Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est le jour béni où l'Allemagne Nazi a présenté sa capitulation aux commandements Russe, Anglais et Américain qui étaient les grands gagnants. La France était présente aussi. En ce qui la concerne, il était très délicat pour elle de parler de victoire. En réalité, les autorités militaires Françaises, au moment de la signature, devaient regarder le bout de leurs chaussures.
L'histoire est facétieuse. Comment passer d'un statut de pays occupé, de surcroît, doté d'un gouvernement et d'institutions qui prônent la collaboration, à un statut de "France éternelle et victorieuse" qui lutte ardemment contre tout ce qui menace de près ou de loin sa liberté chérie ?
Ce basculement, on le doit à De Gaulle, qui avant Juin 40 n'était personne. Il conduisait des chars et ses potes se foutaient de lui en l'appelant gros pif... Il avait bien écrit quelques ouvrages sur la manière de mener une campagne militaire rapide et efficace avec les chars d'assaut, mais ce furent des succès confidentiels, accessibles seulement au cercle très fermé des personnes dont le passe temps est de réfléchir à comment étriper ses semblables le plus proprement possible.Bref, en France, parmi les militaires qui savaient lire, ce ne fût pas un best-seller. En revanche, outre Rhin, l'ami Adolf avait beaucoup apprécié la vision de "Charlie" et décida même de la mettre en pratique au travers de sa "guerre éclaire". Reconnaissons tout de même à Hitler un sens de l'hommage aux grands hommes tout à fait délicieux...
Bref, la grande histoire, nous la connaissons tous, l'armée Française se fait défroquer telle l'innocente chèvre devant le légionnaire. Bhêêêêêêêê !!
Certains partirent rejoindre Charles à Londres, la plupart restèrent car il n'avaient nulle part où aller, et puis il y a les autres...
Les nouveaux gouvernants. Le Maréchal Pétain, sénile, Laval, qui n'a pas cette excuse, tout deux antisémite, mais pas plus que le Français moyen de l'époque.
Le mythe, il est là : Glorifier la France victorieuse de l'Allemagne Nazi, réunir la population autour de cette commémoration qui adoucit les faits. User de la sémantique pour évacuer le malaise : on parle d"heures sombres", de "période trouble de l'histoire" pour ne pas réveiller le monstre du placard. L'emploi des termes est très révélateur, l'histoire est sombre et trouble pour nous, Français. En revanche, pour les passagers du Paris-Dachau, la mémoire n'est pas enfumée.Comme par une drôle de coïncidence, ces derniers jours, on a vu revenir les thèmes de l'antisionisme, de l'antisémitisme, Dieudonné joue à l'apprenti provocateur, Ilan Halimi a agonisé seul pendant quelques jours et Le Pen, comme l'enfant privé de dessert pour n'avoir pas été sage, est privé de perchoir par le parlement européen qui se donne bonne conscience.
Vive la mémoire collective qui fait les grands hommes !...

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