dimanche 12 septembre 2010

Je suis un génie


Bon, c'est un peu présomptueux de ma part...surtout un peu prématuré. Cette semaine, je suis allé à l'Université pour passer mes partiels. Sur les trois épreuves, je savais qu'une serait critique et effectivement, elle l'a été. En revanche, les deux autres se sont plutôt bien déroulées si on considère que je n'ai rien glandé de l'été, trop occupé que j'étais à me morfondre, me répandre en longues plaintes que même Hélène Ségara m'aurait envié.


Bref, je suis content que cette étape soit franchie. Revenu jeudi soir, dès ce week-end, j'ai commencé à me sentir mieux, plus motivé pour affronter la suite, alors que deux jour avant, j'envisageais de tout plaquer pour aller tricoter des pull en laine de bique sur le plateau du Larzac... C'est mon petit coté excessif !



Dès ce matin, c'est l'esprit libre que j'ai pu me remettre au boulot. Mais surtout, et c'est ce qui m'a toujours sauvé jusqu'à maintenant, j'ai retrouvé le plaisir de travailler sur un sujet que j'ai choisi. Donc, aux premières heures du jour, avec ma tasse à café vissée dans la main et mon air bonhomme, j'ai commencé à réfléchir très fort pour mon mémoire de recherche de MASTER 1. Je savais déjà le thème sur lequel j'avais l'intention de bosser, mais il me fallait affiner un peu tout ça.
Je vais donc travailler sur la théorie de l'esprit en relation avec la surdité.

La théorie de l'esprit (TdE) est ce truc fabuleux que nous possédons tous, ou presque, et qui nous permet dès notre plus jeune âge, vers 8 mois, de prendre les autres en considération. En grandissant, sous l'effet de l'expérience, nous élaborons des représentations d'autrui de plus en plus fines et décentrées de notre petit nombril. N'est-ce pas merveilleux ?


Une grande part des psychologues pense (et moi avec) que le langage joue un rôle déterminant dans le développement de cette aptitude. D'autres, comme Baron-Cohen (qui n'est autre que le cousin de Sacha, et c'est pas une blague !) pensent que les structures cognitives qui permettent ce petit miracle sont génétiquement programmées. Tout cela se discute âprement et je pense qu'il y aura du tartare de psy aux murs avant qu'on ait tranché la question.

Puisque l'on parle de langage et que cette année fut celle de mon apprentissage de la langue des signes, me dis-je fort à propos, pourquoi, wouawoua, ne pas lier les deux ? C'est parti comme en 14, en deux coups de cuillère à pot, je me lance dans une séance "spéléo" dans mes archives. Etant un garçon conservateur et bordélique, j'ai ressorti ma lampe frontale, mes cordes et mes piolets pour une descente dans mes dossiers poussiéreux et bourrés de tous les articles de presse scientifique auxquels j'ai trouvé suffisamment d'intérêt pour les imprimer.

Tous les gens qui ont un certain niveau d'étude ont fait ça un jour : "Tiens, dis donc, un article du célébrissime professeur feurschterslebenn sur la cohésion fractale des structures pariéto-sub-corticales et leur rôle dans le traitement bilatérale des hémi-négligences chez l'enfant muet hydrocéphale et bossu ! Punaise, quelle veine ! Je le garde, ça peut toujours servir !"

Bref, il y a encore du boulot, mais je gère...

4 commentaires:

Marion a dit…

Moi aussi, j'ai un tas de pochettes remplies d'articles en tous genre, découpés à droite, à gauche...

Ca m'a fait penser à ça :
http://arts.speleo.free.fr/BD/f-j/gaston/gaston_7_1.jpg

saperli a dit…

alors je te souhaite de te régaler avec ces recherches et la rédaction de ce mémoire. J'ai adoré faire ce genre de travail il y a 5 ans.

christophe a dit…

J'ai même passé les deux premières années de ma thèse à faire uniquement des recherches et des photocopies. Je pense au final n'en avoir véritablement épluché que 50 %...

Anonyme a dit…

L'inconscient est structuré comme le langage.
A toi de trouver l'auteur mais ça peut aider sur la partie plus psy que neuro