
Une jeune femme nommée Nitocris (Nit-Aou-Qrit) faisait trempette dans le Nil, un beau jour de 2390 av JC. L'histoire n'est guère originale puisque c'est là qu'elle rencontre le jeune Pharaon Metensouphis, qui vient de succéder à son père. Je passe les détails ennuyeux en accéléré : [Oh quelle est belle sensuelle, Il est beau comme un dieu, toi et moi sur le sable chaud mon amour, tes mains moites sur mon corps. BEURK!!]

Le mariage est célébré en grandes pompes. Pour vous donner un ordre d'idée, à côté d'eux, Clothilde Courau et Emmanuel Philibert de Savoie font figures de petits gueux. Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que voilà, le Pharaon avait besoin, pour gouverner, du soutien des prêtes qui ne l'aimaient pas du tout. Ben oui, les religieux agitaient facilement la populace, il valait mieux les avoir dans la poche ! Les prêtres à l'époque, étaient au Pharaon ce que le conseil constitutionnel est à la Présidence, ils se tirent dans les pattes, ils ne peuvent pas se piffrer, mais ça créer un équilibre.
Donc, la gourde au pieds mouillés devient Reine d'Égypte, (belle promotion !). De leur côté, les prêtres (dont le chef ressemble à Jean Louis Debré), manigancent l'assassinat de Metensouphis
pour remarier la Reine à un Prince qui leur serait plus favorable. L'affaire est entendue, lors d'une occasion particulière, une journée de fête, je crois (à moins que ce ne soit pour la barmisva d'un cousin peut-être?), les religieux ont tellement bien échauffés les esprits que le jeune monarque a à peine le temps de mettre un pied hors de son palais qu'il se fait pourfendre par la foule hystérique. Les Egyptiens, ils sont comme ça, ils gueulent pendant un temps, trop d'impôts, pas assez de pouvoir d'achat, alors pensez bien que le minet en jupette qui sort couvert de bijoux, fallait bien s'attendre à ce que ça brasse !Nitocris, se retrouve donc seule à la tête du pays. Elle apprend bien vite la traîtrise des prêtres mais décide de ne rien laisser paraître. Elle se la joue un peu diva en se disant :"Mes cocos, vous allez voir ce que vous allez voir !".
Pendant deux années, la jeune Pharaone serre les dents et gouverne pas trop mal dans la mesure ou elle n'était pas destiné à ça. Le peuple est content, c'est gagnant-gagnant, l'ordre juste et compagnie. Pendant ces deux années elle fit construire une gigantesque salle de banquet dans le sous-sol de son palais et fit construire un barrage à proximité prétextant une politique urbaine ambitieuse, bla, bla Panaf', bla, bla...
Vint le jour de l'inauguration de la salle des festivités. Elle invita beaucoup de dignitaires, dont tous, sans exception avaient un rapport plus ou moins lointain avec le complot qui mena Metensouphis à sa fin prématurée. Donc, tout le petit monde est là, chacun faisant son rond de jambe à Nitocris pour gagner ses faveurs et, soyons fous, devenir le nouveau Pharaon en l'épousant. Le grand prêtre (Jean-Louis Debré) qui fut le chef des conjurés est là aussi, le menton luisant parce qu'il a repris plusieurs fois de la tête de veau en vinaigrette. Passablement éméché, il fait un peu la grande gueule, "Ou elle est la Pharaone ?! Une femme à la tête de l'état, c'est n'importe quoi ! Pourquoi pas un ex mannequin pendant qu'on y est !". Bref, l'ambiance est électrique mais bientôt, tous auront compris la véritable raison de leur présence.

Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, maintenant que tout le monde est arrivé, Nitocris prend la parole du haut du grand escalier pour signifier à ses convives qu'elle commence à en avoir ras-la-frange de croiser depuis deux ans leurs tronches de traitres, et qu'ils auraient bien fait de pas jouer aux malins avec elle. Un silence de mort s'abat sur la salle. Hormis le gros Jean-Louis, en train de danser sur la table en faisant tourner sa serviette, en chantant "A, a, a la queue-leu-leu !", les invités pressentent qu'il se passe quelque chose...
Au signal de Nitocris, un coup de gong retentit . Le mur du fond de la pièce s'ouvrit brusquement
en deux, déversant les eaux du Nil contenues jusqu'alors par le barrage que la jeune Reine avait fait bâtir. Tous les félons moururent noyés, cette nuit-là, sous le regard jubilatoire de la Madone de la vengeance. (La j'ai mis une photo de tong parce que j'avais pas d'idées. Et puis je trouve que le mot "tong" est désopilant au même titre que "babouche" ou "choucroute". J'imagine mal une Reine d'Égypte en babouche, mangeant une choucroute...Alors voilà!)Après avoir remis en place sa perruque et son soutif, un sourire aux lèvre, la jeune femme tourna les talons et rentra chez elle. Il me semble qu'après avoir vengé la mort de son cher et tendre, elle se jette du haut d'une tour de garde ou d'un précipice, pour aller le rejoindre dans l'au-delà.
A part quelques détails, je pense n'être pas trop loin de la vérité historique.
2 commentaires:
On appelle cela du révisionnisme, non?
Mais celui-ci est sensé faire rire...
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