dimanche 17 février 2008

Vous ne lirez plus mes commentaires de la même manière (2ème partie)

J'étais anéanti.
22 Octobre 2007, Ikare publie "Tendez moi votre joue". L'encufoiré !! C'est fini. Il ne reviendra plus. Il a eu envie d'autre chose. Je me sens partir dans la sidération la plus totale... Comment ose t-il. Il ne peut pas ! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! Ben si.
Ce soir d'octobre Ikare a tourné les talons. Me croiriez-vous si je vous disais que j'en ai chialé. Un chagrin de môme qui perd son chat auquel il tenait tant. De l'abandon, de la détresse, un sentiment d'injustice, l'apprentissage de la frustration. En plus, si il s'était contenté de ne plus publier, ou de faire ça, comme un authentique sagouin... Mais non! Jusqu'au bout, ce mec reste classe. Il dit au revoir simplement avec ses mots, et "clic !", plus rien... Il ne me restait plus qu'a accepter.

  1. Polyphème 22 oct / 21:45

    Un type que je ne connais pas me rend triste en quittant mon quotidien alors que tant d’autres que je connaissais, en me quittant, m’ont rendu service :cry:


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Après avoir laissé ce message, mes grosses larmes et moi, nous nous sommes levés du siège. Je me suis dirigé vers la chambre où se trouvait mon copain, allongé sur le lit, paisiblement en train de lire. Je me souviens m'être planté devant lui, avec mes grands yeux pleins de chagrin.
Lui, inquiet :
-"Qu'est-ce qui t'arrives ?"
-"C'est Ikare...C'est fini !", bafouillais-je, d'une voie tremblante.
Vous imaginez bien qu'il était au comble de la perplexité. Je n'arrêtais pas de lui parler de ce blog, depuis un bon moment, mais il était loin, très loin de s'imaginer ce qui se passait dans ma tronche.
Lui : ...?!?!
Evidemment qu'il ne pouvait pas comprendre. Je repars dans le bureau et me recolle devant l'ordinateur. Je relis plusieurs fois le billet, comme pour me persuader que je ne rêve pas.
Dépité, j'abandonne et éteins l'ordinateur. Je vais me mettre au lit. Je reste assis, les yeux hagards, les lèvres serrées, sous le regard de ma moitié de plus en plus interloquée.
Lui : "J'aimerais te dire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, visiblement, quelque chose m'échappe !"
Moi, livide: "Il n'y a rien à dire." Je finis par m'allonger et tente de me détendre.
Intérieurement, je bouillais: "Mais c'est pas possible, je vis un drame, et lui, tranquille, il lit Harry Potter !". Légère envie de violence.

Inutile de vous dire que les jours qui suivirent, furent ponctués par les visites désespérées, pendant lesquelles, je priais pour trouver un nouveau post. Mais non, Ikare avait bel et bien foutu le camp pour laisser Florian en paix.


Soucieux de bien me faire comprendre et de ne pas passer pour un psychopathe en puissance, j'insiste sur le fait que l'expérience vécue n'a rien à voir avec une fixette d'un amoureux transit. D'ailleurs, vous aurez remarqué que je parle toujours d'Ikare, le personnage dont je lisais les aventures sur le net, et non de Florian, la personne, qui est certainement un garçon charmant, mais que je ne connais absolument pas. C'est compliqué, hein !
Comme je vous le disais dans la première partie, il y a des moment où on est mal, et donc, vulnérable. J'étais dans un de ces moments où je savais que quelque chose déconnait sans être capable de dire quoi. Ikare (et Gauthier également, bien que, le concernant, les choses se soient déroulées de manières moins violentes et donc, moins douloureuses !) Ikare, disais-je, m'a amené, sans que je m'y attende à regarder là où ça faisait mal chez moi. Tout simplement.

Alors la voilà, la pathétique rencontre de Polyphème avec le monde du blog, mais au travers du blog, sa rencontre avec lui-même. Elle a commencée dans la souffrance, mais comme les jolies histoires de mon enfance, elle finit bien. Aujourd'hui j'arrive à en rire parce que j'ai compris ce qui s'y ai joué, j'ai compris que je n'étais pas taré, (même si je vous ai convaincu du contraire!), et même, je vais jusqu'à dire que cet évènement, a été pour moi, pour mon bien être, d'une importance capitale. Si je ne m'étais pas laissé entrainé par le plaisir de lire Ikare, je n'aurais pas pu mettre à jour les failles qui me rongeaient depuis si longtemps, et qui ne demandaient qu'à s'exprimer. Ikare ne fût que le déclencheur, le détonateur d'une souffrance ignorée, mais bien réelle.

Ce message, je l'écris pour tous les Polyphèmes du monde, qui vivent cachés derrière les autres, persuadés qu'ils sont, d'être des "pas-grand-choses", des "petits riens". A vous tous, ne désespérez pas, un jour, votre Ikare à vous viendra...


Avec toute ma bienveillance,

Polyphème qui sort de l'ombre.






8 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est mieux qu'une déclaration d'amour. Un bien joli billet ! Merci d'avoir partagé ce moment avec ton lectorat.

Polyphème a dit…

Pire qu'une déclaration d'amour, c'est une déclaration d'humeur ! ;)

Unknown a dit…

Alors quoi, je suis pas aussi bien que MÔSSIEUR Ikare?

MÔSSIEUR Ikare a le droit à une éloge funèbre alors que moi non?

Hein? Quoi? Ah mon blog n'est pas mort donc c'est normal?

Ah pardon...

Non, non je connais la sortie, merci ^^







(juste un com con parce que je me sens tout gêné quand je lis ce genre de chose, l'humour est mon armure, merci bisous)

Polyphème a dit…

A en juger par tes légendaires coups de reins, tu es bien trop en forme pour clamser maintenant, alors fais pas chier !

Pour le reste, tu n'avais pas besoin de le préciser. ;)

Anonyme a dit…

[Dam mode vérification sur une autre page ... please wait ...]
Non non, Ikare n'est point mort ! lol
Surement pris par une envie fulgurante de reprendre sa part de folie, il a reposté !
J'y ai même trouvé un tit commentaire de Mr de Polyphème ;-)

Anonyme a dit…

oui joli, bon comme d'hab on lance des fleur aux mort, apres tout normale c'est toujours a titre postume que l'on enscence les artistes...

pour ce qui est du blog, quelque part quand il est perso, il fait grandir, evoluer et finalement prendre du recul par rapoport a soit.

au fait pour avoir quelque peu cottoyer ikkare en vrai, et discuter avec Gautier, parfois certains sont ce qu'ils sont, et d'autres de simples apparence...

Anonyme a dit…

Hey Monsieur Polyphène!

Je tombe sur ton blog est faisant un petit tour.
C'est assez touchant ce que tu as écrit là. Pas touchant pour le côté "hommage", parce que là tout le monde s'en fout... Bien plus sur le côté identification et boostage.

On ne maîtrise pas forcément l'image qu'on se fabrique, pas plus que celle qui est interprétée et celle qui touche les autres. Et puis, parfois on s'amuse subtilement à en jouer un poil, juste un peu.

J'ai bien aimé ta comparaison à la cours du lycée du post précédent. Pas totalement fausse! Néanmoins, tout ce que j'ai pu écrire n'était qu'assez superficiel à un moment donné, l'envie de le partager à un instant T... Rien de très profond, c'est peut-être ce qui m'a gêné dernièrement.

Mais finalement on a, à peu près tous la même base : un pincée de superficialité, un louche de névrose, et des choses plus intimes que l'on garde ou non pour soi... Après, c'est le choix du bloggeur de partagé plus l'un que l'autre.

Au final, je suis content si j'ai pu te booster comme tu le décris, et ça, ça me touche.

Bonne continuation donc.
A bientôt,

Florian

Polyphème a dit…

@ Damien: Ben oui, Ikare à réécrit ensuite mais ce sera peut-être l'objet d'un autre post (ou pas).

@6L20: Pour beaucoup, le blog est un peu thérapeutique. Pour ce qui est de l'authenticité, il ne faut pas être dupe, les blogs ne sont des endroits propices à ça !;)

@Ikare: Ta superficialité m'a heurté au point de me réveiller, ta névrose a parlé à la mienne... Bref, merci pour ce que tu as été pour moi, bien malgré toi!!