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dimanche 24 janvier 2010

Abracadabra !!

A la différence de Michael Jackson et de Michelle Torr, je suis encore de ce monde.

Aucun extra-terrestre ne m'a enlevé. Fadela Amara (en parlant d'extra-terrestre) ne m'a pas Karcherisé.

Je suis très absent. Plusieurs raisons, la première est que j'ai besoin de souffler un peu. La disparation de ma grand mère a provoqué quelques grandes réflexions chez moi, et un besoin d'isolement. J'ai toujours trouvé très con l'utilisation du mot "disparition" dans le cas d'un décès. Mère-grand est morte, elle n'a pas croisé Gerard Majax !
Je me suis tenu à mon plan initial, le lendemain de l'enterrement, j'ai fêté mon anniversaire. Un bonheur. Il ne manquait aucun des amis qui me sont les plus chers. Mon copain Steph était là, comme je l'ai toujours connu, porteur de cette sobre distanciation qui lui permet de me rire au nez sans jamais trop me vexer. Ce type est incroyable.

Si ma mémoire est bonne, il est le premier de mes amis à avoir été mentionné sur ce blog et il est le seul à en connaitre l'existence. Un chic type...hétérosexuel*, mais un chic type quand même.

Bref, cet anniversaire a été une réussite et j'ai passé une très bonne soirée.

La deuxième raison de mon effacement, est que je croule sous le travail. Je pensais avoir énormément travaillé pour la licence, je m'aperçois pourtant que c'était peu de chose comparé au travail que demande la préparation d'un master. Je passe donc beaucoup de temps dans les rayonnages de notre jolie médiathèque municipale, qui ressemble à une version miniature du centre Pompidou. Qu'importe, c'est calme, neuf, coloré et propice à la concentration et à la réflexion.



A très bientôt,

Polyphème





*NDLR : L'hétérosexualité n'est ni une honte, ni une maladie. Certains prétendent qu'elle est génétique, pour ma part, je reste convaincu que chacun doit pouvoir vivre comme il l'entend. Ne comptez donc pas sur moi pour introduire une saillie drolatique concernant ces gens qui méritent respect et considération. De même tout commentaire injurieux hétérophobe ou raciste sera immédiatement supprimé.

dimanche 3 janvier 2010

Mère-grand a toujours le dernier mot.

Avant-propos : Bonne année à tous, bla, bla, bla, mon cul sur la commode, prospérité... C'est fait.

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Avant-propos (bis) : Ben dis donc, avec tout ça, je n'ai même pas fêté les deux ans du "journal de Polyphème" en novembre, bla, bla, insignifiant, bla, bla, nombril, nombril, rien à fout', bla, bla, ch'uis l'plus fort, bla, bla même pas mal...

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Je ne vous ai pas dit qu'il y a deux mois et demi, Mère grand Polyphème, celle là même qui avait vu le loup, avait été placée en maison de retraite. Ses crises d'angoisse à répétition étaient devenues ingérables pour ses enfants. Mère-grand n'a jamais accepté ce placement qu'elle a vécu comme une traîtrise et un abandon.


Les fêtes de fin d'années m'ont imposé de descendre à Avignon, une vieille intuition-qui-pue m'a commandé d'aller l'embrasser avant de partir, histoire de causer un peu et de veiller à ce que tout aille bien pour elle. Lorsque je suis arrivé, j'ai trouvé Mère-grand, seule, très malade, seule, affaiblie, seule, et très déprimée. Vous ai-je dit qu'elle était seule ? J'ai passé deux heures avec elle et nous avons bavardé. Assis sur le coin de son lit, je lui tenais la main et petit à petit, une chose simple, limpide s'imposait à mon esprit : Nous étions en train de nous dire adieux. Ses forces l'abandonnait. Nous avons parlé de tout, de rien, du temps que nous avons passé ensemble, de la famille, mais tout a été dit au présent ou au passé. Le futur, n'existait plus pour elle. Elle le savait, je le savais...nous étions seuls.

Ce jour-là, j'ai pleuré sa mort.


Il ne lui aura fallu que deux petits mois de maison de retraite pour s'étioler, se faner et, il faut bien le dire, se laisser mourir dans une chambre minuscule et sordide, dont la seule chose accueillante était le lit sur lequel elle s'abandonnait au sommeil, dernier rempart contre l'ennui.


Hier, de retour de vacances, j'ai trouvé sur mon répondeur un message de mon père me disant que mère-grand avait été hospitalisée. Elle est encore aujourd'hui dans un état végétatif et ne répond plus. Qu'importe. La nouvelle m'a à peine angoissé tellement c'était évident. Je me suis rendu à son chevet pour prendre sa main une dernière fois. Non pas pour elle qui s'en tamponne, mais surtout pour mon père qui ne dit rien mais qui est certainement bouffé par la culpabilité, à tort ou à raison, la question n'a plus d'importance pour moi. A lui de gérer ça.


Ma grand mère, j'ai eu la chance de la côtoyer assidument ces dernières années et je crois pouvoir dire que j'ai eu une relation privilégiée avec elle. Une forme de complicité et d'honnêteté nous a permis de regarder "les feux de l'amour ensemble" en se moquant des comédiennes maquillées comme ces filles de fêtes foraines qui rient trop fort. Cette culture télévisuelle est d'ailleurs un atout, fan de "Derrick" et "Des chiffres et des lettres", le coma lui est familier.


Samedi prochain, j'avais prévu de fêter pour la première fois mon anniversaire (ça promet d'être drôle car je ne connais pas la procédure qui permet de mener à bien ces évènements festifs). Peut-être, certainement, que d'ici là, elle aura franchi la dernière marche qui la séparait de l'autre monde. Mais je décide de maintenir cet anniversaire, dussé-je souffler mes bougies au travers de ma mantille.

Cette femme a énormément d'importance pour moi. A l'époque bénie où j'allais dégueuler mes névroses sur la satinette d'un improbable divan, c'est vers elle que je me suis tourné pour essayer de comprendre comment fonctionne cette famille. C'est en partie grâce à cette relation que j'ai pu avancer, que j'ai pu sortir du trou au moment où elle s'apprêtait déjà à y entrer. Ce que j'ai reconstruit aujourd'hui, l'homme que je suis devenu, s'est édifié sur cet amour et cette confiance inconditionnelle que nous avons partagé. Célébrer mon anniversaire, continuer à rire à la face de cette connasse de faucheuse qui ne me loupera pas non plus, me presser d'aimer mes chers-pas-encore-disparus, est un devoir envers elle. Mon anniversaire sera aussi un peut son héritage et sa victoire.


Mon premier anniversaire, sera assurément le plus beau.

lundi 5 octobre 2009

Le chemin.

Je me suis souvent considéré comme une perruche dépressive. J'ai souvent eu l'impression d'être un mixte entre Babar et Sophie la girafe qui couine dès qu'on la presse.
Pourtant, depuis plus d'un an et demi, je vis dans une phase ascendante. Je ne lâche pas le mot euphorique car l'euphorie, par définition, est souvent passagère, et les descentes n'en sont que plus brutales.
J'ai dépassé beaucoup de choses. Pour ceux qui sont venu régulièrement, il ne vous aura pas échappé que ce blog tourne sur la zone restreinte de mon nombril. C'est tout à fait normal puisque j'ai commencé à écrire alors que j'étais en pleine analyse, et que j'avais super mal.
Depuis... on peut dire que les prises de consciences ont été parfois dures, mais toujours salutaires.
(Penser à envoyer un bouquet de fleur à la salope qui m'a fait chialer pendant 4 ans sur son divan.)
Ce qui me surprend le plus dans cette histoire, c'est que lorsque je me retourne sur cette épopée, j'ai l'impression qu'il ne s'agit pas de moi, mais d'un autre. Je me sens tellement différent, tellement appaisé que la seule chose qui puisse encore témoigner de cette époque est le petit tas de cicatrices que je porte comme autant de trophés et de blessures de guerre.
Nous avons, tous plus ou moins, de ces petites marques qui constituent une sorte de cartographie de nos malheurs et de nos petites misères.
Bref, que reste t-il de Polyphème ?
Le gras. Mais pas seulement...reste aussi l'envie de nouveaux projets, l'éveil de nouvaux intérêts.
Depuis deux semaines, je prends des cours de LSF. J'apprends donc à signer, à mimer et à me déformer le tronche dans d'improbables grimaces. Je recommande chaudement cette activité à tous ceux qui veulent apprendre le second degré. Après avoir fait le pitre pendant deux heures devant des inconnus, on voit la vie différemment.
Bref, je m'éclate.

vendredi 18 septembre 2009

En passant.

Mes chers amis,


Mes silences n'ont rien à voir avec la grippe A. Je ne suis pas mourant, à peine agonisant sous le poids de l'actualité médiocre que je ne manque pas de consulter tous les jours.

Admettez que rien ne nous a été épargné.

Le vent de panique virale qui souffle sur nous a tendance à nous rendre parano. Hier, j'ai dû me résoudre à abattre ma boulangère qui avait mauvaise mine. Lorsque je lui en ai fait la remarque, elle a objecté qu'elle avait tout simplement mal dormi... Menteuse ! Pan ! La grosse dame au regard vaguement porcin est tombée la tête dans son tiroir caisse.

La grippe A ne passera pas par moi... Smith et Wesson veillent.

Quoi d'autre ? Le feuilleton du moment. Le PS, englué dans son petit complexe du naufrage perpétuel. La parution du livre " Hold-uPS, arnaques et trahison "(éd. du Moment), dévoile une fraude électorale qui aurait faussée la désignation de la première secrétaire du parti.
Étant bien entendu que je ne suis qu'un flacon d'acide, quelques questions s'imposent à mon esprit vicieux :

- Y a t-il eu réellement fraude ?
- Si oui, qui aurait pris autant de risques et dépensé autant d'énergie pour placer Martine à la tête du parti ?!
- Que fait la police ?
- Est-il plus inquiétant de constater une fraude dans une élection interne (PS) que de d'assister à une primaire (UMP) """réglementaires""" avec un candidat unique, en vue des Présidentielles 2007, qui, dois-je le rappeler, sont des élections nationales ?
- Qui est François Fillon ?

Bref, côté politique, c'est au pire la grande angoisse, au mieux (et c'est mon cas) l'occasion d'une franche rigolade qui reste mon meilleur rempart contre le désespoir...


Amis, je vous souhaite bon courage et surtout, comme disait Che Guevara ne vous laissez pas abattre !



Avec toute ma bienveillance,


Polyphème.

mercredi 19 août 2009

Je crois...

Je crois qu'il s'est passé quelque chose.

Cela doit faire trois semaines que je n'ai rien écrit, et pour cause :

Les résultats officiels sont définitivement tombés et je suis bel et bien licencié (arf ! Je ne me lasse pas de le dire et de l'écrire)

*Penser à organiser une grosse fête pour la fin du mois ou début septembre.

J'ai travaillé sur mon dossier de candidature en Master 1 puisque je pousse l'insolence à continuer mon parcours contre vents et marées. Le dossier est envoyé et j'y ai tout glissé pour donner envie à la commission de me prendre (oh oui!).

* Penser à acheter un fusil à lunette pour convaincre les réfractaires.

Hector et moi revenons ce soir même d'une petite semaine de vacances au pied du Mont Blanc et nous avons eu un gros coup de cœur pour le lieu. La fille qui nous a accueilli est géniale et j'ai décidé unilatéralement qu'elle allait devenir une amie, c'est comme ça et pas autrement.

*Penser à inviter Kiki (c'est elle) à la fête que je vais organiser.

Je me demande si nous allons nous en tenir à notre envie, dans les mois qui viennent, de tout plaquer et d'aller vivre là-bas...


Je crois que l'avenir me réserve plein de bonnes choses et de belles rencontres.

dimanche 12 juillet 2009

Pourquoi Polyphème a été silencieux

Le temps a commencé à s'accélérer depuis la mi-juin, c'est à dire depuis que j'ai passé mes examens. Aujourd'hui, avant même d'avoir les résultats officiels et en observant simplement les notes qui sont données au goutte à goutte sur le site internet de la fac, je suis sûr d'obtenir ma licence de psycho. C'est donc une bonne chose et je suis plutôt fier du chemin parcouru.

Il n'empêche que les choses ne s'arrêtent pas là. Il faut penser à l'après et ne pas s'endormir sur ses lauriers. Je veux continuer à étudier, j'adore ça. Je vais essayer de m'inscrire en Master, même si les sélections sont rudes puisque les places sont en nombre limité.

Donc, côté étude, c'est l'incertitude. Il me faut tout de même penser à mon gagne-pain dans la mesure ou les études sont chères et ne rapportent rien. j'ai eu un entretien d'embauche Vendredi matin à 9H. Le seul problème est que la veille j'ai assisté au mariage de ma cousine et que je me suis couché à 3 h du mat'. Donc j'étais très frais et je n'avais pas du tout la gueule en coin de rue...

Peu importe, je suis pris. Qu'on se le dise, Polyphème avec 3 grammes et 3H30 de sommeil arrive tout de même à séduire des recruteurs. Tchin-tchin !...

Ha oui, j'oubliais ! Ce fameux mariage où mon oncle et ma tante ne voulaient pas me voir parce que les pédés, c'est pas propre, vous vous souvenez ?

Pour mémoire, les deux joyeux lurons avaient menacé leur propre fille de la renier si elle avait l'audace d'inviter un cousin homo avec son mec, à son mariage. J'avais hésité face à la solution qui m'était proposée : y aller seul. Je trouvais ça injuste. D'autant plus injuste que les propos utilisés pour parler de moi étaient choquants, pour ne pas dire absolument dégueulasses.

J'ai pris l'option de me rendre à ce mariage pour deux raisons :

1-Faire plaisir à ma cousine qui a beaucoup souffert de cette situation mais qui m'a défendu bec et ongle. Elle a en plus fait preuve d'une grande honnêteté en m'expliquant la situation. J'ai trouvé ça touchant.

2-L'autre raison était tout à fait assumée. Aller à ce mariage, être urbain prévenant, drôle, plein d'esprit pour mettre en lumière la nullité de ceux qui m'auraient foutu au bûcher dans d'autres circonstances... Bref, j'étais décidé à y aller et à m'amuser pour faire chier ce couple de connards homophobe.

Si ma présence et mon enthousiasme peuvent contribuer à faire chier ces individus, j'en suis ravi.

Le lendemain du mariage, j'ai même poussé le vice à me porter volontaire pour les aider à déménager les jeunes mariés. C'est donc tout sourire que j'ai emballé l'argenterie, porté les cartons et déplacé les meubles.

D'ordinaire, je ne suis pas un type bien, mais des circonstances exceptionnelles peuvent faire de moi un vrai gentil aimé de tous. Pan ! Dans le cul de la tante ! (la sœur de ma mère, pas moi hein!...)


Pour me détendre, j'ai décidé de refaire mon salon. Hector, profitant de ses derniers jours de vacances m'a aidé à pousser les meubles et à lessiver les murs. De bon matin, nous avons passé la première couche de peinture... c'est une catastrophe absolue. J'en ai plus sur le tee-shirt que sur le mur. La couleur est un peu zarbe et mes nerfs sont fatigués.

Pour couronner le tout, la chienne des voisins a ses chaleurs et Elliot passe ses journées à essayer de la sauter (je ne sais pas où il a pris ces mauvaises manières mais il va falloir que cela cesse !!).

jeudi 18 juin 2009

Chonchon forever

Alors voilà,


J'ai peu écrit ces deux dernières semaines. Bloqué entre mes révisions et mon organisation pour le début d'un éventuel Master à partir d'octobre 2009, je n'ai eu que très peu de temps.
Bref, les examens sont terminés et je n'ai plus qu'à attendre un tout petit mois de rien du tout pour voir tomber les résultats. Putain, ça va être long !!

C'est assez drôle de ce dire que le fait de ne pas connaître les gens personnellement ne nous empêche pas de penser à eux. Pendant mes partiels de neurosciences, j'ai eu une très grosse pensée pour Chondre.

D'une part parce je sais que nous avons en commun d'aimer les examens, ce qui nous vaut d'être pris pour de grands malades, et d'autres part, ses billets ont souvent une tonalité scientifique qui me réjouit. Je me suis amusé en imaginant la tronche de mon prof si j'avais pondu un devoir à la manière d'un billet Chondrien... Dis Chonchon, qu'est-ce que tu aurais pondu sur "Le comportement d'agression"? C'est fou de voir ce qu'on peut faire endurer aux rats de laboratoire pour mieux comprendre le fonctionnement cérébral humain. C'est fou que le rat et l'homme aient tant de choses en commun... Fou et pas rassurant...

Je me suis régalé !

Les jours à venir vont être difficiles à négocier, pour la bonne raison que j'ai passé mon année à courir après le temps et que maintenant je n'ai plus qu'à attendre, attendre, attendre...




jeudi 9 avril 2009

Faut s'tirer !

Hector et moi partons près d'Avignon pendant 6 jours pour baptiser le morveux. Hector est le parrain et moi la marraine.

Je lâche mes bouquins et je souffle un peu.

A bientôt,

Polyphème

lundi 6 avril 2009

Rien de nouveau sous le soleil...

J'ai passé un excellent week-end.
J'avais commencé par me fâcher tout rouge jeudi après midi après mon opérateur internet qui trainait un peu pour respecter ses engagements. Plus de télé, plus de téléphone, plus de web. Le lendemain, je me re-fâche tout rouge après le transporteur qui me colle un avis de passage alors qu'il n'a pas pris la peine de sonner à l'interphone. De l'autre coté de la porte, je faisais les cent pas en attendant la livraison de ma box de remplacement... Furax, j'appelle le boite de livraison, je tombe sur une dame qui ne fait aucun effort. Je prends congé d'elle en la remerciant de son inertie et de inutilité.

Cerné pas l'incompétence, rien de nouveau sous le soleil...

Tout cela ne m'a pas empêché d'aller écouter, samedi soir, une copine qui chante (fort bien) un répertoire blues/ jazz/rock dans des clubs de la ville. C'est incroyable de voir comme cette fille devient belle et rayonnante lorsqu'elle se met à chanter.


----NOTE POUR MOI-MÊME----
Penser à lui dire que lorsque je la regarde chanter, j'aurais presque envie de lui faire l'amour (rien à voir avec les bières que j'ai descendu)
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Bref, j'étais bien, avec Hector que je guettais du coin de l'oeil en me disant que décidément, je suis béni des dieux pour être aussi bien entouré. j'ai steph, qui travaille, depuis plus d'un an, à ma réhabilitation sociale et à qui je pense systématiquement lorsque je bois une bière; lui aussi est une bénédiction (même si il est hétéro et vieille France..personne n'est parfait).

je suis un grand sensible, ça aussi, ça n'a pas changé. Rien de nouveau sous le soleil...

le lendemain, dimanche, j'accompagne Hector à sa journée de répétition. C'est une occasion de me souvenir que c'est là qu'il m'a trouvé, me souvenir que le jour où il a poussé la porte pour entrer, je savais que c'était lui et qu'il était là pour moi. Une simple évidence. Me souvenir que c'est dans cette même troupe de théâtre qu'un an plus tôt, je rencontrais Steph et que la complicité allait naître de manière instantanée. Cette histoire là aussi était, est toujours evidente.

En amour comme en amitié, je suis fidèle. Rien de nouveau sous le soleil.

J'ai assisté à cette répétition avec un certain plaisir. Voir mes anciens camarades jouer la comédie m'a fait rire et m'a ému. Et puis maintenant, c'est mon grand frère qui fait partie de cette troupe. Vous ai-je déjà parlé de mon frère ? Je ne crois pas. Trop vif, trop douloureux. Si ma souffrance avait un nom, ce serait le sien.

J'ai appris à vivre avec, rien de nouveau sous le soleil...



jeudi 15 janvier 2009

De retour.

Les fêtes de fin d'années sont passées et tant mieux. C'est chiant noël. Le nouvel an me gonfle.
Je me remets à pianoter un peu. Je suis moins débordé, et puis il se passe des choses dans mon petit univers.

- Le poulpe a jeté l'éponge. Fait chier !! J'aimais bien son humour décalé et ses billets légers mais loin d'être cons.

- Elliot grandit et pour noël, sa tata plastik, qui veut nous ridiculiser, n'a rien trouvé de mieux que de lui offrir un joli petit manteau pour ses balades... Difficile à assumer dans la rue.

Je vous laisse juger:



- Sinon, j'ai repris contact avec des filles ultra-sympa avec qui je sors un peu. J'imagine que ça vous paraît banal, mais pour moi, avoir une vie sociale, c'est une petite révolution !!

- J'ai enfin eu la note de mon projet de recherche sur la catégorisation sociale et la discrimination à l'embauche : 15. Compte tenu du travail que ça représente, je peux être content de moi.

- Comme je l'ai écrit dans mon précédent billet, j'ai eu 30 ans, je vais bien. Mon père comme les années précédentes ne m'a pas appelé. La différence, c'est que ça ne me fait plus mal, pour tout dire, j'en ai rien à carrer.

- Dans la même idée, c'est les gens réellement importants pour moi qui m'ont fait signe. Dont mon copain S. Ce mec est une bulle de savon dans ma vie. Même qu'un blogueur m'a téléphoné et que ça m'a fait super plaisir !!

- Cet année, il y aura eu aussi le commencement de cette correspondance assidue avec un lecteur qui a un point commun avec moi, il fait passer tout son désespoir dans son humour grinçant. Je crois que nous partageons cette maxime : "mieux vaut rire que mourir."


A bien y réfléchir, je me suis rarement senti aussi cool.

La vie, c'est simple comme un anniversaire.

jeudi 18 décembre 2008

Les miraculés.

Hasard du calendrier ? La vie me fait un drôle de clin d'œil.

Au moment où les médias se font l'écho du discours présidentiel sur le thème de la diversité (diverses cités?) je poste aujourd'hui même mon projet de recherche sur le thème du préjugé et de la discrimination. Mon tuteur devrait rapidement le corriger et le noter.

Ce travail explique aussi ma discrétion des derniers jours. Plus j'ai appris sur ce thème, moins je nourris d'espoirs concernant l'évolution de la situation.
Il me semble difficile en tout cas de régler le problème par une loi dans la mesure où les processus en jeux sont culturels, cognitifs et tiennent quasiment du réflexe social.

Mais quelle autre solution mettre en place ?
Je crois en l'exemplarité. Le pouvoir exécutif pourrait agir sur le champ sémantique pour que dans les discours officiels :

-"Jeune" ne soit plus synonyme de "racaille".
-"chômeur" ne soit plus synonyme de "parasite".
-"homosexuel" ne soit plus synonyme de "pervers".
-"Français" ne soit plus synonyme de "blanc de peau".
-"fonctionnaire" ne soit plus synonyme de "fainéant privilégié".
-"Parler fort et gesticuler" ne soient plus synonymes d"efficacité".
-"patient d'un service psychiatrique" ne soit plus synonyme "d'assassin potentiel".

Évidemment, si vous êtes un jeune Français, noir , sans emploi, homosexuel, soigné pour un problème d'hyperactivité et dont les parents sont fonctionnaires, je vous suggère un voyage à Lourdes.

mardi 18 novembre 2008

Le jeu des 7 erreurs.

Quel est la différence de traitement médiatique entre un honnête homme qui a eu un petit coup de mou et un malade qu'il faut enfermer à vie?

Le hasard fait bizarrement les choses. Il y a quelques jours, l'horreur a encore déferlée dans nos journaux. On apprenait qu'un patient d'un hôpital psychiatrique, vraisemblablement atteint d'un pathologie lourde, avait poignardé un jeune homme qui sortait d'un commerce. Je me souviens d'ailleurs que tous les journaux ont insisté sur le fait que la malheureux était un jeune enseignant chercheur. Je n'avais pas pu m'empêcher de me poser la question suivante (vous commencez à me connaître, vous savez que je suis vicieux) : Aurait-on donné autant de précisions, l'affaire aurait-elle été moins dramatique, si la victime avait été chauffeur-livreur?

Il n'en fallait pas plus pour que les vieux démons sécuritaires reviennent sur le devant de la scène médiatique. On a donc reparlé des projets de lois visant à enfermer à long terme les malades jugés dangereux. Lorsqu'il m'arrive d'aborder le sujet avec des gens de ma famille, j'ai toutes les peines du monde à leur faire comprendre ce qu'est une pathologie mentale. D'ailleurs, j'échoue systématiquement. Il est vrai que c'est compliqué, abstrait et surtout, pas rassurant.

Donc les professionnels de la santé ont beau expliquer au public (qui s'en fout) que le meilleur moyen d'éviter ça c'est de donner à la psychiatrie les moyens de soigner les patients correctement, tout cela reste lettre morte. Il en va toujours également d'amalgames vaseux entre le patient de la psychiatrie et le criminel fourbe feignant la folie pour échapper à son châtiment.

Hier, un député Français semble avoir laissé éclaté sa dépression en commettant l'irréparable. Après avoir battu et tué sa compagne à coup de revolver, il s'est donné la mort.

L'article de presse fait état de la grande détresse de l'homme qui a sombré dans la dépression à la suite d'un revers électoral. On parle de consternation et de l'émotion des amis politiques. Je remarque qu'il n'y a pas de relance sur la dangerosité des patients de la psychiatrie (puisque l'homme en question avait déjà effectué un séjour en maison de repos).

Pourtant, dieu me patafiole (dirait un Desproges), la différence est que le député a supprimé deux vies et non une!! Où sont donc tous les chiens qui aboient lors du passage des caravanes? Rien? Pas un miaulement?...
L'indigné de service que je suis ne peut donc que reposer la question :

Quel est la différence de traitement médiatique entre un honnête homme qui a eu un petit coup de mou et un malade qu'il faut enfermer à vie?

jeudi 30 octobre 2008

Le chien gazeux

Demain ma journée va ressembler à un marathon.


Je dois passer chez mes parents. Le but est de pouvoir rendre ensuite visite à mère-grand qui vit au bout de leur rue. Elle appréciera et moi aussi. J'en profite pour dénicher un vieux matelas pour habiller un lit-cage ancien réhabilité en banquette de salon (manque plus que la loupiote rouge et on se croirait dans une boîte à putes).


Le soir même, mon ami S. me présente enfin la fille qui le rend heureux. C'est important pour moi et je pense que pour lui aussi.


Dans la série « j'occulte des choses importantes » la panne d'internet dont j'ai été victime dernièrement ne m'a pas laissé la possibilité de vous raconter qu'il y a un nouveau venu à la maison. Depuis le début de notre histoire, Hector n'arrête pas de me tanner le cuir pour que j'accepte de prendre un chien...c'est chose faite. Je ne pense pas trahir son anonymat en vous révélant son vrai prénom: Elliot. La bête à 3 mois et demi et est un croisé cavalier King Charles/Whippet.


Hector est heureux et moi aussi...


Seul petit inconvénient, il me semble que ce chien dégage des gaz abominablement malodorants. Et là, je dis STOP !! Le pipi du matin sur mon parquet fin Emile Loubet, début Armand Fallière, le déniapage en règle des coussins, tout ça, ça fait partie du jeux ma pov'Lucette, j'assume!

Mais se retrouver avec un chiot qui fait craquer tout le monde en public et qui nous asphyxie en privé, NON! Déjà que l'autre jour, alors que j'avais des invités vissés dans mon canapé, le sac à puce se ramène avec un de mes boxers entre les mâchoires {HONTE, HONTE, HONTE}, si en plus, maintenant les invités se mettent à croire que j'accuse de mes incontinences venteuses la pov' petite bête innocente,...ça va pas le faire entre moi et le coussin péteur à poil raz.




Je sens qu'on se prépare des moments difficiles...

jeudi 21 août 2008

41

-"Putain de bordel de merde !"

Enfermé dans ma cabine d'essayage, j'ai senti la vendeuse, de l'autre coté de la porte, sursauter en entendant le cri primitif sortir du fond de mon cœur. La fierté et la joie m'ont fait oublier la distinction et la classe qui, d'ordinaire, m'habitent. Après m'être ressaisi, je regarde à nouveau pour être certain de ne pas m'être trompé. Non, je ne rêve pas, le pantalon dans lequel je viens d'entrer, c'est bien du 41...


41? La dernière fois que je suis rentré dans du 41, c'était il y a fort longtemps. L'époque bénie où j'avais 17 ou 18 ans, que j'étais au fond de ma dépression, shooté au Prozac et tout le toutim.
Pour une raison que je ne m'explique pas, les dépressions ultérieures me firent gonfler comme le brushing de Chantal Nobel dans Chateauvallon (Moins de trente ans, vous ne pouvez pas connaître).


Bref, on s'en fout, je rentre dans du 41 et en soi, c'est déjà une petite victoire. J'ai promis à la vendeuse que si par malheur, ça ne devait pas durer, je clouerai le vêtement au dessus du lit comme un trophée, un "j'y étais". Je peux très bien le prendre en photo et le coller sur mon réfrigérateur. Bon j'arrête le tire, d'autant plus que je ne vous ai pas habitué à des choses aussi futiles.


A l'origine, je voulais vous parler de ma mère, encore et toujours... Sa visite, dimanche dernier fût un véritable festival. Elle appelle le matin même pour nous dire qu'elle aimerait nous parler d'un projet qui lui tient à cœur et que si on est dispo, elle voudrait bien nous inviter au resto pour nous en parler. Intention tout à fait charmante me direz-vous! Sauf que depuis le temps que je vous en parle, vous commencez à connaître le personnage, et une fois encore, elle a fait honneur à sa réputation...


Elle arrive charmante en parlant de sa difficulté à retrouver ma rue à cause des travaux, elle parle de ses vacances. Nous allons au restaurant où elle reparle de ses vacances, des gens qu'elle a rencontré qui sont absolument charmaaaaant, etc... Elle nous parle de son projet de s'investir dans l'associatif pour se sentir utile, elle parle, elle parle, elle parle et elle glisse à plusieurs reprises que si elle est venu nous voir, c'est parce qu'elle est toute seule à la maison et qu'elle s'ennuie...


Nous nous promenons dans les rue de la vieille ville et nous passons devant un foyer d'hébergement pour étudiants et lycéens.
-"Ha!" Lance t-elle, "Qu'est-ce que j'ai pu faire comme aller-retour pour amener ton frère ici! c'était bien, il s'y plaisait!"

-"Ben oui, sauf que c'était pas lui, c'était moi que tu amenais!" osai-je .

-"T'es sûr? Bah, peu importe!" et elle se relance dans son monologue...


De retour dans mon salon, je lui prépare un café. Je profite d'un blanc pour essayer de lui donner quelques nouvelles de moi. C'est d'ailleurs assez étrange de se dire qu'on à beau savoir qu'on va se faire refouler, on essaie toujours. On se dit, peut-être qu'aujourd'hui, elle sera disposée à m'écouter, je suis très naïf.


Donc, au moment ou je commence à lui parler de moi, elle ouvre son sac, en sort le prospectus détaillant les services offerts sur le lieu de vacance d'où elle revient et en fait la lecture à haute voix...


Sinon, moi je rentre dans du 41...

mardi 10 juin 2008

Polyphème n'est pas mort !

Certains pensaient que j'étais parti, écœuré par le monde des hommes, vivre sur la banquise avec les phoques et les ours polaires. Eh bien NON ! Que nenni (avec 2 "N" comme dans ...ben,...dans...CONNASSE!).

Mon silence de quelques semaines m'a procuré un repos salvateur, et à vous aussi par la même occasion. En réalité, j'ai passé ces derniers jours à savourer la vie et, accessoirement, à préparer mes examens dont l'imminence me ferait presque frémir... C'est vous dire.


Polyphème est donc encore en vie et il compte pousser l'insolence à le rester !

Bonne journée à tous.

dimanche 4 mai 2008

Répondeur...ON

DRING....DRING....DRING....

CLIC !

Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Polyphème, je me suis absenté quelques jours pour aller en formation à Paris 8.

Je serai de retour jeudi soir, d'ici là, vous pouvez me laisser un message après le BIP sonore.

Ciao !

BIIIIIIP !

mercredi 2 avril 2008

Polyphème est fatigué.

Me remettant un peu de mes émotions, je décide de me ménager un tantinet. Si je survis au prochain malaise, il n'est pas dit que je survivrai forcément au ridicule...

Mes résolutions sont les suivantes :

- Cesser d'ignorer les signes que mon corps m'envoie pour me dire que je vais pas bien. Je dois donc être un peu plus sage et arrêter de faire comme si tout allait bien. Dormir plus et mieux.

- Essayer de ménager également ma vie psychique. Ce qui implique que je devrais essayer de me détendre un peu, la planète ne va pas s'arrêter de tourner si je lève un peu le pied sur mes cours.

- Essayer de mieux m'organiser dans mon travail pour passer plus de temps à la tâche et moins à angoisser et à culpabiliser d'être un bon à rien. (Par la même occasion, cesser de se ruer sur le chocolat à la première contrariété ou bien mon cul va tripler de volume.)

- Pour éviter de stresser, se protéger des situations à risques : ARRÊTER D'ATTENDRE UN MIRACLE DE LA PART DE LA CLASSE POLITIQUE FRANÇAISE ! Les illusions ne mènent qu'à la déception, et c'est pas bon pour mon petit cœur. Attendre une génération de personne moins vulgaire et possédant un minimum d'envergure.

- Multiplier les séances de ronron-thérapies avec TAO, mon gros chat noir. (Je sais, il a pas une gueule de porte-bonheur, mais il est adorable !)




Pour respirer un peu, nous allons bientôt partir quelques jours dans ma famille qui nous adore. Je vais sortir un peu plus au ciné, au théâtre et je vais continuer à voir mon copain S. qui est une vraie pépite.

vendredi 28 mars 2008

On souffle....On inspire....On souffle...

Il y a quelques mois, j'écrivais un post sur grand mère Polyphème qui est une drôle de personne!

Aujourd'hui, je vais lui rendre visite. De tous les petits enfants, je suis celui qui est certainement le plus proche d'elle. On discute beaucoup, on se dispute, parfois, mais on s'aime fort.
Donc repas chez super mamie puis ensuite, je passe reprendre mon amoureux pour faire quelques courses.
Ben, oui, figurez-vous que j'ai décidé de m'inscrire à une salle de sport !

[Le public: HAHAHAHAHAHAHAHAHA !]

D'où les courses. La dernière fois que j'ai couru, c'était en 1985, j'avais 6 ans et le chien de la voisine aux miches. Donc autant vous dire que mes baskets sont un peu justes, et je ne parle même pas des vêtements... Il y a plus de 15 ans que je n'ai pas porté de short ou de bermuda.

Bref, vous le comprendrez, entre Polyphème et le sport, c'est pas gagné !

dimanche 16 mars 2008

Week-end 24trième dimension



The 6L20 écrivait dernièrement un billet concernant les municipales en milieu rural. Je m'étais d'autant plus montré concerné et solidaire que venant comme lui de ce milieu, je sais que les enjeux et les méthodes de scrutins sont très différents des municipalités plus importante en terme démographique.

Hier, Samedi, paisiblement en train de lire, je suis stoppé dans mon activité lorsque le téléphone sonne. C'était ma grande sœur :

-"Coucou, Polyphème, je te dérange pas ? On peut parler ?"

-"Bien sûr, lui dis-je. Qu'est-ce qui t'arrives ?"

-"Heuu...Rien...En fait je voulais t'annoncer un truc un peu bizarre, voilà, père a décidé de se lancer dans les municipales!"

-"?!?!?..."

Il est comme ça, papa Polyphème, la veille du second tour, il fait imprimer sa profession de foi et ses bulletins et roule ma poule! En fait j'ai été surpris sans réellement l'être puisqu'il en parlait depuis de nombreuses années mais je n'avais jamais pensé qu'il aurait le cran de le faire.

-"Polyphème ? T'es toujours là ?"

-"....Oui, je...Je suis juste un peu surpris en même temps, c'est pas plus mal, ça va l'occuper, non?!"

-"Oui c'est pas tout, je t'appelle parce que tu es concerné."

-"Moi ?"

-"Ben ouais, dans la lettre qu'il a distribué à tout le monde, il te nomme en disant que tu as été la personne qui lui a fait tilter plein de choses ! Enfin, j'ai veillé à le modérer dans ces propos pour qu'ils t'engagent au minimum, mais je voulais juste que tu le saches..."

Polyphème, à ce moment là, est passé par toutes les couleurs. Pendant des années j'ai parlé dans le vide, essuyant au mieux son indifférence, au pire, une vacherie, et voilà que soudain, je deviens un maître à penser. Je sais bien que depuis quelques temps nos rapports se sont considérablement améliorés mais de là à me mettre sur un tel piédestal... A l'heure qu'il est je n'ai pas les résultats du second tour dans mon village, une chose est sûre, j'en connais un qui pourrait se faire élire "Mister sans-gêne 2008". Si il y a une chose dont j'aimerais hériter de mon père, c'est ça capacité à surprendre les gens.
Encore heureux qu'il n'ait pas eu l'idée de me coller sur sa liste, j'aurais peut-être dû rejoindre le cercle très fermé des dindes enrubannées.


samedi 8 mars 2008

Aspirateur, éponge et philosophie.

Gentiment névrosé comme je suis, je fais passer mon stress dans le ménage. Je suis un peu comme ça, en cas de malaise je m'octroie un moment d'intimité avec mon aspirateur... (Je vous défends de parler de misère sexuelle !).

Il est vrai, qu'en ce moment, j'ai bien du mal à me maintenir la tête hors de l'eau. Beaucoup de travail, des copies à rendre et que je n'arrive pas à pondre, tout ceux qui ont connu la Fac savent de quoi je parle. Cet après midi il faut donc que me tire les doigts du cul (oups! Désolé! ) j'ai du pain sur la planche. Et le ménage a, chez moi, des vertus apaisantes.

En relisant un classique Freudien, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en tombant sur une phrase de l'auteur qui est encore d'actualité tant elle montre que l'humanité est dans une dynamique de changement de repères assez intéressante. Je vous la livre et vous laisse méditer dessus :



"L'orgueil humain a reçu trois grands démentis : Copernic a montré que la terre n'était pas au centre de l'univers, Darwin que l'homme était un animal parmi d'autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le "MOI" n'est pas maître chez lui."


Quels repères allons nous devoir nous dénicher pour vivre sereinement les décennies, les siècles à venir ? Nous ne sommes plus protégés de la même manière par la famille qui a naturellement évoluée, la nature elle même, commence à faire défaut, ses ressources se tarissent. La politique devient (ne l'a t-elle pas toujours été?!) un petit jeu de massacre et est confrontée aux limites mêmes des hommes qui la font. L'homme ne va t-il pas, par la force des choses, devoir revenir aux fondamentaux, à savoir retrouver sa place dans un monde qu'il a créer et qu'il maîtrise de moins en moins.
Je crois que l'homme occidental fait l'expérience douloureuse de la frustration et de la désillusion face à une toute puissance qu'il avait fantasmé d'atteindre et qu'il n'aura probablement jamais. Tel Icare (rien à voir avec le blogueur réveilleur de gros garçons insipides!), brûlant ses ailes d'orgueil au soleil de la réalité, l'homme s'écroule sous le poids de son insignifiance. (Si quelqu'un comprend se que je viens d'écrire, il peut me l'expliquer par mail, merci.)

Et là, vous vous dites, ben dis donc, le balai et les produits nettoyants le rendent drôlement spirituel ! Et bien OUI ! Une pastille javellisée à chiottes peut cacher un philosophe !


Sur ce, je vais bosser.