L'année 2009 n'aura pas été une année comme les autres.
Pour la première fois, j'ai convié une invitée de marque à passer le réveillon du 24 en notre compagnie, il s'agit de ... ma mère.
Oui, vous n'avez pas rêvé. De mon plein gré, en mon âme et conscience, sans qu'aucune menace ne pèse sur mon foyer ni sur ma personne, j'ai eu envie de passer ce moment avec ma mère. Ceux qui me lisent depuis longtemps, savent à quel point ma mère a pu être douloureuse.
Elle a accepté mon invitation avec beaucoup d'entrain et m'a clairement montré qu'elle était heureuse d'être parmi nous. au menu, j'ai évité les salsifis. Je ne l'ai pas truithonnée comme aurait pu me le suggérer Chondre. Non, rien de tout cela. Un repas entier, de l'entrée au dessert, confectionné par mes soins.
L'abbesse des castrés est resté chez nous pendant deux jours et deux nuits. Pas d'envies de meurtres, de poison dans la soupe, ni d'étranglement intempestif pendant son sommeil, non, encore une fois, rien de tout cela. Tout au plus, une légère lassitude amusée lorsque, comme à son habitude, elle parle beaucoup sans jamais écouter les autres, quitte à leur couper la parole pour ne parler que d'elle... mais très légère, la lassitude.
Le moment le plus critique fut l'ouverture des cadeaux. L'espace d'un instant, mon rond de serviette de mes 18 ans m'est revenu en mémoire. Je me suis vu offrir un genre d'étoffe bariolée qui, en principe, peut s'accrocher au mur et accueillir des photos. La paillasse est de plus garnies de fausses perles en carton-pâte qui pendouillent nonchalamment. Joie ! Bonheur ! Félicité !
Tout me va. Pas de problème particulier. Vive la distance, vive le second degré, vive la maturité.
2 commentaires:
oui, c'est bien vrai, vive la maturité, tout le soin que nous avons pris pour nous dépêtrer d'eux déteint parfois un peu sur certains parents...
A 27 ans, je ne crois pas être capable de tant de recul avec mon géniteur. Bravo, tu m'épateras toujours.
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