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Dans un pays imaginaire, un Roi avare,
Aimait tant l'argent, le luxe, l'abondance, qu'un soir,
il fit venir ses conseillers dans son palais,
pour leur dire, sans surprise, ce dont tous se doutaient.
"Mes peuples, fainéants, ne travaillent pas assez,
il vous faut donc les pousser vite, au dur labeur,
C'est là ma volonté, qu'elle soit exécutée!"
Les ministres du prince eurent beau, du grand malheur
du peuple protester fort et argumenter,
Que tous les sujets se trouvaient bien , en bonheur,
qu'ils mangeaient à satiété, et en choix varié,
Le Prince se voulait riche à la fin de ses heures.
La difficulté fût de dire à la nation
qu'elle devrait travailler plus pour la même ration.
L'un des ministres (le plus fourbe du conseil assemblé)
avança qu'il fallait faire peur pour contraindre,
Qu'ainsi, poussant le peuple au pire envisagé,
On ferait bien accepter un mal un peu moindre.
Dites-leur "Le jour du Seigneur, désormais, n'est plus."
Ils se lamenteront, se tournerons vers Dieu,
Nous feindrons la compréhension, et la vertu,
Mais imposerons l'ouvrage un dimanche sur deux.
Ils seront alors bienheureux de n'avoir pas,
Tous les jours de leur vie, des vêpres à matines,
A travailler, ils nous loueront même, je n'en doute pas,
D'avoir négocié pour eux une issue maline."
Voilà comment fît le tribun bien avisé,
Pour combler le désir du roi et du fermier,
Parlant d'une catastrophe et annonçant le pire,
Le peuple, pensant y avoir échappé, soupir.
Il n'est, fort heureusement, pas de Roi aussi
Avare, intransigeant et l'on voit bien ici,
que le fermier idiot ne saurait être nous,
Qui avons, un jour, au Roi Louis, coupé le cou.
4 commentaires:
Wow, l'horreur! Heureusement, ce n'est que de la fiction...
dommage que Nicolas soit si court qu'on ne puisse lui couper la tête
Mais alors que faisait tous ces gens cet après midi dans les magasins !
@ Vinsh: Oui, tout à fait, pure fiction!
@ 6L20: Tellement court que ses pieds ne touchent plus terre...
@ Dom: Bonne question, souvent ils viennent voir les gens qui bossent pour se rassurer en se disant qu'il y a plus malheureux qu'eux.
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