samedi 29 mars 2008

La honte du jour : Polyphème fait du sport.

Alors voilà, mon frère m'a emmené avec lui à sa salle de sport... J'entends d'ici ce fifrelin de Matorif ricaner sous cape en ce disant :

"Ben dis donc, le Polyphème sur une machine de sport, ça doit valoir son pesant de cacahuètes !"

Pour bien vous décrire mes rapports avec le sport, il me suffit de vous dire qu'ayant croisé ma mère hier, je l'avais informé de mon projet d'aller dans une salle. Son visage est tombé ! Elle m'a regardé avec les yeux de "lapin dans les phares" et en bafouillant :
"Qu'est-ce qui t'arrives, tu es malade? C'est le médecin qui te l'a conseillé?". Bref, je n'ai pas la réputation d'un grand sportif, vous l'aurez compris.


Au départ, tout semblait très bien se passer, j'étais content d'être là, encore malade puisque ma laryngite me gênait encore un peu, j'avais un peu chaud, mais... J'étais d'humeur à relever tous les défis !

Mon frangin me fait monter sur un engin de malheur qui imite la course à pied... Et soudain, c'est le drame !

Nous avons fait une série de 10/20. C'est à dire, dix minutes d'exercice, vingt minutes de...réanimation. Oui, vous avez bien lu. Chute de tension, je suis tombé raide. J'exagère à peine si je dis qu'il m'a tiré par les pieds dans les vestiaires pour m'allonger quelque part comme un marsouin échoué sur une plage déserte. Fin de la séance.



Une Crickett Rockwell eut dit :"Tel le scrotum d'un octogénaire, il s'est avachi!"


RI-DI-CU-LE !

La semaine prochaine, Polyphème fera de la broderie Anglaise.

vendredi 28 mars 2008

On souffle....On inspire....On souffle...

Il y a quelques mois, j'écrivais un post sur grand mère Polyphème qui est une drôle de personne!

Aujourd'hui, je vais lui rendre visite. De tous les petits enfants, je suis celui qui est certainement le plus proche d'elle. On discute beaucoup, on se dispute, parfois, mais on s'aime fort.
Donc repas chez super mamie puis ensuite, je passe reprendre mon amoureux pour faire quelques courses.
Ben, oui, figurez-vous que j'ai décidé de m'inscrire à une salle de sport !

[Le public: HAHAHAHAHAHAHAHAHA !]

D'où les courses. La dernière fois que j'ai couru, c'était en 1985, j'avais 6 ans et le chien de la voisine aux miches. Donc autant vous dire que mes baskets sont un peu justes, et je ne parle même pas des vêtements... Il y a plus de 15 ans que je n'ai pas porté de short ou de bermuda.

Bref, vous le comprendrez, entre Polyphème et le sport, c'est pas gagné !

lundi 24 mars 2008

Microbes, bactéries et autres saloperies.


Malade, tout le week-end. Grosse crève avec la totale : nez qui coule, toux, scrofules, glaires, bubons, vomissements, diarrhées, etc...

J'exagère un peu. On a coutume de dire qu'au moindre bobo, les mecs se la jouent dramatique, façon "Dame aux Camélias".
Néanmoins mes quelques jours passés dans mon rôle de pestiféré, m'ont permis de lire puisque j'étais scotché au lit, et en plus, de me faire chouchouter par un amour d'infirmier dont on peut dire qu'il a tout fait pour stimuler mes défenses immunitaires.
Maintenant, il dort et je vais mieux.

J'ai quand même encore un peu mal à la gorge....

samedi 22 mars 2008

Les invités du jours : THE AVENGERS


Mon précédent blog, dynamité par un Polyphème trop peu sûr de lui (paix à son âme), s'était fait l'écho de mon amour de la série la plus british, la plus déjantée, la plus avant gardiste de l'histoire du petit écran : The avengers maladroitement retranscrit en Français par "Chapeau melon et bottes de cuir".

Je me souviens avoir souvent déclaré, quand j'étais môme : "Plus tard, je serai John Steed !"


Pourtant si tout le monde, ou presque, connait les années "Mrs Peel" qui ont fait connaitre la série partout en Europe et aux états-unis, seuls les vrais amateurs connaissent la précédente partenaire de Steed, Mrs Gale qui, avec son look carrément lesbien à clairement fait exploser l'audimat de la série auprès des ménagères Anglaises en mal de reconnaissance à l'aube de la révolution féministe Britannique.

Pour mémoire, la série trouve son origine dans un feuilleton "Police Surgeon" où Steed n'est qu'un personnage secondaire, déjà agent secret, mais bien plus cynique et tortueux que le dandy des dernières années. Le personnage principal est le Docteur Keel, incarné par le bôôôôôô Ian Hendry qui est alors déjà très populaire auprès du public. La chaîne ABC voulait jeter la série et recycler les acteurs.

La trame (un peu légère) de l'histoire est l'assassinat de la fiancée du Docteur Keel par un réseau mafieux, et que les deux bons hommes n'ont de cesse de venger en combattant les criminels de tous poils et autres savants fous. D'où le nom de la série "The Avengers" (les vengeurs !),vous l'aurez deviné. La série commence à rencontrer un certain succès, et soudain, c'est le drame...

Ian Hendry décide de laisser tomber la série pour le cinéma...ARRRRGH ! S'écrie l'équipe de production. PANIQUE. Histoire d'écouler les derniers scénarios, on choisit l'acteur Jon Rollason qui incarnera le Docteur King, sans réellement convaincre. Il faut trouver une solution de rechange...

Et si nous donnions le rôle à une femme? Rapidement, la question est sérieusement envisagée. On tourne quelques épisodes avec une charmante demoiselle (dont je ne me souvient plus du nom, et oui, j'ai tout ça en tête !) qui va tenir le rôle de Vénus Smith, une obscure chanteuse de cabaret. La sauce ne prend pas. Le personnage féminin est typique de celui qu'on rencontre dans les séries de l'époque : fragile, elle chouine, elle a peur... Bref, elle emmerde tout le monde.


C'est là que l'idée de génie émerge : Pourquoi ne pas continuer à écrire le rôle au masculin et le faire jouer par une femme ? C'est la sublime Honor Blackman qui s'y colle. Une grande blonde qui correspond aux canons de la beauté de l'époque : Une taille de guêpe, des hanches marquées et des soutifs que nos grand-mères ont connus et qui donnaient à la poitrine une forme d'obus.


Les producteurs la préviennent d'emblée, il faut être athlétique et surtout prendre des cours de judo ! Ben oui, à l'époque, la série était fauchée (elle l'a toujours été!), la pellicule coûte chère. Les épisodes sont donc répétés toute la semaine et tournés en direct, comme du théâtre, le samedi soir, ce qui veut dire : pas de doublures. Donc voilà notre voluptueuse blonde qui se bastonne à tout va, elle boit, elle fume, en un mot : Une femme phallique ! La série explose et il n'est pas rare de voir la presse du lendemain s'esbaudir sur la manière dont la belle a mis au tapis les méchants. Elle valorise la femme et excite les hommes.


Le "Hic" c'est qu'à se débattre comme une tigresse, ses vêtements ont souvent rendus l'âme, exhibant furtivement ses sous-vêtements. Vint donc le "must" en matière de provocation : la fameuse tenue de combat en cuir. La question a âprement été débattue : peur de choquer, peur de la censure ! Nous sommes en 1962 et les vêtements de cuir sont encore difficilement imaginables sur le corps d'une femme, qui plus est, une femme qui met des bourre-pifs à qui mieux-mieux. Le personnage devient très sexualisé et aide à confirmer la série au rang d'institution nationale. (Pour la petite histoire, sachez que les cascades étaient tellement aléatoires qu'il lui est arrivé de péter le nez d'un gus, à grand coups de tatane et ce, en direct, bien sûr!)

Après deux saisons de succès, Honor Blackman laisse la place à Diana Rigg (Mrs Peel) pour se tourner vers le grand écran (elle aussi !). Elle jouera le rôle de Pussy Gaylor dans "Goldfinger" aux côté de Sean Connery. Le personnage de Mrs Peel ne pouvant réellement remplacer Cathy Gale, on prend le contre pied en lui faisant un personnage de femme d'affaire richissime qui s'emmerde ferme, à l'humour sulfurique et au goût de l'aventure ultra-développé. Le public est encore une fois, au rendez-vous.

Pour finir, on note le cohérence des scénaristes qui donnent à Steed une partenaire qui sort de la société civile (ouverture, ouverture?). Cathy Gale est anthropologue tandis que Mrs Peel est Présidente des industries "Knight".
Seules Tara King et Purdey transgressent la règle en étant espionnes, mais ceci est une autre histoire...


Pour toutes ces raisons, vous comprendrez que les "Avengers" aient été nos invités du jour !

vendredi 21 mars 2008

Entre malades...

Mon z'amoureux n'étant pas là hier soir, j'ai eu l'occasion de manger en tête à tête avec mon ami Gingolph. C'est un type extra que nous côtoyons depuis quelques années maintenant.

Il est convenu de dire que les artistes vivent dans un monde parallèle, en ce qui le concerne, c'est carrément "Alice au pays des merveilles". Ce type fabrique aussi bien des charentaises à talons que les costumes complets de scène. Bref, il est complètement barré, mais doux Jésus !! Ça fait du bien de rencontrer des gens comme lui.

Comme d'hab' on a gloussé comme des couillons toutes la soirée en écoutant une maquette, où un ami musicien s'était mis en tête de me faire chanter... Quelle idée !

Je vous laisse admirer ses œuvres, une friandise pour les yeux...

mercredi 19 mars 2008

Observation "In vivo" de boulets.

Certains blogueurs semblent avoir leur boulet attitré.
Le boulet est une personne qui fait irruption dans les commentaires des posts et dit des choses pas très sympas.

Dans le cas de ZEP, le boulet est propagandiste. Vous noterez que je n'ai pas dit "politisé". Le boulet politisé argumente, conteste et contredit en avançant des faits. Dans le cas qui nous occupe, le boulet propagandiste éructe sa colère, son mépris et son incapacité de comprendre que les gens qui vivent autour de lui puissent avoir des opinions différentes des siennes. Si parfois il peut faire de l'humour et peut être drôle, il laisse un arrière goût amer dû à son singulier manque de second degré. Le boulet s'exprime de manière "tripale". On sent dans leurs propos, dans le choix de leurs mots, qu'ils souffrent et explosent leur douloureux désespoir au nez des autres. Evidemment que le blog de ZEP a un parti pris (c'est d'ailleurs pour ça que je le lis !), il défend des valeurs et des opinions qui sont les siennes, c'est de bonne guerre. Les boulets ressentent le besoin d'en découdre puisqu'ils se bornent à lire et réagir à des posts véhiculant des opinions diamétralement opposées aux leurs. Peut-on y voir une preuve de masochisme ? mystère...

Mais si le boulet "Zepien" obéit à une logique intellectuelle, dans la mesure où il s'en prend vertement à une idéologie qu'il juge gauchiste et dangereuse, d'autres boulet inquiètent par la haine qu'ils développent non pas envers des idées ou des opinions mais envers le blogueur lui-même.

Ainsi, Gauthier, connu de tous, se trouve confronté à un hurluberlu qui le gratifie régulièrement de gentillesses scatologiques entre deux phrases dont le vocabulaire fleuri nous ferait presque envisager la nécessité de libérer d'urgence un siège à l'académie Française pour Bigard.
Le malade susnommé fait preuve d'une agressivité sincère et qui semble désintéressée et donc, parfaitement gratuite.


La question qu'on peut légitimement se poser est la suivante : Pourquoi publier malgré tout, les commentaires de ces grossiers personnages ?


En effet, nous pourrions considérer nos blogs comme nos "chez nous" virtuels, à ce titre et personnellement, je ne laisse personne venir "pisser sur mes coussins" ! Certains me rétorqueront, avec raison, que c'est de la censure et que c'est pas une solution.
Permettez moi de vous faire remarquer qu'il y a mille lieux sur terre où se jeter à corps perdu dans la lutte pour la liberté d'expression alors pourquoi chez moi ? Du reste, lorsque je lis les contenus...excusez-moi, on est loin des diatribes d'un Victor Hugo (qui a retourné sa veste une bonne demi-douzaine de fois !) liberté d'expression, oui !...Mais pour en faire ça...

J'écris avant tout pour moi, et ne force personne à me lire, moi-même étant parfois découragé aux larmes de la platitude de mes billets. Dans ce cas, pourquoi l'envie d'un couillon décérébré de brailler sa haine de ma plume (que je connais fort bien !) devrait-elle passer devant mon envie d'être pénard ? Au nom d'un principe pseudo-libertaire qui veut que je subisse sa présence qui souille pour mieux me gargariser de ma très grande ouverture d'esprit face au dialogue ?

Tomber sur un sadique est une chose, lui répondre par le masochisme, très peu pour moi !

lundi 17 mars 2008

Considérations Lego-Playmobilo-politico nostalgiques

Hier, ma matinée dominicale a été troublée par une sensation bizarre, un petit délire paranoïaque...

Comme je le disais sans rougir dans mon précédent post, le dimanche matin, quand je peux, j'adore regarder Batman. Mais le héros de la nuit n'arrive qu'en troisième position après deux autres dessins animés. Soit, je comate gentiment, mon café à la main en tenue officielle (pantalon de pyjama et robe de chambre) et attend sereinement avec le flegme d'un britannique buvant son thé sur le pont du Titanic.

Il y a eu pas moins de trois coupures de pubs qui m'ont révélées un détail singulier.
Première pose : Une pub attire mon attention. Elle vante la superbe vedette de police Playmobil qui sert, jugez la pertinence des propos, "a arrêter les méchants et aller, hop, en prison!".

Deuxième salve de pubs : Le poste de police LEGO avec ses geôles, ces gardiens et surtout ses prisonniers avec des vraies têtes de truands, sourire cruel, mal rasé et pourtour des yeux noir charbon... C'est à ce moment que je commence à me tendre.


Troisième et dernière page de pub : Le jet de la police LEGO, qui sert à "convoyer" les sans-pap... les malfrats (pardon!) jusqu'au poste de police, dit la voix off, avec une jovialité "Horteufeusienne".


Et là, j'ai carrément avalé ma petite cuillère, (ben, oui, je n'avais pas de chapeau à porté de main!!), moi qui attendais Batman, un justicier, un homme torturé, un homme qui réfléchit, qui pose la question de la divergence entre la justice, la loi et la moralité... Je me retrouve face à de terribles petits bonshommes de plastoc, sourires figés, insignes luisants et bottes cirées...

Sale temps pour les idéaux...

Sans transition, on enterre aujourd'hui, avec les honneurs bien mérités de la république, un vieillard, Lazare Ponticelli, un homme au parcours mouvementé, puisque France inter soulignait, non sans malice, qu'il est arrivé en France à 9 ans, sans papiers...