jeudi 8 octobre 2009

Le pacte


Un jour, un garçon tombe amoureux d'un garçon.


Un jour il amène sa brosse à dent et le lendemain, le reste de ses affaires. C'était en 1999.




Hier soir, au dîner, il me dit : "Alors, on fait quoi ? On replonge pour 10 ans ?"


Moi : "Chiche !"




lundi 5 octobre 2009

Le chemin.

Je me suis souvent considéré comme une perruche dépressive. J'ai souvent eu l'impression d'être un mixte entre Babar et Sophie la girafe qui couine dès qu'on la presse.
Pourtant, depuis plus d'un an et demi, je vis dans une phase ascendante. Je ne lâche pas le mot euphorique car l'euphorie, par définition, est souvent passagère, et les descentes n'en sont que plus brutales.
J'ai dépassé beaucoup de choses. Pour ceux qui sont venu régulièrement, il ne vous aura pas échappé que ce blog tourne sur la zone restreinte de mon nombril. C'est tout à fait normal puisque j'ai commencé à écrire alors que j'étais en pleine analyse, et que j'avais super mal.
Depuis... on peut dire que les prises de consciences ont été parfois dures, mais toujours salutaires.
(Penser à envoyer un bouquet de fleur à la salope qui m'a fait chialer pendant 4 ans sur son divan.)
Ce qui me surprend le plus dans cette histoire, c'est que lorsque je me retourne sur cette épopée, j'ai l'impression qu'il ne s'agit pas de moi, mais d'un autre. Je me sens tellement différent, tellement appaisé que la seule chose qui puisse encore témoigner de cette époque est le petit tas de cicatrices que je porte comme autant de trophés et de blessures de guerre.
Nous avons, tous plus ou moins, de ces petites marques qui constituent une sorte de cartographie de nos malheurs et de nos petites misères.
Bref, que reste t-il de Polyphème ?
Le gras. Mais pas seulement...reste aussi l'envie de nouveaux projets, l'éveil de nouvaux intérêts.
Depuis deux semaines, je prends des cours de LSF. J'apprends donc à signer, à mimer et à me déformer le tronche dans d'improbables grimaces. Je recommande chaudement cette activité à tous ceux qui veulent apprendre le second degré. Après avoir fait le pitre pendant deux heures devant des inconnus, on voit la vie différemment.
Bref, je m'éclate.

vendredi 18 septembre 2009

En passant.

Mes chers amis,


Mes silences n'ont rien à voir avec la grippe A. Je ne suis pas mourant, à peine agonisant sous le poids de l'actualité médiocre que je ne manque pas de consulter tous les jours.

Admettez que rien ne nous a été épargné.

Le vent de panique virale qui souffle sur nous a tendance à nous rendre parano. Hier, j'ai dû me résoudre à abattre ma boulangère qui avait mauvaise mine. Lorsque je lui en ai fait la remarque, elle a objecté qu'elle avait tout simplement mal dormi... Menteuse ! Pan ! La grosse dame au regard vaguement porcin est tombée la tête dans son tiroir caisse.

La grippe A ne passera pas par moi... Smith et Wesson veillent.

Quoi d'autre ? Le feuilleton du moment. Le PS, englué dans son petit complexe du naufrage perpétuel. La parution du livre " Hold-uPS, arnaques et trahison "(éd. du Moment), dévoile une fraude électorale qui aurait faussée la désignation de la première secrétaire du parti.
Étant bien entendu que je ne suis qu'un flacon d'acide, quelques questions s'imposent à mon esprit vicieux :

- Y a t-il eu réellement fraude ?
- Si oui, qui aurait pris autant de risques et dépensé autant d'énergie pour placer Martine à la tête du parti ?!
- Que fait la police ?
- Est-il plus inquiétant de constater une fraude dans une élection interne (PS) que de d'assister à une primaire (UMP) """réglementaires""" avec un candidat unique, en vue des Présidentielles 2007, qui, dois-je le rappeler, sont des élections nationales ?
- Qui est François Fillon ?

Bref, côté politique, c'est au pire la grande angoisse, au mieux (et c'est mon cas) l'occasion d'une franche rigolade qui reste mon meilleur rempart contre le désespoir...


Amis, je vous souhaite bon courage et surtout, comme disait Che Guevara ne vous laissez pas abattre !



Avec toute ma bienveillance,


Polyphème.

mercredi 19 août 2009

Je crois...

Je crois qu'il s'est passé quelque chose.

Cela doit faire trois semaines que je n'ai rien écrit, et pour cause :

Les résultats officiels sont définitivement tombés et je suis bel et bien licencié (arf ! Je ne me lasse pas de le dire et de l'écrire)

*Penser à organiser une grosse fête pour la fin du mois ou début septembre.

J'ai travaillé sur mon dossier de candidature en Master 1 puisque je pousse l'insolence à continuer mon parcours contre vents et marées. Le dossier est envoyé et j'y ai tout glissé pour donner envie à la commission de me prendre (oh oui!).

* Penser à acheter un fusil à lunette pour convaincre les réfractaires.

Hector et moi revenons ce soir même d'une petite semaine de vacances au pied du Mont Blanc et nous avons eu un gros coup de cœur pour le lieu. La fille qui nous a accueilli est géniale et j'ai décidé unilatéralement qu'elle allait devenir une amie, c'est comme ça et pas autrement.

*Penser à inviter Kiki (c'est elle) à la fête que je vais organiser.

Je me demande si nous allons nous en tenir à notre envie, dans les mois qui viennent, de tout plaquer et d'aller vivre là-bas...


Je crois que l'avenir me réserve plein de bonnes choses et de belles rencontres.

vendredi 31 juillet 2009

La danse du tapis

Voix Off : Dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de la mort du Roi de la pop, Patrick Poivre d'Arvor, l'une des figures Françaises du journalisme d'investigation reçoit un invité de choix qui a côtoyé la star au quotidien. Ce soir, ce témoin nous livre ses impressions et certains de ses secrets...


++++ Générique ++++



PPDA- Bonsoir Bernard

Bernard- Bonsoir

PPDA- Depuis deux semaines, depuis la mort de Michael Jackson plus précisément, on a assisté dans la presse à un grand déballage de la vie, de l'intimité de la pop star. Tour à tour, tous les membres de la famille se sont succédés pour annoncer des concerts anniversaires, la création de maison d'une disque dédiée à son œuvre. Puis ça a été le tour de ses amis et collaborateurs de faire des révélations sur son mode de vie. On a même vu sa cuisinière revenir sur le jour fatidique de son décès. Quel est votre sentiment, vous qui partagiez son intimité ?

Bernard- Évidemment, je suis consterné. Il ne passait pas la porte de sa maison sans que je sois au courant, songez que j'étais systématiquement le premier à lui souhaiter la bienvenue et ...

PPDA- Pardonnez moi de vous interrompre, mais par soucis de clarté pour les gens qui nous écoutent, pouvez-vous préciser la nature de votre relation avec M. Jackson ? Quel rôle jouiez vous auprès de lui ?

Bernard- Et bien...(pris par l'émotion)...pardonnez-moi, c'est si douloureux de se dire que c'est fini !

PPDA- Je vous en prie...

Bernard- J'étais se qu'on peut nommer communément...son paillasson.

PPDA- Son paillasson ?

Bernard- Parfaitement, son paillasson. Vous savez, on ne dira jamais assez le rôle important que tenons, nous autres paillassons, rideaux de douches et autres porte-manteaux. Heureusement que je n'ai pas écouté ma mère...

PPDA- Votre mère ?

Bernard- Oui, elle me disait que j'étais une vraie carpette, que ce n'était pas un métier que de faire tapisserie toute la journée. D'un autre côté, pour quelqu'un comme moi qui a toujours eu un poil dans la main, être le tapis d'une star, quelle promotion !

PPDA- Humm hum...

Bernard- Vous n'imaginez pas tout ce que nous voyons dans une journées, car nous en voyons des gens passer ! Si je vous disais le nombre de démarcheurs que j'ai vu se faire reconduire...

PPDA- Intéressant...

Bernard- Et encore, je ne vous parle là seulement des solliciteurs de bas étages. Car j'ai vu aussi ses amis -encore qu'ils se faisaient bien rares dernièrement- j'en ai vu des Liz Taylor, des Diana Ross, elle porte bien son nom celle-ci, qu'elle peau de vache ! Si vous saviez les horreur qu'elle pouvait dire, sitôt passé le seuil de la porte ! Pauvre Michael ! On peu dire qu'elle a bien piétiné son amour propre... et je sais de quoi je parle !

PPDA- Cela n'a pas dû être toujours facile de lui souhaiter la bienvenue.

Bernard- Ha non, pas elle ! Elle peut se brosser !

PPDA- Vous étiez présent le jour de sa mort ?

Bernard- Non, Diana Ross est morte avant même l'invention du tapis.

PPDA- Je vous parle de la mort de Michael Jackson.

Bernard- Pardon. Bien sûr, affirmative ! Comme je vous le dit : Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, j'étais là, tout poil au vent, c'était plus qu'un job, c'était un devoir !

PPDA- Comme tous les matins, vous avez vu le médecin personnel de M. Jackson arriver.

Bernard- Oui, un Drôle de type ce docteur Murray, je ne l'ai jamais vraiment aimé. Son seul passage suffisait à me mettre la chair de poule.

PPDA- Comment était-il ce jour-là ?

Bernard- Discret.

PPDA- Discret ?! Comment ça ?

Bernard- Oui, il m'est passé dessus délicatement, sur la pointe des pieds. Un paillasson, ça sent ce genre de chose. Il est arrivé de bonne heure, sans doute a t-il eu peur de me réveiller...

PPDA- Il a dû vous réveiller puisque vous vous en souvenez.

Bernard- Oui, tout à fait ! Et d'ailleurs, à cause de ça, j'ai été de mauvais poil tout la journée ! Feue Mère-grand,( qui était une taie d'oreiller sérieuse avant de rencontrer grand papa Polochon qui l'a enfilé ) disait toujours : "A trop contrarier le tapis, on se prend les pieds dedans!".

PPDA- Et après ?

Bernard- Après, rien. Je n'ai rien vu, j'étais dehors. Cependant, lorsque plus tard, l'ambulance est venue le chercher, j'ai noté qu'aucun des hommes présent n'a pris le temps de s'essuyer les pieds... Tss, tss, manque d'éducation.

PPDA-
Hé bien, Bernard, notre émission touche à son terme, si vous aviez un message à faire passer à ceux qui nous écoutent -et je suis sûr qu'ils sont nombreux- quel serait-il ?

Bernard- Cessez de négliger vos semelles et prenez les patins !



mercredi 29 juillet 2009

L'inconstance d'Yzokras.

Encore une fois, toute similitude avec des faits d'actualité (malaise du président), serait purement fortuite...


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S'il est une chose que les bonnes gens ignorent
C'est qu'au pays des rats, le Roi est élu,
parmi les prétendants qui veulent ceindre l'or
non pour leur physique, encore moins pour leur vertu.

De ce temps là, il est un souriceau aimable
qui devint méchant Roi comme le dit la fable.

Yzokras, car c'est ainsi qu'on l'avait nommé,
savait tant et si bien parler que ses compères
le voulurent Roi et en peu de temps couronné
lui demandèrent de courir à toutes les chimères.

Le monarque, il est vrai, possédait du bon sens,
et se dit " Puisque je n'ai point de solution
pour préserver ceux de ma race, mon impuissance,
doit être dissimulée sous mon agitation".

On le vit alors courir par monts et par vaux,
expédiant les affaires du Royaume des rongeurs,
se montrant en société, moquant ses rivaux.
Fortune, pouvoir : les deux piliers de son bonheur.


















Un jour qu'il se délassait de ses lourdes charges,
le roi tomba si malade qu'on craint pour sa vie.
De tous les savants consultés, même ceux en marge,
aucun ne pu diagnostiquer un mal précis.

C'est alors que la mort elle-même fit irruption
devant le souverain malade et moribond.
"Il est grand temps de comparaître devant Dieu"
Dit la faucheuse "Je viens te fermer les yeux ".

Yzokras se lamenta alors de n'avoir pas
été meilleur, plus honnête homme, et plus courtois
Il fît la liste de tout ce qu'il voulait changer
avant que ne vienne le moment de trépasser.

"Encore une petite minute" dit-il à la mort
"Je dois nourrir les pauvres et ouvrir les prisons,
songez aux mourants que je vais sauver dehors,
votre besogne peut bien attendre une saison !"

Le souriceau fit rouler tant de larmes
implorant la patience et la clémence
Que la matrone, émue, remisa ses armes
"Vois! Je te laisse une saison, saisis ta chance".

Les heures passèrent ainsi que la maladie.
Le Roi est, dans sa santé, tout juste rétabli
qu'il oublie bien vite sa promesse, réfute, renie,
Il accuse la fièvre de l'avoir perverti.



Bien des hommes puissants sont pareils à ce Roi là,
qui s'engagent bien vite devant la nécessité
et qui, voyant le danger au loin s'éloigner
oublient qu'il reviendra tôt ou tard sur ses pas.



Moralité :

Les engagements coûtent autant que l'inconstance,
L'un pousse à faire des actes contre sa volonté.
Si l'homme rusé peut s'y soustraire, alors méfiance !
C'est que l'autre le fait reculer pour mieux sauter.



dimanche 26 juillet 2009

Drôle de potager

Entre un PS qui est dans les choux et un Président qui tombe dans les pommes, vous avouerez que ça commence à devenir spécial...




Nicolas le jardinier