Dam, avec qui la conversation se poursuit (de manière fort agréable d'ailleurs) n'a pas répondu pendant un seul petit jour. Je crois que ce n'était pas la grande forme ces derniers temps."Catastrophe, que c'est-il passé. En a t-il marre de moi? J'en étais sûr, je suis ennuyeux !"
Et voilà comment la névrose depuis longtemps oubliée refait surface avec sa cohorte de mauvais souvenirs. En une journée, 20 ou 30 vérifications de boite mail.
"Il m'a lâché ! J'ai dit quelque chose qui est mal passé ?!"
Il m'a fallu me poser la question de savoir pourquoi c'était si angoissant.
"Qu'est-ce que tu attends de lui, finalement ? Rien. Rien d'autre que ce qu'il me procure, des moments de discussions partagés où tout y passe : Du léger, du lourd, du gaie, du pathétique. Rien d'autre, et c'est déjà beaucoup... pour quelqu'un comme moi."
"Manges un chocolat, ça ira mieux. puis deux, ça ira encore mieux...MangTA GUEULE LA VOIX!"
(Chez certains, la nourriture est un substitutif du sexe, chez moi, je sais pas à quoi est lié le chocolat mais j'en mange quand je suis "tendu"!)
"Il n'est même pas question d'attirance... Alors qu'est-ce qui cloche ? Pourquoi je me sens tellement abandonn...{TILT!}"
Quelle sotte, j'aurais du y penser tout de suite !! C'est pas lui, c'est la situation ! Cette répétition à la con. Ce putain de sentiment d'abandon qui, en définitive, ne m'a jamais lâché.Depuis quelques semaines mon analyse avait mis l'accent sur ces évènements que je me fais revivre à travers les choses les plus quotidiennes. Étant, en ce moment, dans une phase où j'ai beaucoup avancé (si, je vous jure, c'était pire avant !!), les réactions sont vachement plus vives.
Ouf ! Bizarrement, le fait d'en prendre conscience apaise tout de suite les choses. En général, il y a un petit sentiment d'autosatisfaction à l'idée d'avoir fait le lien soi-même.

AAAAhrg ! La boîte de chocolat, elle est vide ! Merde ! Je vais encore me réveiller demain matin avec un cul large comme le Brésil.
En plus de l'angoisse, il va falloir que je fasse taire la culpabilité de m'être baffré comme une grosse truie violette.
Je vais enterrer la boîte de chocolat exsangue, au fond du jardin, un morceau de tuile dont la face portera une épitaphe, improvisée, à la craie, en guise de pierre tombale, comme pour les poissons rouges de mon enfance. Alors, le coeur lourd d'une tristesse d'enfant, je poserai un bouquet misérable sur la terre encore fraîche. La larme qui perlera de mon oeil, contournera ma joue pour aller s'abandonner sur mes lèvres qui murmureront pour seule oraison funèbre:
"Je t'ai eu, salope !".
Tiens , un restant de saucisson !...

1 commentaire:
Oh ... je ne savais pas que je pouvais provoquer un tel effet ... Rassure toi bien, si jamais problème il y avait, tu serais le premier au courant.
"Je crois que ce n'était pas la grande forme ces derniers temps"
En effet ... ça ne l'est toujours pas soit dit en passant ! Mais bon, il suffit que je me trouve un travail sur Paris et que je parte de cette région qui m'étouffe plus qu'elle ne m'aide.
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