vendredi 8 août 2008

La revue de prêche

L'atmosphère est bigrement tendue ces derniers temps lorsqu'on évoque certains sujets. Si il en est un parmi tout ceux-là, un particulièrement emblématique pour les défenseurs des droits de l'homme, c'est , vous vous en doutez, le grand retour de Patrick Sabatier sur le service public audiovisuelle. Voilà bien un combat courageux qui mérite d'être mené. Pour mémoire, son passé sulfureux ne s'arrête pas au dîner de con organisé autour de Chantal Goya. Non, non !! C'est aussi les paiements des quelques milliers de désœuvrés envoyés à la production de son émission pour une consultation d'oracles en direct qui n'a jamais eue lieu. En plus de ça, le gourou, non content d'avoir posé un lapin à "Patou beau sourire" s'est fait la malle avec la caisse.


Ceci étant posé, et mon indignation soulagée, quelles sont les vétilles offertes par l'actualité ?


Le président Franco-Européen se compromet, paraît-il, en assistant aux célébrations d'ouvertures des Jeux Olympiques. Mes amis, que de bruit pour pas grand-chose ! Quel merdier pour une petite visite de courtoisie ! Laissons donc les chinois vivre en paix, ils ne demandent rien à personne. On objecte que la population vit dans la crainte de la suppression de ses droits fondamentaux et des arrestations arbitraires...Tssss, tssss, ce n'est pas faire honneur à notre beau pays que de jouer les donneurs de leçons quant aux traditions ancestrales de rigueur, de sérieux et de fermeté éducative prônées par nos riches amis du comité central. Et d'ailleurs, entre amis, ce devrait être sans cérémonie !

J'en profite pour tordre le cou à de vieilles superstitions. Ne croyez pas tout ce que les journaux vous rapportent; les communistes, au 21éme siècle ne mangent plus leurs enfants, pensez-y imbéciles, sinon ils ne seraient pas si nombreux en chine !


De plus, nous connaissons tous les capacités d'empathie de notre Président. L'éloge de ses méthodes de dialogue n'est plus à faire. Il s'est engagé solennellement à remettre aux dirigeants chinois une liste comportant les noms de trublions peut-être injustement taquinés par le régime, je ne vois pas de quoi s'en émouvoir outre mesure.

Quoi d'autre...

Je lis dans la presse que les sauvages qui incendient les biens de l'état pourraient jouir de la clémence de la justice. Voilà donc comment nous remercient les indigènes qui viennent s'échouer sur nos plages avec l'insolente obstination d'une portée de chatons nouveaux-nés refusant le font de la lessiveuse. Ils saccagent le mobilier des jolis centres dans lesquels nous leur offrons d'un cœur généreux, le gîte et le couvert. Sale temps pour les bonnes manières....


Heureusement que la France du bon goût veille au grain.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Quel usage faisons nous de la civilité ? Surement, un des moyens efficaces pour ne pas interroger nos pratiques sociales...