a tourné les talons. Me croiriez-vous si je vous disais que j'en ai chialé. Un chagrin de môme qui perd son chat auquel il tenait tant. De l'abandon, de la détresse, un sentiment d'injustice, l'apprentissage de la frustration. En plus, si il s'était contenté de ne plus publier, ou de faire ça, comme un authentique sagouin... Mais non! Jusqu'au bout, ce mec reste classe. Il dit au revoir simplement avec ses mots, et "clic !", plus rien... Il ne me restait plus qu'a accepter.

  1. Polyphème 22 oct / 21:45

    Un type que je ne connais pas me rend triste en quittant mon quotidien alors que tant d’autres que je connaissais, en me quittant, m’ont rendu service :cry:


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Après avoir laissé ce message, mes grosses larmes et moi, nous nous sommes levés du siège. Je me suis dirigé vers la chambre où se trouvait mon copain, allongé sur le lit, paisiblement en train de lire. Je me souviens m'être planté devant lui, avec mes grands yeux pleins de chagrin.
Lui, inquiet :
-"Qu'est-ce qui t'arrives ?"
-"C'est Ikare...C'est fini !", bafouillais-je, d'une voie tremblante.
Vous imaginez bien qu'il était au comble de la perplexité. Je n'arrêtais pas de lui parler de ce blog, depuis un bon moment, mais il était loin, très loin de s'imaginer ce qui se passait dans ma tronche.
Lui : ...?!?!
Evidemment qu'il ne pouvait pas comprendre. Je repars dans le bureau et me recolle devant l'ordinateur. Je relis plusieurs fois le billet, comme pour me persuader que je ne rêve pas.
Dépité, j'abandonne et éteins l'ordinateur. Je vais me mettre au lit. Je reste assis, les yeux hagards, les lèvres serrées, sous le regard de ma moitié de plus en plus interloquée.
Lui : "J'aimerais te dire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, visiblement, quelque chose m'échappe !"
Moi, livide: "Il n'y a rien à dire." Je finis par m'allonger et tente de me détendre.
Intérieurement, je bouillais: "Mais c'est pas possible, je vis un drame, et lui, tranquille, il lit Harry Potter !". Légère envie de violence.

Inutile de vous dire que les jours qui suivirent, furent ponctués par les visites désespérées, pendant lesquelles, je priais pour trouver un nouveau post. Mais non, Ikare avait bel et bien foutu le camp pour laisser Florian en paix.


Soucieux de bien me faire comprendre et de ne pas passer pour un psychopathe en puissance, j'insiste sur le fait que l'expérience vécue n'a rien à voir avec une fixette d'un amoureux transit. D'ailleurs, vous aurez remarqué que je parle toujours d'Ikare, le personnage dont je lisais les aventures sur le net, et non de Florian, la personne, qui est certainement un garçon charmant, mais que je ne connais absolument pas. C'est compliqué, hein !
Comme je vous le disais dans la première partie, il y a des moment où on est mal, et donc, vulnérable. J'étais dans un de ces moments où je savais que quelque chose déconnait sans être capable de dire quoi. Ikare (et Gauthier également, bien que, le concernant, les choses se soient déroulées de manières moins violentes et donc, moins douloureuses !) Ikare, disais-je, m'a amené, sans que je m'y attende à regarder là où ça faisait mal chez moi. Tout simplement.

Alors la voilà, la pathétique rencontre de Polyphème avec le monde du blog, mais au travers du blog, sa rencontre avec lui-même. Elle a commencée dans la souffrance, mais comme les jolies histoires de mon enfance, elle finit bien. Aujourd'hui j'arrive à en rire parce que j'ai compris ce qui s'y ai joué, j'ai compris que je n'étais pas taré, (même si je vous ai convaincu du contraire!), et même, je vais jusqu'à dire que cet évènement, a été pour moi, pour mon bien être, d'une importance capitale. Si je ne m'étais pas laissé entrainé par le plaisir de lire Ikare, je n'aurais pas pu mettre à jour les failles qui me rongeaient depuis si longtemps, et qui ne demandaient qu'à s'exprimer. Ikare ne fût que le déclencheur, le détonateur d'une souffrance ignorée, mais bien réelle.

Ce message, je l'écris pour tous les Polyphèmes du monde, qui vivent cachés derrière les autres, persuadés qu'ils sont, d'être des "pas-grand-choses", des "petits riens". A vous tous, ne désespérez pas, un jour, votre Ikare à vous viendra...


Avec toute ma bienveillance,

Polyphème qui sort de l'ombre.






Vous ne lirez plus mes commentaires de la même manière (1ère partie)

En publiant se post, je cours le risque de passer pour un taré fini (pour ceux qui me lisent déjà, ça ne changera pas grand chose!). Je cours le risque de voir mes 3 lecteurs fuir en courant... Les rencontres déterminantes dans notre existence sont suffisamment rares et précieuses pour être dites. Du reste n'est-ce pas la fonction du blog, que de permettre de dire les choses tel qu'on peut le faire sur un divan. Alors ce risque je l'accepte, dût-il me mettre en marge pour cause de folie furieuse. Je vous laisse juge.

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Le blog est un truc définitivement génial. Je me contentais d'être lecteur, auparavant. Qui plus est, un lecteur discret, qui lâchait rarement des commentaires, persuadé que j'avais moins de choses à raconter que les autres ! Peut-être est-ce vrai, mais ça ne me dérange plus.
J'ai commencé à lire certains blogs à une période où ça allait plutôt mal. Je me précipitais quotidiennement sur le blog d'Ikare qui me fascinait.

Comment ce faisait -il que ce garçon puisse avoir une vie aussi trépidante, riche en rencontre, en activité, et que la mienne soit aussi insipide...Cafard. Petit à petit, je m'y rendais plus fréquemment, plus longtemps, bref, ça a un peu dérapé façon psychose. Je ne pouvais plus vivre sans ma dose quotidienne d'Ikare, qui était la seule chose qui me permettait de garder la tête hors de l'eau. Et paradoxalement, plus je le lisais, plus ma vie me semblait nulle. Amis blogueurs, vous ne soupçonnez pas l'impact que vous pouvez avoir sur la vie des majorités silencieuses.

Vous nous faites régresser à l'époque du collège, du lycée, où il y a les gens populaires, que tout le monde cherche à fréquenter, et les autres, les loosers, les chétifs, binoclards, mal habillés, mal aimés, que tout le monde évite. La situation emblématique, maintes fois rabâchée, de l'introverti, du perpétuel effacé, est ce moment terrible, dans les cours de sport, où les deux types les plus populaires de la classe étaient chargés de faire leurs équipes, appelant un à un, les élèves sur qui se portaient leurs choix. Alors on attendait, attendait, attendait. D'abord les fidèles, moyennement populaires, qui vivaient dans l'ombre de leurs idoles et que les chefs se disputaient pour leurs qualités sportives. Puis les autres, puis moi, humilié, qui étais subi plus que choisi.


Ikare, Gauthier, sont de ces "personnalités virtuelles",(dans la mesure où je ne les connaît pas, et surtout dans la mesure où ils ne se reconnaissent certainement pas dans l'image que je décris, cette image que j'ai eu d'eux!), pour qui tout semble simple, ils semblent à l'aise dans toutes circonstances, ils ont pleins d'amis, bref, ils gonflent les types comme moi... Encore une fois, je ne suis pas dupe, les choses sont loin d'être aussi évidentes, il n'empêche que leurs blogs respectifs reflètent ce qui me faisait cruellement défaut, il y a quelques temps... Il étaient vivants.
Vous aurez certainement remarqué, pour l'avoir peut-être vécu vous-même, que plus notre existence nous paraît merdique, plus on investit/vampirise celles des autres.

Donc, dans ma soif de vie, dans ma boulimie d'existence, dans ma fuite éperdue de ma réalité comateuse, je passais mon temps libre à zapper d'un blog à l'autre, de manière quasi compulsive, dans l'angoisse de perdre une miette de leur intimité, dix fois plus palpitante, que mes 28 années passées à encombrer le sol de mon entourage. Ça peut paraître horrible de dire les choses comme ça, mais pourquoi le nier ? Je l'ai réellement pensé !
J'allais cahin, caha, pour finir KO.

Depuis son "Changement d'habitude" du 27 septembre 2007 qu'il avait posté à 23h50, je me suis autorisé un commentaire assez neutre, histoire de lui dire que j'avais bien accroché à ce qu'il faisait:

  1. Polyphème 29 sept / 12:36

    Cher monsieur Ikare,

    J’ai découvert ton blog il y a quelques temps.
    Je vis dans un monde à des années lumières du tiens mais j’aime lire tes billets.
    Quelle fraîcheur !!

    bien amicalement


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Depuis un moment, cependant, Ikare se faisait plus distant. Son rythme de publication se faisait plus lent. Ces billets étaient moins inspirés, un peu comme les déclarations d'amour dans un couple finissant, où l'on sent, malgré les efforts pour le dissimuler, que le "truc" n'y est plus, qu'on ne compte plus comme avant pour l'autre... Ce billet racontait, finalement, un truc assez banal, l'arrivée de son Iphone qu'il attendait depuis si longtemps, mais tellement bien écrit, façon Ikare, quoi. Et puis plus rien, pendant plusieurs jours, si ce n'est les messages qui s'amoncelaient, auxquels il répondait de quelques mots laconiques. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, au bord de l'explosion, je lui lançai un appel au secours pathétique sous forme d'un commentaire qui se voulait drôle, mais qui transpirait le malaise. Jugez plutôt :
  1. Polyphème 15 oct / 12:45

    Cher Ikare, où es tu? Nous sommes inquiets.
    As-tu été aspiré par ton Iphone? :cry:

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PA-THÉ-TI-QUE!!!
Bien entendu, je n'ai eu aucune réponse. Pourquoi m'aurait-il répondu? Il ne sait même pas que j'existe (ça n'a pas changé d'ailleurs!). Je laissai passer 1 journée et revint à la charge, en manque de ma dose de "vie de substitution", avec un troisième commentaire tout aussi inintéressant que les deux précédents. Mais cette fois, je décidai de jouer, sournoisement, la carte de l'intimidation tellement subtile qu'elle passa tout aussi inaperçue que les autres.

  1. Polyphème 16 oct / 10:07

    Balances vite ton Iphone, j’ai vu ce matin à la télé que s’est bourré de produits toxiques!! :grin:


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Lorsque le présentateur de la matinale, Bruce Toussaint, avait annoncé la nouvelle, j'y avais vu un prétexte pour laisser derechef, une trace de ma présence sur la toile. Je dû me faire une raison et espérais qu'il se décide à publier rapidement un nouveau billet qui me permettrait de reprendre le cours de ma vie anormale...

jeudi 7 février 2008

Le complexe de Polyphème

Il est des moments parfois douloureux dans la vie. En général, ce sont ceux qui suivent une prise de conscience. La mienne, mardi dernier, fut brutale...

Je revoyais, mon ami S., qui a la plus belle qualité qu'un ami puisse avoir, à mes yeux, il est capable de me faire rire aussi facilement qu'il peut me faire pleurer. Desproges, (si je ne le cite pas, je vais encore me faire engueuler !) aurait dit de lui qu'il est porteur d'un gai désespoir. Cette espèce de douleur sourde, profondément enfouie dans les abysses de son intimité psychique, (dont il n'autorise personne à aller la caresser du bout du doigt) et qui le pousse, comme Beaumarchais, à rire de tout de peur d'avoir à en pleurer.
Eh bien oui, il est comme ça, S. Ce garçon, en plus d'être drôle, pousse l'indélicatesse jusqu'à être également, très cultivé et d'une rare intelligence. Mais surtout, il ne faut pas lui dire, car il n'en a absolument pas conscience, alors chuuut!

Bref, l'un de ces soirs où nous nous rencontrons pour parler de nous et de rien, le sujet de la conversation, par je ne sais quel hasard, est arrivé sur les femmes. Oh ! Je sais ce que vous êtes en train de vous dire, la femme est à Polyphème ce que le jeune est à Sarkozy, l'un et l'autre en parle beaucoup pour dire des conneries, pourtant, ça fait longtemps qu'ils n'en n'ont pas vu de près ! Et là, je dois admettre, vous n'auriez pas tort. Vous remarquerez au passage, que j'ai pris pour illustration, celle qui incarnait l'idéal féminin avant qu'elle ne ressemble à un vieux paillasson tout dégueulasse !

Comme à son habitude, lorsqu'il met son costume de mec sérieux, S. est émouvant. Je me retiens de le faire sauter sur mes genoux, comme l'enfant qu'on veut consoler, à qui on essaie d'arracher un rire libérateur. La seule chose qui me retient est avant tout la peur du ridicule, puisque nous sommes dans un établissement du genre "Saloon", où des vrais mecs, tatoués et tout, et tout, boivent des vraies bières, bref, nous sommes cernés par les cow-boys mais rien a voir avec Brockback Mountain, alors on se calme.
Vous remarquerez encore que je n'ai pas cédé à la facilité qui m'imposait d'exposer le corps d'un éphèbe pré-pubère dans le seul but d'exciter la libido d'une certaine catégorie de lecteurs. Non, mais, c'est vrai ! Pour racoler, certains se seraient contentés de ça :
Mais moi, c'est pas mon genre, alors pas de ça chez nous !

La deuxième raison tient au fait qu'à son intelligence, sa sensibilité, sa culture et sa bonhommie, il faut ajouter une hétérosexualité parfaitement assumée qui l'aurait certainement poussé à me faire une remarque désobligeante sur ma tentative de rapprochement innocent, mais bon, quand même...!
Mais mon attendrissement, si sincère qu'il soit, fût de courte durée...
Voilà t'y pas, qu'au détours d'une phrase anodine, il me balance une phrase du genre, "Dans tes propos, tu es dur, voir violent, avec les femmes, comme sur beaucoup d'autres blogs d'ailleurs."
La conversation s'engage.
Ouiiiii, mais quand même, dis-je avec une mauvaise foi à peine voilée, c'est pour de rire, c'est de l'humour... bla,bla,bla !
Et plus j'essayais de le convaincre, plus je devais me rendre à l'évidence... Je suis misogyne.

C'est nul, comme prise de conscience. Moi qui me pensais au-dessus de tout ressentiments envers toute communautés, engeance, etc... Je peu dire qu'il m'a fait tomber de haut. Comme disait Bernard Hettier : "Ça me scie, ce que tu me dis là, ma pov' Simone !".
Il m'a bien fallu me rendre à l'évidence. Je décharges mon désamour sur les femmes, dont je n'ai rien à foutre (ce ne serait pas une contrepétrie, ça ?)
Voilà, il avait raison le Maître Verges des jupons.
Et, grand seigneur, comme à mon habitude, j'ai reconnu qu'effectivement, j'ai peut-être un problème avec la gente féminine.

Mais après tout, je ne peux pas en vouloir à ma Isabelle Alonso(bois voir si le loup y est!!). Il n'a fait que me mettre en face de la réalité, le nez dans mon caca. Et puis, n'est-ce pas ce qu'on demande à un ami ?

Alors, pour faire amende honorable, je vais me livrer devant vous à un exercice qui m'est peu coutumier, je vais flatter une femme, et quelle femme?
Juliette Nourredine est, à mon avis, l'une de nos grandes chanteuses Françaises, dans la veine de Fréhel. Elle écrit et compose de manière magistrale et vient de sortir son nouvel album "BIJOUX ET BABIOLES" et il est très, très bon.
Voilà, j'ai fait court, mais bon, c'est une rééducation.
Et puis, il n'y a rien d'autre à dire, elle écrit divinement bien !

Pour clore le sujet, en hommage à La Fontaine que S. apprécie tant, j'écris :

Bien idiot, qui, de la femme, instruit le procès,
Faisant feu de tout bois, il est bien sûr de perdre,
L'usage des moqueries et des prompt quolibets,
Sur elles, ont pour effet, le tort de l'homme acerbe !

Ceci ne s'applique pas à laeticia hallyday, qui reste la reine des truffes.

vendredi 25 janvier 2008

Danse avec les poux


Mea culpa,

Hier soir, pour faire plaisir à mon ami G.., nous avons accepté d'aller voir le film dont il avait envie. Ma grande nouille, toujours partant pour un ciné à dit OK tout de suite.
Moi, j'étais pas très chaud. "INTO THE WILD" ne me disait rien. Je suis toujours méfiant à l'égard des films qui sont des injonctions à rêver, que tout le monde adore, parce que c'est formidaaaaaable ! Quelle leçon de viiiiie ! Quelle délicateeeeeeesse ! Quelle poésiiiie ! BEURK !

Mon snobisme, de moins en moins latent, m'oblige à ne pas m'extasier comme un couillon, la larme au groin, devant "LE DERNIER TRAPPEUR", qui par ailleurs, est l'un des films les plus agaçant qu'il m'ait été donné de voir. Lorsqu'un homme des bois, barbu en diable, sentant le gibier mort, vient me donner une leçon de vie, à moi, pauvre petit citadin, dont l'identité s'est diluée dans la folie des villes, je pouf ...

Bref, mettant de coté mes a priori de petit bourgeois, je me laisse emmener, jusqu'au complexe cinématographique dont l'architecture audacieuse n'est pas sans rappeler la petite entreprise de casse/carrosserie de mon tonton Johnny.

Une anecdote au passage, la dame qui trône dans son bocal à l'entrée du cinéma doit avoir dans les 102 ans. Lorsque je me suis approché, j'ai cru qu'elle était décédée. En effet, de son visage buriné, tombaient deux énooormes paupières qui lui recouvraient les joues.
A ce moment précis, j'avoue avoir eu une réminiscence. Je me suis revu dans l'aquarium de Saint-Malo face à des créature aquatique à l'aspect singulier dont j'ignorais tout de l'existence jusqu'alors.

Après avoir pris nos places et des photos de la dame exotique derrière la vitre, nous nous sommes enfin retrouvés dans la salle obscure, les deux zozos super-hyper contents d'être là et moi déjà dans un état catatonique. Mon amoureux a eut à peine le temps d'essuyer le petit filet de bave coulant des commissures de mes lèvres que le film commençait...

Fin des années 80, un type de 22 ans boucle ses études et sa valise. Son rêve, voyager, partir loin de cette société dans laquelle il ne se reconnaît pas. Il brûle papiers d'identité, cartes de crédits, billets de banque et en avant Guingamp !!

CE QUI SUIT DÉVOILE LA FIN DU FILM

J'ai été agréablement surpris par ce film, je dois l'admettre. Plutôt qu'un film sur la communion Homme/Nature, c'est surtout un film sur la recherche d'identité d'un type dont le passé le pousse à aller voir ailleurs si il y est.

C'est aussi une bonne explication de la folie de ce jeune homme qui vit dans l'illusion de pouvoir se détacher du reste de l'humanité et surtout de son histoire. Ce garçon à l'enfance mal menée, n'a survécu qu'en se complaisant dans le fantasme qu'il existe une vérité absolue, nette et incontestable.
Lorsqu'il est môme, il meurt étouffé sous les mensonges.
une fois seul à l'autre bout du monde, sans ressource il meurt d'inanition. Il avait cru, pauvre fou, que la vérité était comestible, il a appris qu'elle est souvent indigeste...


vendredi 4 janvier 2008

Il s'est passé quelque chose ?


Je n'ai absolument honte de rien, je me pointe comme une fleur, après un mois de silence assourdissant pour mes chers non-lecteurs... J'me dégoûte !!

Bref, en un mois, que s'est-il passé..... Rien, puisque j'ai une vie dont l'inintérêt n'est pas sans évoquer la vie d'un lombric paraplégique et émasculé... Je sais, ça fait beaucoup !
A mon grand soulagement, je revois depuis quelques semaines un ami trés cher (tout ce qui est rare est cher !!). Hier soir, devant une bière, j'ai blablaté sur mon existence insipide. On se serait cru dans un film de Woody Allen.

Non content de m'obstiner à vivre, j'ai en plus franchement dépassé les limite de l'arrogance en mettant un pied dans cette salope d'année 2008. Je n'en tire aucune fièrté. Cependant, mon audace a ses limites, puisque je n'ai pris aucune résolution. Les bonnes gens ne manquent pas en ces temps de fêtes pour vous sortir le couplet du fol espoir dû au renouveau de l'année naissante...
JOYEUX NOËL !!
Et mon cul ! J'ai rarement été si triste qu'en ce moment. Certains parmi vous, chers non-lecteurs connaissent peut-être ces réveils douloureux, le matin, la boule à l'estomac, l'impression d'avoir 143 ans.
JOYEUX NOËL !!
Bref, c'est noël, je suis malheureux et je vous emmerde !
Tel le TITANIC, ma vie affective est en train de sombrer dans l'océan de mes illusions.
Mes études qui furent un moteur jusqu'à maintenant, me laissent indifférent.
JOYEUX NOËL !!
Ingrid Bétancourt est toujours on ne sait où.
Mon pays vend des armes au malicieux colonel FIFI.

Fin d'année un chouilla inconfortable moralement parlant...