jeudi 7 février 2008

Le complexe de Polyphème

Il est des moments parfois douloureux dans la vie. En général, ce sont ceux qui suivent une prise de conscience. La mienne, mardi dernier, fut brutale...

Je revoyais, mon ami S., qui a la plus belle qualité qu'un ami puisse avoir, à mes yeux, il est capable de me faire rire aussi facilement qu'il peut me faire pleurer. Desproges, (si je ne le cite pas, je vais encore me faire engueuler !) aurait dit de lui qu'il est porteur d'un gai désespoir. Cette espèce de douleur sourde, profondément enfouie dans les abysses de son intimité psychique, (dont il n'autorise personne à aller la caresser du bout du doigt) et qui le pousse, comme Beaumarchais, à rire de tout de peur d'avoir à en pleurer.
Eh bien oui, il est comme ça, S. Ce garçon, en plus d'être drôle, pousse l'indélicatesse jusqu'à être également, très cultivé et d'une rare intelligence. Mais surtout, il ne faut pas lui dire, car il n'en a absolument pas conscience, alors chuuut!

Bref, l'un de ces soirs où nous nous rencontrons pour parler de nous et de rien, le sujet de la conversation, par je ne sais quel hasard, est arrivé sur les femmes. Oh ! Je sais ce que vous êtes en train de vous dire, la femme est à Polyphème ce que le jeune est à Sarkozy, l'un et l'autre en parle beaucoup pour dire des conneries, pourtant, ça fait longtemps qu'ils n'en n'ont pas vu de près ! Et là, je dois admettre, vous n'auriez pas tort. Vous remarquerez au passage, que j'ai pris pour illustration, celle qui incarnait l'idéal féminin avant qu'elle ne ressemble à un vieux paillasson tout dégueulasse !

Comme à son habitude, lorsqu'il met son costume de mec sérieux, S. est émouvant. Je me retiens de le faire sauter sur mes genoux, comme l'enfant qu'on veut consoler, à qui on essaie d'arracher un rire libérateur. La seule chose qui me retient est avant tout la peur du ridicule, puisque nous sommes dans un établissement du genre "Saloon", où des vrais mecs, tatoués et tout, et tout, boivent des vraies bières, bref, nous sommes cernés par les cow-boys mais rien a voir avec Brockback Mountain, alors on se calme.
Vous remarquerez encore que je n'ai pas cédé à la facilité qui m'imposait d'exposer le corps d'un éphèbe pré-pubère dans le seul but d'exciter la libido d'une certaine catégorie de lecteurs. Non, mais, c'est vrai ! Pour racoler, certains se seraient contentés de ça :
Mais moi, c'est pas mon genre, alors pas de ça chez nous !

La deuxième raison tient au fait qu'à son intelligence, sa sensibilité, sa culture et sa bonhommie, il faut ajouter une hétérosexualité parfaitement assumée qui l'aurait certainement poussé à me faire une remarque désobligeante sur ma tentative de rapprochement innocent, mais bon, quand même...!
Mais mon attendrissement, si sincère qu'il soit, fût de courte durée...
Voilà t'y pas, qu'au détours d'une phrase anodine, il me balance une phrase du genre, "Dans tes propos, tu es dur, voir violent, avec les femmes, comme sur beaucoup d'autres blogs d'ailleurs."
La conversation s'engage.
Ouiiiii, mais quand même, dis-je avec une mauvaise foi à peine voilée, c'est pour de rire, c'est de l'humour... bla,bla,bla !
Et plus j'essayais de le convaincre, plus je devais me rendre à l'évidence... Je suis misogyne.

C'est nul, comme prise de conscience. Moi qui me pensais au-dessus de tout ressentiments envers toute communautés, engeance, etc... Je peu dire qu'il m'a fait tomber de haut. Comme disait Bernard Hettier : "Ça me scie, ce que tu me dis là, ma pov' Simone !".
Il m'a bien fallu me rendre à l'évidence. Je décharges mon désamour sur les femmes, dont je n'ai rien à foutre (ce ne serait pas une contrepétrie, ça ?)
Voilà, il avait raison le Maître Verges des jupons.
Et, grand seigneur, comme à mon habitude, j'ai reconnu qu'effectivement, j'ai peut-être un problème avec la gente féminine.

Mais après tout, je ne peux pas en vouloir à ma Isabelle Alonso(bois voir si le loup y est!!). Il n'a fait que me mettre en face de la réalité, le nez dans mon caca. Et puis, n'est-ce pas ce qu'on demande à un ami ?

Alors, pour faire amende honorable, je vais me livrer devant vous à un exercice qui m'est peu coutumier, je vais flatter une femme, et quelle femme?
Juliette Nourredine est, à mon avis, l'une de nos grandes chanteuses Françaises, dans la veine de Fréhel. Elle écrit et compose de manière magistrale et vient de sortir son nouvel album "BIJOUX ET BABIOLES" et il est très, très bon.
Voilà, j'ai fait court, mais bon, c'est une rééducation.
Et puis, il n'y a rien d'autre à dire, elle écrit divinement bien !

Pour clore le sujet, en hommage à La Fontaine que S. apprécie tant, j'écris :

Bien idiot, qui, de la femme, instruit le procès,
Faisant feu de tout bois, il est bien sûr de perdre,
L'usage des moqueries et des prompt quolibets,
Sur elles, ont pour effet, le tort de l'homme acerbe !

Ceci ne s'applique pas à laeticia hallyday, qui reste la reine des truffes.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il est vrai que tu es très méchant avec les femmes ! J'ai beaucoup de mal à m'en remettre à chaque fois monsieur Polyphème !! Mais où va-t-on ? Alala !! Les jeunes !
Et puis, lâche Sarko ! lol
Bisous bisous