L'épouvanteur est un drôle de bonhomme. Il vit en marge des communautés humaines, dans une petit maison éloignée du village. On pourrait presque oublier sa présence, si ce n'est... son activité. Être épouvanteur est un métier qui n'est pas de tout repos. Le plouc du coin va le trouver lorsque sa maison est occupée par un fantôme, et c'est un moindre mal, car le fantôme se contente de faire peur. Il existe d'autres créatures de "l'obscure", bien plus dangereuses : Les gobelins, par exemple, dont il existe plusieurs variétés. Les plus gentils se contentent d'envoyer des rochers sur les toits des maisons ou sur une vieille affairée dans son jardin. Les plus cruels, les "éventreurs" viennent vous arracher les tripes et les portent en pendentif...
Non, vraiment, épouvanteur n'est pas une profession facile. D'ailleurs, elle n'est pas accessible à tout le monde. Il faut être le septième fils d'un septième fils pour le devenir. Attention, rien a voir avec cette tantouze d'Harry Potter qui a à sa disposition des pouvoirs magiques considérables. Juste une particularité : être le septième fils d'un septième fils donne la capacité de ressentir l'obscure dès qu'on est en sa présence. Alors qu'Harry Potter agite frénétiquement sa baguette magique et fait des boules de feu avec son cul, le jeune Tom Ward, apprenti de l'épouvanteur, n'a que son bon sens et son courage pour venir à bout des pires créatures.
Quelques techniques ancestrales ont néanmoins fait leurs preuves : La limaille de fer semble absorber l'énergie des créatures de l'ombre, et le contact du sel leur est insupportable. La chasse aux sorcières est ouverte ! Un bon épouvanteur ne sort jamais sans son bâton taillé dans du sorbier qui repousse les vieilles femmes hideuses qui vivent dans les marais et pratiquent la magie du sang. De même, pour les empêcher de nuire, il faut les entraver avec une chaîne en argent.
Tom Ward passe donc ses journées à courir après les drôles de bestioles. Si "L'Epouvanteur" n'est pas de la grande littérature, il faut lui reconnaître une grande qualité, celle de jouer avec nos peurs enfantines. Après avoir lu ce livre et avant d'éteindre ma lampe de chevet, je n'ai pu m'empêcher de regarder sous mon lit, comme ça, juste pour voir...
En attendant que la vieille Lizzy l'Osseuse me choppe pour me démembrer et se mette à jouer aux osselets avec mes phalanges, je garderai en mémoire ce précieux conseil de l'épouvanteur à son jeune apprenti :
"Ne fais jamais confiance aux filles qui portent des souliers pointus !"
vendredi 15 mai 2009
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2 commentaires:
Je confirme ce que tu dis: ce n'est pas la série du siècle mais elle n'en demeure pas moins très très bonne, certains passagent mettent bien dans l'ambiance et dégagent vraiment quelque chose de particulier; c'est vraiment un livre à mettre entre toutes les mains (les moins sensibles) de toute urgence.
Ben moi j'ai bien aimé Harry Potter, d'abord !
et en plus, c'est pas une tantouze : il se tape Ginny, non, dans le tome 7 ?
Après, que ce soit un petit con prétentieux, ça... d'accord...
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