mercredi 12 mars 2008

Les plaisirs simples de la vie...

C'est d'aller voir des films chiants (la question humaine) qui fait référence à l'holocauste, en se tordant comme des bananes à la fin car dans le générique on peut lire "assistant de production : "Emile Louis".

C'est d'écouter le dimanche soir, sur France inter, "Le masque et la plume", émission de bobos intellos par excellence où on écoute des gens très instruits se balancer des moqueries tellement subtiles qu'ils sont les seuls à rire de leurs blagues.

C'est quand des blogueurs qu'on aime beaucoup vous collent dans leurs liens alors qu'on leur à rien demandé.

C'est de se faire une orgie de fromage, comme ça, sur un coin de table, parce qu'on est tout seul, qu'on a pas envie de cuisiner et que il n'y a que ça qui peut faire chaud au ventre.

C'est de regarder un film nul de Jackie Chan qui saute partout, qui fait des trucs pas possible et qu'on se dit que décidément, le sport, c'est pas pour nous.

C'est de décider ce matin même, en écoutant le journal dans la radio, que la politique, c'est comme le sport, c'est trop violent pour moi, parce que j'ai une boule dans la gorge quand je pense que c'est les mêmes qui, à une autres époques, disaient à Nuremberg :"Je savais pas, je n'étais qu'un exécutant !" alors on se dit que la seule chose à faire c'est de leur rire au nez pour leur montrer qu'ils ne nous font pas trop peur quand même : "Dati poil au zizi"

C'est de se trouver beau, parfois en passant devant un miroir et d'en profiter parce que c'est pas si souvent.

C'est le printemps qui revient et le soleil, au hasard d'une fenêtre, qui vous rappelle qu'il sait être doux sur la peau.

C'est le vidage de poches de pantalon de son amoureux avant de le laver, où on trouve un cailloux percé et une petite figurine en plomb qui nous fait nous souvenir pourquoi on l'aime si fort.

C'est le regard d'un gamin différent des autres qui nous passe la main sur la joue pour nous remercier d'avoir consolé son gros chagrin si douloureux parce qu'il sait pas dire avec des mots.

C'est de voir une gamine de neuf ans ébahie de me regarder faire un super chignon à sa poupée Barbie en se demandant bien comment un garçon peut savoir ce genre de chose...

C'est d'avoir du soleil dans les yeux quand un ami qu'on aime vous récite sans prévenir une fable de La Fontaine et qu'on se dit qu'on va en apprendre une pour lui rendre son cadeau.

C'est de se dire que c'est fatigant d'être à coté de ses pompes mais que s'est bien de s'entendre dire que c'est ce qui fait mon charme.



C'est de se dire que pour toutes ces raisons, peut être que ma vie n'est pas si nulle après tout !

6 commentaires:

Anonyme a dit…

parce que tout simplement vivre c'est peut être toutes ces petites parcelles de moment...

jolie tranche de vie...

j'y penserais...

Anonyme a dit…

Tu peux rajouter le plaisir d'écrire, car tu l'as et ça se sent. :)

Polyphème a dit…

@the 6L20 : C'est sélectif mais c'est ce qui fait du bien en fin de journée.

@tactac : Bienvenu énigmatique étranger, merci pour le gentil petit mot qui fait frémir la pouffiasse qui sommeille en moi ! ;)

Anonyme a dit…

@Polyphème qui a dit qu'il fallait énormément de choses pour être bien?

Anonyme a dit…

A propos d'Emile Louis, [coucou]je me permets de rappeler que le satire qui a découpé Pélasie Rosier en morceaux (disposés avec discernement dans une malle d'osier) dans "les Demoiselles de Rochefort" s'appelle Dutroux.

Cela ne s'invente pas. :-/

Amicalement.

Al, qui ne fait que passer.

Anonyme a dit…

Hé, on m'a changé mon Polyphème !

C'est pas toi qui m'a répété pendant des mois "j'aime pââs les enfants" quand on en voyait certains sauter les sièges du magasins et jouer à cache-cache dans les cabines d'essayage ?
Ou alors c'est juste que c'est pas les mêmes enfants ?

;-)

En tout cas, Polyphème en coiffeur pour Barbie, je demande à voir !