
Profitant d'un air frais après une rude journée,
Le sieur Hérisson et son bon ami la Loutre,
devisaient calmement, goûtant sérénité.
Surgit alors deux Babouins, semblant ivres en outres.
Vulgaires, parlant et riant fort, ces deux primates
s'assirent et à la conversation s'imposèrent ,
à la Loutre et l'Hérisson gênés par l'acte
mais qui ne purent échapper aux deux grosses commères.
Les babouins femelles, ignorantes des bons usages,
firent moult tapages et autres lourdeurs de langage.
Hérisson et Loutre étant forts intimes, n'avaient
guère besoins de se parler pour bien se comprendre,
laissèrent les simplettes s'ébaudir et se gardaient
de prolonger une discussion, dont à entendre,
Les deux sottes elles-mêmes assurément ignoraient,
qu'il n'y avait rien à en garder n'y à prendre.
Quelques expressions et attitudes élégantes
suffirent à un Sieur Hérisson doué de bons mots
pour montrer aux vilaines, pas méchantes, mais gênantes
qu'elles pourraient voir si ils y sont, un peu plus haut.
Les deux laides tournèrent les talons peut-être vexées,
si seulement ce sentiment est à leur portée.
Compères Hérisson et Loutre finirent la soirée
dans la douceur des belles et honnêtes amitiés.

Moralité :
On confond parfois amitié et remplissage
a tel point qu'on en oublie le plus important,
qu'il vaut mieux une seule parole mille fois plus sage,
que cent mots bruyants et de bêtise affligeants.
3 commentaires:
fable vécue?
Hier soir, en terrasse de café.
De la la juste mesure entre distinction et conformité........
"On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C'est normal.
On lit pas tous le même journal,
Mais comprenez-moi : c'est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes.
Mais comprenez-moi : c'est dur à voir.
Quels sont ces gens sur mon plongeoir ?"
(Souchon : « Poulailler song »)
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