mardi 27 octobre 2009

La vieillesse est un naufrage.

J'ai voulu profiter de mon premier jour de congé en allant...à la maison de retraite.

Mère-grand Polyphème, dont j'ai souvent parlé, a été placée en institution il y a quelques semaines. Je n'avais pas encore pu la voir. Trop difficile, dans tous les sens du terme. Je suis très proche d'elle. Elle me parle donc librement et hier, question liberté de ton, j'ai été servi.

Rien qu'en pénétrant dans le parc du la résidence, j'ai eu la boule à l'estomac. Dorénavant, c'est fini les petits instants café-madeleines dans sa cuisine.
Dans un premier temps, grand mère s'est contenue puisque l'une de mes tantes était déjà présente. Lorsque cette dernière a tourné les talons, elle s'est mise à parler, de tout, de ses enfants par qui elle se sent trahie, de sa maison dont elle doute de ne jamais la revoir, de son sentiment d'être une vieille chose mise aux rebuts.

Le plus pénible est que moi qui suis en face d'elle et qui l'écoute, je n'ai rien à lui répondre pour la réconforter. Je ne suis pas sûr d'avoir été rassurant, étant moi-même déconcerté par la situation.

Hier, j'ai passé une sale journée.

3 commentaires:

Sylvain Laynivs a dit…

hélas, c'est souvent comme cela.

saperli a dit…

peut-être peux tu essayer de la voir régulièrement et si son état s'améliore, remettre en question ce placement auprès de la famille... Ce n'est jamais une bonne solution si elle n'est pas acceptée par l'intéressée et en plus, c'est très couteux...

Marion a dit…

Pour le café-madeleines, il ne te reste plus qu'à emmener la thermos, les tasses, et les madeleines... ;-)