dimanche 19 juin 2011

Début de l'été


L'après examens marque toujours le début de l'été. Ça commence à sentir le travail à préparer pour les sessions de septembre...et cette année, il va y en avoir un paquet !

Les deux épreuves passées, sont validées...je crois. L'année dernière, je suis revenu très sûr de moi, pour avoir un piteux 7/20 à cause d'un hors sujet. Dommage. Donc, soyons modeste, et attendons les résultats. Mon séminaire de recherche, en revanche, m'a déprimé. Ma directrice de recherche m'a balancé que mon écrit était du niveau "Voici" et que son fils de 7 ans écrivait mieux que moi. Je ne suis pas susceptible, mais tout de même. Lorsque nous nous sommes quittés, voyant qu'elle était allé un peu trop loin, elle a tenté de me rassurer : "Votre questionnement est intéressant et surtout novateur, vous pourriez avoir une très bonne note. J'espère que je ne vous ai pas sabré le moral ?!".
Je la fixe en esquissant une moue dubitative.
"Enfin, reprend t-elle, votre travail est quand même bien avancé, n'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'aide.".
Le moral dans les chaussettes, je retourne vers le métro en me demandant si j'allais me contenter de monter dedans ou, faire preuve d'originalité et me foutre en dessous. Le lendemain je recroise la même prof qui nuance ces critiques. Au cours de mes déambulations, je croise le prof qui supervise les stages, il m'interpelle : "J'ai noté votre rapport, vous avez fait un très bon travail, je vous ai mis 17". Je me suis contenu pour ne pas lui sauter au cou pour l'embrasser.

J'ai deux mois pour revoir mon mémoire de fond en comble et le finaliser.
L'été sera chaud.

lundi 13 juin 2011

Un petit point rapide.

Il va se passer quelque chose.

Après avoir passé la moitié de mon existence à geindre, me voilà d'attaque. Demain, je prends le train, direction Paris pour une session d'examens qui m'angoisse un peu, mais pas trop.

Je m’aperçois que j'ai maintenant une certaine aptitude pour la mise à distance des choses qui, naguère, m'auraient mis sur les rotules. Donc, j'y vais, serein, avec derrière la tête l'idée qu'il y a ici une étape, il va se passer quelque chose.

Je ne crois pas trop m'avancer en disant que cette année, j'ai le Master 1 en poche. J'ai beaucoup travaillé et je n'ai plus grand chose à valider, donc, en toute logique, me voilà rendu à une croisée des chemins.

Soit, après le Master 1, j'ai la possibilité de continuer en Master 2 pour finaliser mon projet, devenir psychologue pour enfants et m'éclater dans ce travail que j'aime beaucoup.

Soit, je ne suis pas sélectionné pour le Master 2, les places sont chères et les prétendants sont nombreux, et je vais devoir faire quelque chose de cette expérience acquise pendant ces dernières années.

J'ai encore le temps d'y penser, je dois soutenir mon mémoire de recherche en septembre et j'aurai une réponse, vraisemblablement, vers la fin octobre.

En attendant, je fais ce qui dois être fait et on verra à l'arrivée.

jeudi 9 juin 2011

Mémo

Cette année, penser à :



Continuer à travailler pour gagner ma croûte.


Travailler sur mes cours pour les examens qui débutent le 15 juin.


Faire un stage de 300 heures minimum dans une institution pour valider le Master 1.


Pondre un mémoire de recherche sur un sujet ultra épineux : "L'émergence des concepts de possible, d'impossible et d'improbable chez l'enfant sourd profond".


Accessoirement, expliquer sur mon blog que je ne suis pas mort, mais juste un peu débordé.

samedi 25 septembre 2010

Le moment de grâce.

Jeudi matin. J'étais chafouin.

Jour de gronde, jour de manif', jour de temps gris. En avance sur mon programme, j'ai une heure à tuer avant d'aller au taf.
Je rentre dans un bar pour m'installer confortablement sur l'une des banquettes rembourrées qui m'oblige à tourner le dos au comptoir et à faire face à la rue où le quotidien fait s'activer les passants, claquer les talons hauts sur le bitume et s'impatienter les hommes en costume qui gardent un oeil sur la montre alors que les mamies qui les précèdent sur les trottoirs ne pensent qu'à s'émouvoir sur les feuilles rousses portées par le vent automnal.

J'adore observer l'Homme de la rue. Le langage des attitudes, les codes vestimentaires, les éclats de voix qui se détachent du bruit de fond, tout cela nous renseigne plus surement sur l'état moral du citoyen lambda que n'importe quel sondage dont l'avalanche dans les feuilles de magazines, elles aussi, annoncent le changement de saison politique.

Soudain, me tirant de ma petite torpeur, une voix couvre toutes les autres dans le bistrot. Un peu vulgaire, un homme du peuple se lance dans un réquisitoire sévère contre les anti-réformistes. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir à quoi il ressemble, sa prosodie me dit tout de lui : Ses cheveux que je devine blanchissants, son manque d'instruction, le fond du discours est frustre. Il prend la salle à témoin : "C'est scandaleux, de nos jours, plus personne veut bosser, les jeunes sont des glandeurs qui vivent des aides sociales". Il surenchérit "Moi, j'ai souffert au travail, y a pas d'raison, tout le monde doit bosser!". Je m'amuse de la réaction des autres habitués qui protestent, tantôt du bout des lèvres, tantôt de manière frontale et pas beaucoup plus intelligente. L'orateur de bazar devient agressif et lance : "Vous savez ce qui nous faut, hein... vous l'savez? Moi j'vais vous l'dire passque j'ai pas peur moi ! C'qui nous faut c'est un bon dictateur !"

"Et pour toi, un cerveau !" ai-je songé malicieusement, mais tout cela n'avait déjà plus d'importance car dans la rue, sous mes yeux, un spectacle émouvant était en train de se jouer dans l'indifférence générale.

Alors qu'un grabataire bien mis, en costume, mais pas pressé, un vieil homme dont on devine qu'il n'ose plus regarder sa montre depuis bien longtemps, celui-là est hésitant devant une tâche qui semble insurmontable : traverser la rue. Il pose un pied dans le caniveau et se ravise. Les bras chargés de deux sacs à provisions, il est vulnérable et il en a conscience. Par derrière arrive un jeune. Les écouteurs énormes qu'il a sur les oreilles semblent tripler le volume de sa chevelure hirsute. Son sweet rouge vif est, pour les yeux, aussi agressif que son baggy trop large est amusant . Il doit avoir 16 ou 17 ans, et comme tous les gens de son âge, le trottoir et plus largement le monde, lui appartient.

Arrivé au carrefour à hauteur du vieillard, le jeune homme ôte ses "oreilles de Mickey" et se penche sur le petit vieux qui se montre craintif. Ce que dit le jeune, je ne peux l'entendre, mais je ne perds pas une miette de ce qui se passe alors que le gamin saisit doucement les deux sacs de papy qui s'accroche à son bras en toute confiance. Lentement, le gamin traverse la rue avec l'ancien tout en lui parlant. Le vieux semble sourire et acquiescer de la tête comme si le contact de la jeunesse l'avait, pour quelques instants ouvert a un monde dont il s'éloigne un peu plus chaque jour.

Arrivé de l'autre côté de la rue, le jeune rend ses sacs au grand père qui le remercie brièvement. Le gamin au sweet rouge remet ses écouteurs, tourne les talons et repart déambuler peut-être vers son lycée.


Le vieux con du comptoir, avait terminer de débiter ses âneries. Il salut la cantonade qui ne lui répond pas et s'en va en traversant la rue tout seul.

Un moment d'humanité m'a fait passer une très bonne journée.

lundi 13 septembre 2010

La boucle est bouclée

Le hasard de l'actualité, la mort d'un cinéaste, remet sur le devant de la scène une affaire et un film sur lesquels j'avais écrit un billet.

Claude Chabrol, auteur de "L'ivresse du pouvoir" avait dressé un portrait assez peu flatteur d'Eva Joly, décrite comme impitoyable, froide et limite sadique.

Ce matin, sur RTL, la réaction d'Eva Joly sort un peu du ton très emphatique qui est de rigueur à la mort d'une célébrité.

dimanche 12 septembre 2010

Je suis un génie


Bon, c'est un peu présomptueux de ma part...surtout un peu prématuré. Cette semaine, je suis allé à l'Université pour passer mes partiels. Sur les trois épreuves, je savais qu'une serait critique et effectivement, elle l'a été. En revanche, les deux autres se sont plutôt bien déroulées si on considère que je n'ai rien glandé de l'été, trop occupé que j'étais à me morfondre, me répandre en longues plaintes que même Hélène Ségara m'aurait envié.


Bref, je suis content que cette étape soit franchie. Revenu jeudi soir, dès ce week-end, j'ai commencé à me sentir mieux, plus motivé pour affronter la suite, alors que deux jour avant, j'envisageais de tout plaquer pour aller tricoter des pull en laine de bique sur le plateau du Larzac... C'est mon petit coté excessif !



Dès ce matin, c'est l'esprit libre que j'ai pu me remettre au boulot. Mais surtout, et c'est ce qui m'a toujours sauvé jusqu'à maintenant, j'ai retrouvé le plaisir de travailler sur un sujet que j'ai choisi. Donc, aux premières heures du jour, avec ma tasse à café vissée dans la main et mon air bonhomme, j'ai commencé à réfléchir très fort pour mon mémoire de recherche de MASTER 1. Je savais déjà le thème sur lequel j'avais l'intention de bosser, mais il me fallait affiner un peu tout ça.
Je vais donc travailler sur la théorie de l'esprit en relation avec la surdité.

La théorie de l'esprit (TdE) est ce truc fabuleux que nous possédons tous, ou presque, et qui nous permet dès notre plus jeune âge, vers 8 mois, de prendre les autres en considération. En grandissant, sous l'effet de l'expérience, nous élaborons des représentations d'autrui de plus en plus fines et décentrées de notre petit nombril. N'est-ce pas merveilleux ?


Une grande part des psychologues pense (et moi avec) que le langage joue un rôle déterminant dans le développement de cette aptitude. D'autres, comme Baron-Cohen (qui n'est autre que le cousin de Sacha, et c'est pas une blague !) pensent que les structures cognitives qui permettent ce petit miracle sont génétiquement programmées. Tout cela se discute âprement et je pense qu'il y aura du tartare de psy aux murs avant qu'on ait tranché la question.

Puisque l'on parle de langage et que cette année fut celle de mon apprentissage de la langue des signes, me dis-je fort à propos, pourquoi, wouawoua, ne pas lier les deux ? C'est parti comme en 14, en deux coups de cuillère à pot, je me lance dans une séance "spéléo" dans mes archives. Etant un garçon conservateur et bordélique, j'ai ressorti ma lampe frontale, mes cordes et mes piolets pour une descente dans mes dossiers poussiéreux et bourrés de tous les articles de presse scientifique auxquels j'ai trouvé suffisamment d'intérêt pour les imprimer.

Tous les gens qui ont un certain niveau d'étude ont fait ça un jour : "Tiens, dis donc, un article du célébrissime professeur feurschterslebenn sur la cohésion fractale des structures pariéto-sub-corticales et leur rôle dans le traitement bilatérale des hémi-négligences chez l'enfant muet hydrocéphale et bossu ! Punaise, quelle veine ! Je le garde, ça peut toujours servir !"

Bref, il y a encore du boulot, mais je gère...

mercredi 1 septembre 2010

Dominique, nique, nique s'en allait tout simplement...

Dominique Reynié, peu suspect d'un gauchisme échevelé, dresse un portrait inquiétant de ce que pourrait devenir la vie politique Française en cas de défaite de la droite en 2012 .


J'entends d'ici les mauvaises langues qui m'accusent de me réjouir d'un tel scénario. Et ben, même pas vrai !!
Attention, évitons toute méprise, voir Minus Ier repartir tout chiasseux sous les huées d'une foule en délire ne me fera pas pleurer compte tenu du mépris qu'il affiche envers tout ce qui ne porte pas une montre suisse.

La question est surtout de savoir par quoi (qui) on le remplace.

Si on s'en tient au principal parti d'opposition, on a le choix pèle-mêle entre un bedonnant libidineux, attendu comme le messie (ils peuvent attendre longtemps, je pense qu'il ne reviendra pas), tout occupé qu'il est à saigner les Grecs aux quatre veines.

On a une cheftaine de parti à côté de laquelle une veuve de pasteur luthérien serait un modèle d'espièglerie. J'aimerais bien la voir rire un jour, au moins sourire...un petit peu...

J'allais oublier Ségolène... Rien que pour emmerder tout le monde, elle serait encore foutue de les gagner ses primaires !

Quoi qu'il en soit, son départ est une affaire qui est loin, très loin d'être pliée. On a tous pu constater cet été qu'il est prêt à n'importe quoi pour un bon coup de com'.

vendredi 27 août 2010

Le petit nerveux, la juge et le F(u)MI(ste).


Il y a deux jour, j'ai vu pour la première fois le film de Chabrol "L'ivresse du pouvoir". Sorti en 2006, ce film retrace, sans le dire, le dénouement de l'affaire Elf, qui à l'époque , avait fait beaucoup de bruit. Des notables, des hauts fonctionnaires, des ministres même, avaient été mis en cause dans cette affaire de pot de vin, de trafic d'influence et de rétro commissions (pour plus de renseignement, la chronologie de l'Express est impressionnante).


Le personnage principal est campé par une Isabelle Huppert classiquement froide, ce qui colle bien à l'image qui est donnée d'une juge irascible et, il faut le dire, aussi affectueuse qu'un Pitt-bull à l'heure du déjeuner. Est-il besoin de rappeler que la juge en charge de l'affaire était Eva Joly ? Sur l'ensemble, le film est très intéressant car il décrit les relations entre les milieux d'affaire, de pouvoir et la justice, dont le bandeau qui lui recouvre les yeux ne semble pas toujours très opaque.


Donc, dans le film, La juge multiplie les mises en examen et les perquisitions avec un plaisir presque sadique. D'ailleurs, est-ce un hasard si tout au long de l'histoire, I. Huppert est affublée de son sac à main et de sa paire de gants, tout deux rouge vif. Ces deux attributs de l'élégance féminine deviennent le symbole de son combat pour une justice qui pourrait facilement devenir sanguinaire...


Difficile de savoir si Eva Joly correspond réellement à cette image. Quoi qu'il en soit, ce film prend un sens particulier du fait que l'ex magistrate semble se positionner sur la présidentielle de 2012.
Par exemple, je trouve plutôt cocasse qu'après l'explosion de l'affaire Bettencourt , qui laisse planer un doute sur un financement occulte et donc sur la légitimité de l'élection de Sarkozy à l'Elysée, après le retour des attentats de Karachi au devant de la scène médiatique, que la juge qui a côtoyé de près ces affaires se retrouve en lice face au Président sortant qui semble nerveux sur ces sujets.


Plus drôle encore, comme le souligne Renaud Dely dans l'émission "C dans l'air", si DSK est le candidat socialiste, j'aimerais assister à l'entre deux tour, à la négociation du report des voix entre Joly et Strauss-Khan...qu'elle avait mis en examen. J'en ri d'avance.

Je me demande si, en faisant acte de candidature, E. Joly n'exclue pas de facto DSK... C'est Martine qui va être contente !




Comme nos hommes d'état sont tragiquement facétieux, nous apprenons dans la presse qu'un arrangement à "l'amiable" entre l'UMP, la Mairie de Paris et Chirac devrait permettre à ce dernier d'éviter courageusement un procès. Circulez, y a rien à voir !

Tous ces évènements me font penser que d'ici 2012 et au-delà, les amoureux de l'état de droit n'ont pas fini de blêmir.

mercredi 25 août 2010

Pô juste...


Tous les autres, en allant sur ce lien, ont eu droit à des vraies couvertures, crédibles, et tout et tout...

Moi, j'ai eu droit un un truc de grosse tafiote :







mardi 24 août 2010

C'est pas encore pour cette fois...


Tout comme l'a dit Annie Girardot en recevant son César, je ne suis pas tout à fait mort. Je croyais avoir écrit mon dernier billet...mais non!

J'ai l'impression de sortir d'un long sommeil cotonneux. Le décès de ma grand mère, l'année pénible entre mon travail et mon entrée en MASTER de psycho, tout cela m'a surchargé de travail, m'a usé et, disons-le, a bien failli me faire clamser.

Redéfinissons les priorités :

Mère-grand a foutu le camp, c'est fait. J'ai beau bloquer sur l'idée qu'elle me manque et le fait qu'elle a eu une fin peu enviable, enveloppée de solitude et de douleur, cela ne change rien au fait qu'elle n'est plus là et qu'il faut l'accepter.

Mon travail d'Auxiliaire de vie scolaire m'a vampirisé. Accompagner un ado autiste en classe de seconde ordinaire est un travail passionnant mais épuisant. Mais même si j'ai développé une relation sympa avec ce garçon qui est très attachant, je dois m'économiser. Ce travail est purement alimentaire et ne doit surtout pas mettre en péril cette reprise d'étude pour laquelle j'ai mobilisé mon énergie ces dernières années... Energie qui commence à ma faire dangereusement défaut. Je dois donc garder une nécessaire distance avec ce travail qui, du reste, est payé à coups de bâton compte tenu des exigences du système scolaire et des compétences qu'il faut développer pour ce poste.


Mes études... Les sessions de juin 2010 ont été frustrantes et décevantes. Beaucoup de travail fourni pour arriver à valider les matières passées sans éclat. Mon égo en a pris un coup. J'étais persuadé d'avoir assuré. "Si elles sont validées, où est le problème ?" : me demanderez-vous d'un air suspicieux. En réalité, le plus dur n'est pas d'obtenir un Master 1, mais d'avoir des notes suffisamment élevées pour prétendre à l'entrée en Master 2. Et là... c'est pas gagné ! Je suis vidé et je me demande comment je vais aller au bout de mon cursus.


Hector, toujours là, fidèle au poste, a fait un gros craquage nerveux au début de l'été. Ambiance plutôt morne à la maison, cet été. Je l'ai envoyé en vacance chez sa meilleure amie dans le sud, à côté d'Avignon. Je dispose donc de quelques jours devant moi pour apprécier cette petit solitude qui permet de respirer un peu. J'aime ça.


En attendant la rentrée scolaire, les manifs, les boutonneux, le retour de DSK et de la prochaine pandémie qui fait un ravage aux Antilles, en attendant de voir si les prières du père Arthur auront un effet, je vous souhaite à tous une bonne rentrée...




dimanche 24 janvier 2010

Abracadabra !!

A la différence de Michael Jackson et de Michelle Torr, je suis encore de ce monde.

Aucun extra-terrestre ne m'a enlevé. Fadela Amara (en parlant d'extra-terrestre) ne m'a pas Karcherisé.

Je suis très absent. Plusieurs raisons, la première est que j'ai besoin de souffler un peu. La disparation de ma grand mère a provoqué quelques grandes réflexions chez moi, et un besoin d'isolement. J'ai toujours trouvé très con l'utilisation du mot "disparition" dans le cas d'un décès. Mère-grand est morte, elle n'a pas croisé Gerard Majax !
Je me suis tenu à mon plan initial, le lendemain de l'enterrement, j'ai fêté mon anniversaire. Un bonheur. Il ne manquait aucun des amis qui me sont les plus chers. Mon copain Steph était là, comme je l'ai toujours connu, porteur de cette sobre distanciation qui lui permet de me rire au nez sans jamais trop me vexer. Ce type est incroyable.

Si ma mémoire est bonne, il est le premier de mes amis à avoir été mentionné sur ce blog et il est le seul à en connaitre l'existence. Un chic type...hétérosexuel*, mais un chic type quand même.

Bref, cet anniversaire a été une réussite et j'ai passé une très bonne soirée.

La deuxième raison de mon effacement, est que je croule sous le travail. Je pensais avoir énormément travaillé pour la licence, je m'aperçois pourtant que c'était peu de chose comparé au travail que demande la préparation d'un master. Je passe donc beaucoup de temps dans les rayonnages de notre jolie médiathèque municipale, qui ressemble à une version miniature du centre Pompidou. Qu'importe, c'est calme, neuf, coloré et propice à la concentration et à la réflexion.



A très bientôt,

Polyphème





*NDLR : L'hétérosexualité n'est ni une honte, ni une maladie. Certains prétendent qu'elle est génétique, pour ma part, je reste convaincu que chacun doit pouvoir vivre comme il l'entend. Ne comptez donc pas sur moi pour introduire une saillie drolatique concernant ces gens qui méritent respect et considération. De même tout commentaire injurieux hétérophobe ou raciste sera immédiatement supprimé.

dimanche 3 janvier 2010

Mère-grand a toujours le dernier mot.

Avant-propos : Bonne année à tous, bla, bla, bla, mon cul sur la commode, prospérité... C'est fait.

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Avant-propos (bis) : Ben dis donc, avec tout ça, je n'ai même pas fêté les deux ans du "journal de Polyphème" en novembre, bla, bla, insignifiant, bla, bla, nombril, nombril, rien à fout', bla, bla, ch'uis l'plus fort, bla, bla même pas mal...

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Je ne vous ai pas dit qu'il y a deux mois et demi, Mère grand Polyphème, celle là même qui avait vu le loup, avait été placée en maison de retraite. Ses crises d'angoisse à répétition étaient devenues ingérables pour ses enfants. Mère-grand n'a jamais accepté ce placement qu'elle a vécu comme une traîtrise et un abandon.


Les fêtes de fin d'années m'ont imposé de descendre à Avignon, une vieille intuition-qui-pue m'a commandé d'aller l'embrasser avant de partir, histoire de causer un peu et de veiller à ce que tout aille bien pour elle. Lorsque je suis arrivé, j'ai trouvé Mère-grand, seule, très malade, seule, affaiblie, seule, et très déprimée. Vous ai-je dit qu'elle était seule ? J'ai passé deux heures avec elle et nous avons bavardé. Assis sur le coin de son lit, je lui tenais la main et petit à petit, une chose simple, limpide s'imposait à mon esprit : Nous étions en train de nous dire adieux. Ses forces l'abandonnait. Nous avons parlé de tout, de rien, du temps que nous avons passé ensemble, de la famille, mais tout a été dit au présent ou au passé. Le futur, n'existait plus pour elle. Elle le savait, je le savais...nous étions seuls.

Ce jour-là, j'ai pleuré sa mort.


Il ne lui aura fallu que deux petits mois de maison de retraite pour s'étioler, se faner et, il faut bien le dire, se laisser mourir dans une chambre minuscule et sordide, dont la seule chose accueillante était le lit sur lequel elle s'abandonnait au sommeil, dernier rempart contre l'ennui.


Hier, de retour de vacances, j'ai trouvé sur mon répondeur un message de mon père me disant que mère-grand avait été hospitalisée. Elle est encore aujourd'hui dans un état végétatif et ne répond plus. Qu'importe. La nouvelle m'a à peine angoissé tellement c'était évident. Je me suis rendu à son chevet pour prendre sa main une dernière fois. Non pas pour elle qui s'en tamponne, mais surtout pour mon père qui ne dit rien mais qui est certainement bouffé par la culpabilité, à tort ou à raison, la question n'a plus d'importance pour moi. A lui de gérer ça.


Ma grand mère, j'ai eu la chance de la côtoyer assidument ces dernières années et je crois pouvoir dire que j'ai eu une relation privilégiée avec elle. Une forme de complicité et d'honnêteté nous a permis de regarder "les feux de l'amour ensemble" en se moquant des comédiennes maquillées comme ces filles de fêtes foraines qui rient trop fort. Cette culture télévisuelle est d'ailleurs un atout, fan de "Derrick" et "Des chiffres et des lettres", le coma lui est familier.


Samedi prochain, j'avais prévu de fêter pour la première fois mon anniversaire (ça promet d'être drôle car je ne connais pas la procédure qui permet de mener à bien ces évènements festifs). Peut-être, certainement, que d'ici là, elle aura franchi la dernière marche qui la séparait de l'autre monde. Mais je décide de maintenir cet anniversaire, dussé-je souffler mes bougies au travers de ma mantille.

Cette femme a énormément d'importance pour moi. A l'époque bénie où j'allais dégueuler mes névroses sur la satinette d'un improbable divan, c'est vers elle que je me suis tourné pour essayer de comprendre comment fonctionne cette famille. C'est en partie grâce à cette relation que j'ai pu avancer, que j'ai pu sortir du trou au moment où elle s'apprêtait déjà à y entrer. Ce que j'ai reconstruit aujourd'hui, l'homme que je suis devenu, s'est édifié sur cet amour et cette confiance inconditionnelle que nous avons partagé. Célébrer mon anniversaire, continuer à rire à la face de cette connasse de faucheuse qui ne me loupera pas non plus, me presser d'aimer mes chers-pas-encore-disparus, est un devoir envers elle. Mon anniversaire sera aussi un peut son héritage et sa victoire.


Mon premier anniversaire, sera assurément le plus beau.

lundi 28 décembre 2009

La dinde.

L'année 2009 n'aura pas été une année comme les autres.
Pour la première fois, j'ai convié une invitée de marque à passer le réveillon du 24 en notre compagnie, il s'agit de ... ma mère.

Oui, vous n'avez pas rêvé. De mon plein gré, en mon âme et conscience, sans qu'aucune menace ne pèse sur mon foyer ni sur ma personne, j'ai eu envie de passer ce moment avec ma mère. Ceux qui me lisent depuis longtemps, savent à quel point ma mère a pu être douloureuse.

Elle a accepté mon invitation avec beaucoup d'entrain et m'a clairement montré qu'elle était heureuse d'être parmi nous. au menu, j'ai évité les salsifis. Je ne l'ai pas truithonnée comme aurait pu me le suggérer Chondre. Non, rien de tout cela. Un repas entier, de l'entrée au dessert, confectionné par mes soins.


L'abbesse des castrés est resté chez nous pendant deux jours et deux nuits. Pas d'envies de meurtres, de poison dans la soupe, ni d'étranglement intempestif pendant son sommeil, non, encore une fois, rien de tout cela. Tout au plus, une légère lassitude amusée lorsque, comme à son habitude, elle parle beaucoup sans jamais écouter les autres, quitte à leur couper la parole pour ne parler que d'elle... mais très légère, la lassitude.


Le moment le plus critique fut l'ouverture des cadeaux. L'espace d'un instant, mon rond de serviette de mes 18 ans m'est revenu en mémoire. Je me suis vu offrir un genre d'étoffe bariolée qui, en principe, peut s'accrocher au mur et accueillir des photos. La paillasse est de plus garnies de fausses perles en carton-pâte qui pendouillent nonchalamment. Joie ! Bonheur ! Félicité !


Tout me va. Pas de problème particulier. Vive la distance, vive le second degré, vive la maturité.

mardi 15 décembre 2009

La gueuse.

L'espoir est décidément un truc fabuleux.

L'espoir, même quand il fout le camp pendant un temps, finit toujours par revenir une fois la situation un peu apaisée. Inversement, l'espoir nous fait parfois croire au meilleur et nous pousse dans un gouffre béant de déception.


Nadine Morano sait entretenir des périodes de silence qui nous font espérer... Inéluctablement, c'est la rechute. Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincus de l'opportunité électorale du débat sur l'identité nationale, je vous conseille de lire l'article du "Monde" rapportant les propos de la sous-sous-sous secrétaire du sous-état à la sous-famille et de la sous-solidarité, c'est édifiant.

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers"


Tel le pétomane rieur qui laisse échapper ses flatulences au grès de son bon plaisir, Morano se lâche, et l'espoir prend fin.

Le philosophe haussera les épaules en pensant :

"Moi, ce que je veux d'une vieille, quand elle est secrétaire d'état, c'est qu'elle aime son pays, c'est qu'elle trouve un travail, c'est qu'elle ne parle pas comme un fille de ferme qui sent le foin et dont le regard bovin, surplombant ces joues rougies par les vicissitudes de la vie rurale, se promènent furtivement aux coins des rues, à la nuit tombée, lorsqu'elle va vendre son cul vérolé pour trois sous, aux nostalgiques de Jérémy le borgne."


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Les borgnes qui passent Maman
M'envoient toujours des cartes postales
Des Bahamas Maman
Les borgnes qui passent tout le temps
Sont musiciens artistes peintres ou comédiens
Souvent.

samedi 5 décembre 2009

Le myopathe dans la Bergerie.

Je suis très occupé, mais cela ne m'empêche pas de me tenir informé en lisant la presse.

Une affaire a particulièrement retenue mon attention, celle de la sortie de Pierre Bergé concernant les dons, selon lui, disproportionnés au téléthon.

Je me souviens avoir entendu en direct ses propos (sur lesquels je n'ai toujours pas d'avis) et m'être demandé combien de temps allait s'écouler avant qu'on ne le remette en question sur le fait qu'il soit homosexuel et Président de Sidaction. On utilise à tort et à travers et quasiment systématiquement le terme de "lobby" concernant des gens dont on suppose qu'ils défendent une cause au nom d'une corporation.

Ainsi, on a pu régulièrement entendre parler du lobby juif, du lobby homosexuel, au même titre que du lobby des marchands d'armes et du lobby du porno.

Si l'utilisation abusive de ce terme sert souvent à tenir un discours dont l'objectif est assez peu recommandable, il a au moins le mérite de faire apparaitre clairement l'antisémitisme, l'homophobie et autres joyeusetés intellectuelles dont nos amis les humains raffolent.

Bien sûr que les lobby existent. Certains groupes de pressions se servent effectivement de leur influence financière et politique pour préserver leur avantages. Mais dans "groupes de pression", il y a le mot groupe...

... et Pierre Bergé me semble bien seul....

Il y a aussi ceux qui utilisent le mot lobby et qui, au détour d'une phrase, de surcroit, sortent une attaque implicite contre un des groupes sus-mentionnés.

Ce matin, en lisant la presse, je tombe sur cet article. C'est une courte interview de P. Bergé, un simple exercice de communication. L'intérêt est surtout dans les commentaires qui, comme souvent, sont très révélateurs des pensées profondes des lecteurs qui peuvent parler librement sous le couvert de l'anonymat.

Celui-ci est intéressant :

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Don

04/12/2009 à 18:19

J'ai vu ce type dans le Grand Journal de C+ : pincé, précieux, agressif et mauvais. En réalité il défend un lobby de gens qui ne s'assument pas. Je préfère donner pour le téléthon des enfants innocents



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Petite analyse sémantique :


Vous observerez la position centrale du "précieux" coincé entre "pincé" et, de l'autre côté, "agressif" et "mauvais". Nous avons donc affaire à un fin observateur, objectif et dénué de toute idées préconçues.


"En réalité il défend un lobby" : Pierre Bergé n'a pas d'opinion propre, il n'est que la face visible d'un iceberg dont la partie immergée est au combien plus dangereuse, ma bonne dame. Il défend l'intérêt d'un groupe qui tente de faire pression. Ha bon? Et lequel ? Demanderais-je naïvement.

Le commentateur répond lui-même à cette question de manière très alambiquée :


"...un lobby de gens qui ne s'assument pas" : Diantre ! Fichtre ! Cornegidouille ! Je suis sur le cul ! La vérité éclate au grand jour. Il existe un lobby des gens qui ne s'assument pas. Et ces gens qui sont-ils ? Et que n'assument-ils pas ? Je ne peux pas penser sérieusement, une seule seconde, qu'il est fait référence ici à l'engagement de Mr Bergé auprès des malades du sida. Nooooooonnnnn ! Certainement pas ! Par contre, y aurait-il un rapport avec l'utilisation du mot "précieux" de la première phrase de ce chef d'oeuvre ?


Oserais-je extrapoler, au risque de dénaturer la prose de cet individu qui pourtant est claire, rigoureuse, objective et incontestable ? Oserais-je vous dire que cette expression "lobby des gens qui ne s'assument pas" me rappelle les conversations des grenouilles de bénitier, qui sortant de l'église, s'esbaudissent sur "le fils de madame Machin qui est...[pincement de lèvres, mise à l'équerre du poignet et érection de l'auriculaire]".


L'art et la manière de dire sans jamais prononcer le mot. Peut-être que je m'emballe. Après tout, il y a plein de gens qui n'assume pas grand chose.


Pour qu'aucune miette de sagesse et de pertinence de ce message ne nous échappe, lisons la suite:


"Je préfère donner pour le téléthon des enfants innocents"


Le mot "innocent" tombe à point nommé, car il ne l'est pas. Les enfants sont innocents, c'est bien connu. Il faut le dire et je salut le courage de ce lecteur qui ose braver la vindicte populaire en rappelant ce fait scientifiquement prouvé. Bravo ! Bel enfonçage de rideau tiré. Je suis d'autant plus d'accord avec cette assertion que je suis certain que ce rappel n'était absolument pas destiné, par effet de contraste, à mettre en avant la non innocence (autant dire la culpabilité) des adultes. Certainement pas...en tout cas, pas n'importe lesquels.


Il est vrai que, tout comme ce penseur éclairé, on peut se poser la question du degré d'innocence de certains adultes, les précieux, les lobbyistes, les pincé, les mauvais, les coupables, ceux dont on n'ose pas dire le nom et qui se miment d'un pincement de lèvre et un petit doigt en l'air, suivez mon regard...



Ça m'apprendra à lire le Figaro !

jeudi 19 novembre 2009

De la science des rêves


Un grand merci à celui qui saura donner un sens à ce rêve que j'ai fait cette nuit même :



Je suis sur mon lieu de travail, plus exactement dans la salle des profs, en pleine discussion avec des profs et des élèves. (il est bien évident qu'en temps normal, les élèves n'ont rien à foutre là).

Nous parlons dans une ambiance détendue lorsque dans mon champ visuel, je perçois le rapide mouvement d'une silhouette par dessus mon épaule. Quelqu'un essaie de me tirer ma bière ! Oui vous ne rêvez pas, dans la salle des profs, j'ai à disposition un grand verre de bière bien fraîche, et, comme ça, tranquillou, quelqu'un essaie de me le barboter.

Au moment où je me retourne pour protester avec forces invectives je m'arrête net, stupéfait de découvrir l'identité du malotru...

Dans son tailleur rose bonbon, Roselyne Bachelot* me fait face, l'air l'air un peu furax de constater que non, Polyphème n'est pas disposé à partager sa mousse avec qui que ce soit.

"Hé alors !", lâche t-elle, en colère....



Mon rêve prend fin.


*Il est important de préciser que la veille au soir, j'ai mangé du saucisson.

samedi 14 novembre 2009

Christian m'a tué

Épouvantable. Il n'y a pas d'autres mots.

Il m'a fallu deux jours pour pouvoir prendre un peu de distance avec l'abomination à laquelle je viens d'assister : Le visionnage de l'émission "C dans l'air" du 12 novembre sur le thème de l'homoparentalité.

L'un des invité n'était autre que Christian Vanneste, député UMP, vieillard syphilitique, homophobe notoire, digne représentant de sa famille politique en ce qui concerne le thème de l'homosexualité.

D'ordinaire, j'aime cette émission qui réunit des spécialistes de tous poils pour discuter autour d'une question de société. C'est dans ces moments là qu'on se rend compte que des gens issus de la société civile (philosophes, politologues, journalistes,...) ont beaucoup de choses intéressantes à dire.

Seulement voilà, jeudi 12 novembre, Vanneste avait sorti l'artillerie lourde pour casser du PD à la télé. Tout y est passé, nous sommes des monstres de débauche, nous buvons comme des trous et on se shoot comme des malades. Qu'on se le dise, lui vivant, jamais les raclures que nous sommes n'aurons le droit d'adopter.

Au bout de quelques minutes, l'émission ne ressemblait déjà plus à rien et les invités étaient stupéfaits du nombres de conneries que Cricri -la-mort avait débité.


Pour Yves Calvi, c'est une leçon à retenir, si tu veux un débat constructif et honnête entre personnes qui savent de quoi elles parlent, il ne faut jamais, JAMAIS inviter d'hommes politique !

mardi 27 octobre 2009

La vieillesse est un naufrage.

J'ai voulu profiter de mon premier jour de congé en allant...à la maison de retraite.

Mère-grand Polyphème, dont j'ai souvent parlé, a été placée en institution il y a quelques semaines. Je n'avais pas encore pu la voir. Trop difficile, dans tous les sens du terme. Je suis très proche d'elle. Elle me parle donc librement et hier, question liberté de ton, j'ai été servi.

Rien qu'en pénétrant dans le parc du la résidence, j'ai eu la boule à l'estomac. Dorénavant, c'est fini les petits instants café-madeleines dans sa cuisine.
Dans un premier temps, grand mère s'est contenue puisque l'une de mes tantes était déjà présente. Lorsque cette dernière a tourné les talons, elle s'est mise à parler, de tout, de ses enfants par qui elle se sent trahie, de sa maison dont elle doute de ne jamais la revoir, de son sentiment d'être une vieille chose mise aux rebuts.

Le plus pénible est que moi qui suis en face d'elle et qui l'écoute, je n'ai rien à lui répondre pour la réconforter. Je ne suis pas sûr d'avoir été rassurant, étant moi-même déconcerté par la situation.

Hier, j'ai passé une sale journée.